Affichage des articles dont le libellé est Grand Chevalier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grand Chevalier. Afficher tous les articles

mardi 12 mai 2015

Des migrateurs hâtifs

La semaine dernière, le Québec a vraiment été divisé en deux! Le sud-ouest a pu profiter de températures vraiment estivales (30°C!) alors que le reste de la province a dû se contenter d’un mercure tout juste saisonnier. Allions-nous être en mesure de bénéficier des arrivées hâtives de migrateurs que de telles températures hors saison poussent parfois vers le nord? Avec le printemps plutôt frisquet que nous avons connu jusqu’à maintenant, j’aurais cru que non… et pourtant!
À La Pocatière, située pratiquement à mi-chemin entre Montréal et Gaspé, la température maximale de la dernière fin de semaine n’aura été que de 14°C en plus de plusieurs averses qui auraient bien pu hypothéquer nos projets de sorties. Mais nous avons réussi à nous faufiler entre les précipitations et nous sommes ressortis de ces deux journées relativement secs et avec des listes très bien garnies!

Selon les météorologues, trois ou quatre heures sans pluie étaient prévues tôt samedi matin. Au lever du soleil, nous nous sommes donc dirigés en vitesse vers Rivière-Ouelle. À notre arrivée au quai, un petit vent soufflait du sud et la visibilité au large était très moyenne. Mais, une fois nos lunettes d’approche pointées vers le large, nous avons vite remarqué que les oiseaux, les Plongeons catmarins en particulier, avaient décidé que l’on ne s’ennuierait pas! La grosse période de migration des canards est déjà presque terminée, mais l’arrivée des jeunes goélands, des oiseaux de rivage et des passereaux migrateurs (il y a de ça à Rivière-Ouelle aussi!) continue d’ajouter des surprises à nos excursions.

Voici une partie des 74 espèces que nous avons croisées à Rivière-Ouelle samedi le 9 mai entre 5 h 00 et 10 h 50 :
  • 5 Bernaches cravants
  • 1 Canard branchu
  • 3 Canards souchets
  • 2 Fuligules milouinans
  • 29 Petits Fuligules
  • 32 Eiders à duvet

Eiders à duvet (Common Eiders – Somateria mollissima)
Rivière-Ouelle – 9 mai 2015 © Claude Auchu 
  • 17 Macreuses à front blanc
  • 2 Macreuses brunes
  • 925 Macreuses à bec jaune
  • 6 Hareldes kakawis
  • 12 Grands Harles
  • 23 Harles huppés
  • 1967 Plongeons catmarins – Dès notre arrivée au quai vers 5 h 10, un beau déplacement de catmarins vers l’ouest était déjà en branle. Vers 6 h 00, ce mouvement de masse était déjà pratiquement terminé, ce fut bref mais intense. Le nombre de 1967 oiseaux comptés samedi correspond presque exactement au 1977 vus au même endroit deux semaines plus tôt, mais ce n’est bien sûr qu’un hasard. À noter que durant les quelques années où nous avons habité les Escoumins, nous n’avons pratiquement pas vu de catmarins durant la migration printanière (et ce n’est pas faute d’avoir cherché!). Vers la mi-mai, à chaque fois que nous prenions le traversier vers Trois-Pistoles, sur la rive sud du Saint-Laurent, le nombre de catmarins augmentait drastiquement dès que nous approchions de l’île aux Basques. Cet oiseau semble vraiment apprécier la rive sud dans l’estuaire.
  • 1 Plongeon huard – Notre seul Plongeon huard volait vers le nord-est, dans le sens contraire des catmarins.
  • 2 Grèbes jougris
  • 1 Fou de Bassan
  • 314 Cormorans à aigrettes
  • 3 Grands Hérons
  • 1 Urubu à tête rouge
  • 1 Busard Saint-Martin – Un Grand Corbeau a réussi à dérober un carouge ou un quiscale que le busard avait capturé dans un champ.
  • 1 Pluvier semipalmé – Il est arrivé dans la région relativement tôt, ma date d’arrivée printanière la plus hâtive est le 8 mai 2009 et 2011.
  • 2 Pluviers kildirs
  • 2 Grands Chevaliers

Grand Chevalier (Greater Yellowlegs – Tringa flavipes) et Pluvier kildir (Kildeer – Charadrius vociferus)
Rivière-Ouelle – 9 mai 2015 © Claude Auchu
  • 3 Petits Chevaliers
  • 20 Bécasseaux minuscules – Ma date d’arrivée la plus hâtive pour ce bécasseau est le 6 mai 1984.
  • 4 Petits Pingouins – Étrange le petit nombre de pingouins ce printemps! L’an dernier, nous avions  vu plus d’une centaine d’oiseaux en une matinée en avril.
  • 1 Mouette tridactyle
  • 3 Mouettes de Bonaparte
  • 800 Goélands à bec cerclé
  • 400 Goélands argentés – Beaucoup de goélands immatures sont arrivés depuis une semaine. Ils vont graduellement remplacer les adultes qui, eux, irons rejoindre les colonies. L’arrivée des jeunes correspond habituellement au fraie des capelans. D’ailleurs, samedi, des Bélugas circulaient souvent à moins de 50 mètres du quai.
  • 3 Goélands arctiques
  • 1 Goéland brun – Un immature en plumage de 2e année.
  • 15 Goélands marins
  • 1 Martin-pêcheur d’Amérique
  • 1 Pic chevelu
  • 3 Pics flamboyants
  • 1 Crécerelle d’Amérique
  • 2 Faucons émerillons
  • 3 Geais bleus
  • 35 Corneilles d’Amérique
  • 3 Grands Corbeaux
  • 11 Hirondelles bicolores
  • 5 Hirondelles rustiques
  • 1 Moqueur roux – Un oiseau était de retour près du site de nidification de l’été dernier.
  • 1 Pipit d’Amérique
  • 2 Parulines à joues grises
  • 16 Parulines à croupion jaune
  • 1 Bruant hudsonien
  • 10 Bruants familiers
  • 2 Bruants des prés
  • 22 Bruants chanteurs
  • 1 Bruant des marais
  • 42 Bruants à gorge blanche
  • 19 Bruants à couronne blanche
  • 6 Juncos ardoisés
  • 190 Carouges à épaulettes
  • 1 Quiscale rouilleux
  • 92 Quiscales bronzés

La présence hâtive du Pluvier semipalmé et des Bécasseaux minuscules à Rivière-Ouelle samedi matin nous indiquait que la chaleur du sud du Québec avait peut-être permis à certaines espèces de remonter prématurément jusqu’à nous. La journée de dimanche s’annonçait sous les averses mais, si elles ne sont pas trop intenses, elles pourraient bien interrompre les migrations et nous laisser la possibilité d’en profiter!

Dimanche, après une nuit bien arrosée, la pluie avait cessé au petit matin. Un épais brouillard recouvrait cependant la région, mais ce n’était pas assez pour nous empêcher de sortir! Nous nous sommes rapidement dirigés vers un de nos sites forestiers favoris où une belle variété de nouveaux arrivants nous attendaient. Comme nous l’espérions, mais sans trop y croire, plusieurs espèces étaient nettement en avance sur leur horaire habituel. Depuis plus de 30 ans, je note religieusement mes observations quotidiennes et j’ai un fichier de près de 120 pages contenant les dates de mes premières et dernières observations annuelles. Avec toutes ces données, je réussis souvent à prévoir avec précision à quel moment je verrai une espèce en particulier. Bien sûr, le vrai plaisir est lorsque les espèces déjouent mes prévisions en arrivant trop tôt. Dimanche, ce fut le cas pour plusieurs espèces; vous trouverez les détails dans la liste qui suit.

À La Pocatière, dimanche le 10 mai, nous avons observé 68 espèces entre 7 h 00 et 11 h 40. En voici un large échantillon :
  • 400 Oies des neiges
  • 6 Grands Hérons
  • 22 Urubus à tête rouge – Par ce matin brumeux, tous ces oiseaux étaient posés dans un champ ou sur les piquets de clôture, tout juste au pied de la montagne qui leur sert de dortoir.
  • 2 Busards Saint-Martin
  • 1 Buse à queue rousse
  • 5 Chevaliers solitaires – Mes notes n’indiquent que trois arrivées plus hâtives dans la région en près de 30 ans. Il s’agit également d’un bon nombre d’individus pour une telle date.

Chevalier solitaire (Solitary Sandpiper – Tringa solitaria)
La Pocatière – 10 mai 2015 © Claude Auchu
  • 6 Pics maculés
  • 10 Pics mineurs
  • 2 Pics chevelus
  • 2 Pics flamboyants
  • 3 Grands Pics – Le nid trouvé il y a trois semaines semble bel et bien occupé. Dimanche, nous avons eu la chance de voir le mâle aller remplacer la femelle au nid. Un troisième oiseau a été entendu dans un autre boisé.
  • 1 Faucon émerillon
  • 1 Moucherolle tchébec – Pour ce petit insectivore, je n’ai que deux arrivées plus hâtives dans la région.
  • 1 Tyran huppé – Pour cet autre, il s’agit de ma deuxième date d’arrivée la plus hâtive, la première remontant au 7 mai 1990.
  • 6 Viréos à tête bleue
  • 66 Hirondelles bicolores
  • 1 Hirondelle à front blanc – Je n’ai que deux arrivées plus hâtives dans la région, mais j’avais vu cette espèce aussi tôt que le 15 avril en 2002 lorsque j’habitais aux Escoumins, sur la Haute-Côte-Nord. L’Hirondelle à front blanc niche dans plusieurs villages de ce secteur et elle est beaucoup plus facile à trouver qu’à La Pocatière.
  • 3 Hirondelles rustiques
  • 1 Grimpereau brun
  • 3 Grives solitaires
  • 1 Grive des bois – Cette mention égale ma présence printanière la plus hâtive dans la région, établie en 1992 (et je me souviens très bien de cette mention en particulier!).
  • 45 Merles d’Amérique
  • 4 Parulines couronnées – Seulement deux arrivées plus hâtives.
  • 1 Paruline à joues grises
  • 5 Parulines masquées – Trois arrivées plus hâtives et toutes du 8 mai, en 1983, 1993 et 2004.
  • 1 Paruline tigrée – Deux arrivées plus hâtives.
  • 2 Parulines à collier – Deux arrivées plus hâtives pour cette espèce également.
  • 1 Paruline bleue – Trois arrivées plus hâtives en plus de 30 ans.
  • 24 Parulines à croupion jaune
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 27 Bruants familiers
  • 6 Bruants des prés
  • 22 Bruants chanteurs
  • 1 Bruant de Lincoln – Seulement deux arrivées plus hâtives selon mes notes.
  • 6 Bruants des marais
  • 55 Bruants à gorge blanche
  • 47 Bruants à couronne blanche
  • 2 Juncos ardoisés
  • 1 Goglu des prés – Cette espèce est arrivée à six reprises avant le 10 mai, mais ma mention la plus hâtive n’est que le 7 mai.
  • 40 Carouges à épaulettes
  • 45 Quiscales bronzés
  • 1 Vacher à tête brune
  • 1 Oriole de Baltimore – La présence la plus hâtive dans la région, la précédente étant le 15 mai 1992.

Oriole de Baltimore (Baltimore Oriole – Icterus galbula)
La Pocatière – 10 mai 2015 © Claude Auchu
  • 40 Roselins pourprés
  • 60 Tarins des pins – Les jeunes tarins ont commencé à quitter leurs nids et des groupes vont bientôt se reformer.
  • 30 Chardonnerets jaunes
  • 4 Gros-becs errants

Il est tout de même dommage que les risques de pluie nous aient empêchés de faire cette randonnée à vélo. En circulant lentement en voiture sur les routes de campagne, nous avons pensé à tous les oiseaux supplémentaires que nous aurions pu repérer à l’oreille.
Malgré des averses irrégulières en début d’après-midi, nous n’avons pu résister à la tentation de retourner à Rivière-Ouelle. La pluie ne nous a laissé que peu de répit, mais les 90 minutes passées sur place nous ont tout de même permis de voir :
  • 2 Sarcelles à ailes bleues – Un peu à l’image de nos passereaux qui passent l’hiver sous les tropiques, ce canard qui hiverne aussi dans ces régions a beaucoup diminué depuis 20 ans. Que ce passe-t-il donc là-bas?
  • 1 Chevalier grivelé – Je n’ai que trois arrivées plus hâtives dans la région.
  • 1 Grand Chevalier – Cet original nageait au milieu d’un étang en cueillant sa nourriture à la surface, tel un phalarope.
  • 12 Goélands bruns – Onze oiseaux ont été trouvés parmi un groupe de 200 goélands dans le même champ où 9 autres Goélands bruns étaient présents il y a deux semaines! Cette fois, cet attroupement était composé d’un immature en plumage de 2e année, deux de 3e année et de huit individus qui nous ont semblé être en plumage adulte. Un autre adulte a aussi été observé près du quai. Il n’y a pas si longtemps, chaque observation de cette espèce nécessitait une description détaillée!

Voilà, c’est le portrait d’une fin de semaine bien ordinaire si on ne pense qu’à la météo, mais extraordinaire lorsque l’on pense aux oiseaux que cette météo nous a procurés!

mardi 27 mai 2014

Labbes parasites et Goélands bruns en quantité!

Déjà les derniers jours du mois de mai, le moment où tout est vraiment possible chez nos oiseaux! Ici, à la porte du Bas-Saint-Laurent, les 24 et 25 mai étaient la fin de semaine des parulines, mais vous remarquerez qu’elles n’ont pas été les seules vedettes de nos excursions. Avec seulement deux petites journées par semaine pour épier les quelques 250 espèces qui traversent ma région durant le mois de mai, nous n’avons pas le temps voulu pour ratisser les différents habitats forestiers aussi bien que nous le voudrions. Malgré tous les compromis que le choix des habitats exige lorsqu’il y a des oiseaux partout, je crois que les quelques heures passées sur le terrain nous ont encore donné une très bonne idée des espèces qui se retrouvent présentement dans la région de La Pocatière.
Pour cette fin de semaine, la journée de samedi a une fois de plus été passée à parcourir Rivière-Ouelle. Bien sûr, Rivière-Ouelle n’est pas qu’un quai et nous avons étiré l’excursion au maximum afin de bien exploiter la variété des habitats de la municipalité. Dimanche, la température était enfin assez clémente pour me permettre de m’éloigner de la maison à vélo et aller à la rencontre des passereaux avant qu’ils ne s’installent pour nicher et que les moustiques prennent toute la place.

À Rivière-Ouelle, tôt samedi matin, le temps frais, un bon vent du nord-est et un petit crachin rendaient les conditions vraiment très « maritimes ». Les oiseaux habituellement associés à ces conditions étaient naturellement très en évidence et les Fous de Bassan, Mouettes tridactyles et Labbes parasites (surtout eux!) nous ont gardé très occupés durant tout l’avant-midi! Fidèles à notre habitude, nous avons gardé le regard fixé sur un point directement devant nous sur la côte de Charlevoix en comptant tous les oiseaux qui franchissaient ce repère. Du lever du soleil jusque vers 8 h 30, la majorité des oiseaux descendaient le fleuve face au vent. Par la suite, peut-être à cause de la marée qui recommençait à monter, les déplacements des oiseaux sont devenus plus aléatoires. Il est intéressant de remarquer à quel point les canards sont déjà beaucoup plus discrets, nous n’avons vu que 11 espèces comparativement aux 25 observées il y a seulement deux semaines.

Ce sont 74 espèces différentes que nous avons observées à Rivière-Ouelle samedi le 24 mai durant les 9 h 30 (4 h 55 à 14 h 25) de l’excursion. Voici une partie de notre récolte :
  • 600 Oies des neiges
  • 4 Bernaches cravants
  • 3 Fuligules milouinans
  • 23 Eiders à duvet
  • 5 Macreuses à front blanc
  • 13 Macreuses brunes
  • 75 Macreuses à bec jaune
  • 2 Garrots à œil d’or
  • 9 Harles huppés
  • 415 Plongeons catmarins – Même s’ils ont pratiquement passé inaperçu parmi les autres espèces plus spectaculaires, les catmarins étaient encore présents en bon nombre samedi matin!
  • 4 Plongeons huards
  • 80 Fous de Bassan – Voyageant tantôt dans un sens tantôt dans l’autre, il n’était pas facile de tenir le compte. Mais on peut se fier sur la rigueur de Christiane qui, calepin à la main, a suivi attentivement les mouvements de toutes les espèces.
  • 74 Cormorans à aigrettes
  • 1 Grand Héron – Un seul Grand Héron!?! Les autres doivent déjà jouer aux équilibristes dans les colonies.
  • 2 Bihoreaux gris
  • 1 Pluvier argenté
  • 30 Pluviers semipalmés
  • 2 Pluviers kildirs
  • 5 Chevaliers grivelés
  • 1 Grand Chevalier – Cet oiseau avait capturé une épinoche qui nous a semblé nettement trop grosse pour lui. Pourtant, il s’est envolé en la transportant dans son bec!
Grand Chevalier et épinoche – Rivière-Ouelle – 24 mai 2014 © Claude Auchu
  • 5 Bécasseaux violets – Ils sont réguliers en petit nombre à Rivière-Ouelle tard au printemps, mais nettement plus difficiles à saisir qu’en automne.
  • 5 Bécasseaux minuscules
  • 23 Bécassins roux
  • 1 Bécassine de Wilson
  • 128 Labbes parasites – L’an dernier, le 25 mai, nous avions réussi à voir plus de 125 Labbes parasites à partir du quai de Rivière-Ouelle (en fait, avant ajustement, ce sont 142 individus qui avaient été comptés). Samedi, avec des conditions météorologiques qui ressemblaient énormément à celles de l’an dernier, nous avions bien sûr en tête la possibilité d’une autre belle récolte de labbes. Mais, en faisant le décompte final une fois de retour à la maison, le total de 128 individus nous a énormément surpris!!! Les labbes comptés samedi matin se déplaçaient de façon moins stéréotypée et à l’intérieur d’un corridor moins étroit que l’an dernier. À notre arrivée au quai, les labbes et d’autres oiseaux se déplaçaient majoritairement vers l’est en suivant la marée baissante, mais plusieurs ont fini par changer de direction lorsqu’elle a recommencé à monter. Tous ces labbes ont été dénombrés durant les six heures passées au quai samedi matin; l’an dernier, nous avions compté les 142 oiseaux en moins de quatre heures. Pas de Labbe à longue queue cette fois, mais un individu vu de près avait les parties inférieures entièrement blanches, sans l’enfumure à la poitrine typique des Labbes parasites. Depuis une semaine, nous avons donc vu près de 200 Labbes parasites, certains très élancés et d’autres plus bedonnants, mais aucun ne nous a laissé de doute durable sur leur identité. Une bien belle façon de se familiariser avec une espèce souvent considérée comme inaccessible.
  • 1 Guillemot marmette
  • 33 Petits Pingouins
  • 22 Mouettes tridactyles – Un signe que les oiseaux vus samedi matin provenaient bien de l’estuaire.
  • 10 Mouettes de Bonaparte
  • 700 Goélands à bec cerclé
  • 700 Goélands argentés
  • 5 Goélands arctiques
  • 12 Goélands bruns – Pour la première fois de nos vies, nous avons observé plus de Goélands bruns que de Goélands marins durant une excursion!!! C’est vrai que les Goélands marins étaient particulièrement discrets samedi matin, mais les 12 Goélands bruns présents nous ont littéralement renversés, même si nous en avions vu sept au même endroit la semaine dernière. Nous avons donc terminé l’excursion avec deux immatures de 1ère année, un de 2e année, cinq de 3e année et quatre adultes (dont deux qui se bécotaient!). Si je me fie aux dernières années, les Goélands bruns devraient atteindre leur maximum dans la région (en supposant que ce ne soit pas déjà fait) durant la première moitié de juin, lors du fraie du Capelan. Ce goéland d’origine européenne a été observé pour la première fois en Amérique du Nord en 1934 et au Québec en 1967. Il est maintenant présent en quantité phénoménale sur notre continent, en particulier durant l’hiver comme l’indiquent les 456 oiseaux comptés sur un même site en Pennsylvanie en mars 2007! Curieusement, l’espèce n’a pas encore été officiellement trouvée nicheuse sur notre continent! À ma connaissance, il n’existerait que deux mentions de nidification, mais elles sont en fait des cas d’hybridation avec des Goélands argentés. Puisque des oiseaux encore en plumage juvénile sont depuis longtemps observés dans l’est du continent dès la fin de l’été, il est évident que le Goéland brun niche incognito dans nos colonies de laridés. La Côte-Nord serait l’endroit idéal où trouver la première colonie de Goélands bruns en Amérique!
  • 10 Goélands marins
  • 139 Sternes pierregarins – Une belle quantité pour la région, ces oiseaux descendaient doucement le fleuve en petits groupes.
  • 1 Moucherolle tchébec
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 29 Hirondelles bicolores
  • 4 Hirondelles rustiques
  • 2 Troglodytes des forêts
  • 4 Pipits d’Amérique
  • 2 Parulines des ruisseaux
  • 2 Parulines obscures
  • 5 Parulines masquées
  • 2 Parulines flamboyantes
  • 6 Parulines tigrées
  • 3 Parulines à tête cendrée
  • 1 Paruline à poitrine baie
  • 1 Paruline à gorge orangée
  • 41 Parulines à croupion jaune
Paruline à croupion jaune – Rivière-Ouelle – 24 mai 2014 © Claude Auchu
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 3 Bruants à couronne blanche
Puisque du beau temps était prévu pour dimanche, nous allions enfin pouvoir faire une longue randonnée ornithologique à vélo. Ce printemps, les occasions ont été aussi rares que les belles journées! Mais, voilà, Christiane a préféré le jardinage aux oiseaux en ce dimanche et c’est donc seul que j’ai parcouru les routes de campagne de La Pocatière. Les conditions étaient vraiment parfaites avec un vent léger du nord-est et quelques passages nuageux qui ont gardé la température tout près de la perfection! Les passereaux ne m’ont pas paru particulièrement volubiles, mais j’ai tout de même terminé l’excursion avec un nombre d’espèces typique de la fin de mai.

J’ai exploré La Pocatière de 5 h 00 à 13 h 00 dimanche le 25 mai pour terminer la journée avec 83 espèces, telles :
  • 8 Canards chipeaux
  • 3 Petits Fuligules
  • 1 Chevalier solitaire
  • 3 Bécassines de Wilson
  • 1 Goéland brun – Un immature en plumage de 1ère année, une présence pas vraiment surprenante à La Pocatière compte tenu du nombre vu la veille à Rivière-Ouelle!
  • 3 Pics maculés
  • 4 Pics mineurs
  • 2 Pics chevelus
  • 7 Pics flamboyants
  • 1 Grand Pic
  • 1 Faucon pèlerin
  • 2 Moucherolles à ventre jaune
  • 1 Moucherolle des aulnes
  • 6 Moucherolles tchébecs
  • 3 Moucherolles phébis
  • 2 Viréos à tête bleue
  • 32 Hirondelles bicolores
  • 4 Troglodytes des forêts
  • 5 Grives fauves
  • 1 Grive à dos olive
  • 3 Grives solitaires
  • 1 Grive des bois
  • 2 Moqueurs chats
  • 1 Moqueur roux – Après avoir été presque commun à La Pocatière au début des années 1990, ce moqueur est maintenant plutôt difficile à trouver dans la région. L’oiseau vu dimanche chantait au sol, en cherchant sa nourriture le long d’une route.
  • 12 Parulines couronnées
  • 3 Parulines des ruisseaux
  • 5 Parulines noir et blanc
  • 2 Parulines obscures
  • 4 Parulines à joues grises
  • 20 Parulines masquées
  • 7 Parulines flamboyantes
  • 2 Parulines tigrées
  • 1 Paruline à collier
  • 7 Parulines à tête cendrée
  • 2 Parulines à gorge orangée
  • 15 Parulines jaunes
  • 5 Parulines à flancs marron
Paruline à flancs marron – La Pocatière – 25 mai 2014 © Claude Auchu
 
Paruline à flancs marron – La Pocatière – 25 mai 2014 © Claude Auchu
  • 2 Parulines bleues
  • 45 Parulines à croupion jaune
  • 7 Parulines à gorge noire
  • 2 Parulines à calotte noire
  • 35 Bruants chanteurs
  • 2 Bruants de Lincoln
  • 5 Bruants des marais
  • 6 Bruants à couronne blanche
  • 2 Juncos ardoisés
  • 4 Cardinaux à poitrine rose
  • 3 Goglus des prés
  • 2 Sturnelles des prés – Une autre espèce champêtre qui a pratiquement déserté la région! Je ne crois pas que nous reverrons des journées avec une quinzaine d’individus comme c’était le cas il y a 15 ans à peine.
 Si les 24 et 25 mai portaient le titre de « fin de semaine des parulines », les 31 mai et 1er juin prochains seront la « fin de semaine des limicoles ». Je ne m’attends pas à en voir de grandes quantités (mes sites préférés n’ont pas la réputation d’accueillir de grands nombres de bécasseaux au printemps), mais de mauvaises conditions météorologiques ont déjà forcé certaines espèces particulièrement intéressantes à faire halte dans la région vers ces dates. Serais-je en train de souhaiter du mauvais temps pour la prochaine fin de semaine…?

mardi 27 août 2013

Phalarope à bec étroit, Maubèche des champs et Chevalier semipalmé!

Cette fois, la température s’annonçait presque parfaite pour la fin de semaine. En consultant les prévisions météorologiques, nous avons planifié notre fin de semaine aux oiseaux en espérant qu’une sombre dépression ne fasse pas une apparition surprise dans la région! Mais non, la température est demeurée sous les 20°C durant les avant-midi de vendredi à dimanche et les vents sont restés faibles! Nous avons donc eu trois belles journées pour visiter nos sites préférés.
Vendredi matin, nous avons décidé de reprendre la sortie ratée dimanche dernier, en faisant une belle promenade à vélo dans certains rangs de La Pocatière. Pour samedi, c’est notre sortie hebdomadaire à Rivière-Ouelle qui était au menu. Et, dimanche matin, pourquoi ne pas profiter de la marée haute à 7 h 00 pour nous concentrer sur les limicoles qui font halte en grand nombre à Kamouraska ces jours-ci? Voilà, notre fin de semaine ornithologique était planifiée!

Voici une partie des 54 espèces que nous avons rencontrées durant notre tournée à vélo à travers les routes de campagne de La Pocatière vendredi le 23 août entre 5 h 45 et 12 h 30 :
  • 1 Pygargue à tête blanche – Tiens… encore un! Cet immature en plumage de 1ère année survolait tout bonnement la ville.
  • 1 Épervier brun
  • 2 Petites Buses
  • 9 Chevaliers solitaires – Ces neuf oiseaux ont été notés dans le même secteur que ceux de la semaine dernière. Serait-ce les mêmes?
  • 37 Tourterelles tristes
  • 9 Colibris à gorge rubis – Ça bourdonnait dans les Impatientes du Cap!
  • 1 Martin-pêcheur d’Amérique
  • 1 Pioui de l’Est
  • 1 Moucherolle phébi
  • 2 Viréos à tête bleue
  • 19 Viréos aux yeux rouges
  • 10 Geais bleus
  • 4 Hirondelles à front blanc
  • 6 Hirondelles rustiques
  • 16 Mésanges à tête noire
  • 7 Roitelets à couronne dorée
  • 3 Roitelets à couronne rubis
  • 5 Merlebleus de l’Est – Cinq juvéniles étaient perchés côte à côte sur un fil électrique. Une ponte normale pour cette espèce compte de quatre à cinq œufs; réussir à mener à terme une famille de cinq oisillons durant un été comme celui que nous venons de traverser m’apparaît comme un exploit!
  • 3 Grives fauves – Cette espèce me semble vraiment plus commune (ou, du moins, plus facile à repérer!) cet automne…
  • 1 Grive à dos olive
  • 1 Paruline noir et blanc
  • 3 Parulines obscures
  • 10 Parulines masquées
  • 1 Paruline flamboyante
  • 1 Paruline à poitrine baie
  • 1 Paruline à gorge orangée
  • 3 Parulines à flancs marron
  • 13 Parulines à croupion jaune
  • 1 Paruline à gorge noire
  • 36 Bruants familiers
  • 10 Bruants des prés
  • 38 Bruants chanteurs
  • 15 Bruants à gorge blanche
  • 2 Goglus des prés
  • 570 Carouges à épaulettes
  • 350 Quiscales bronzés
  • 38 Chardonnerets jaunes
Durant notre promenade à Rivière-Ouelle, samedi matin, nous avons remarqué que les effectifs des espèces rencontrées ressemblaient énormément à ce que nous avons observé la semaine dernière. Les oiseaux étant déjà en mouvement, il est peu probable que nous ayons vu exactement les mêmes individus! Les parulines, en particulier, étaient très mobiles et la majorité n’ont pu être identifiées. La même chose s’appliquait aussi aux limicoles qui, dérangés par la marée très haute au moment de notre arrivée au quai, circulaient en tous sens mais ne s’arrêtaient que rarement à portée de nos télescopes.

Samedi le 24 août, en patrouillant Rivière-Ouelle de 5 h 30 à 11 h 30, nous avons croisé 59 espèces, dont :
  • 24 Oies des neiges
  • 23 Bernaches du Canada
  • 21 Canards noirs
  • 29 Canards colverts
  • 9 Canards pilets – C’est la deuxième fin de semaine consécutive où nous voyons des pilets en déplacement au quai de Rivière-Ouelle. Les premiers migrateurs semblent donc déjà faire leur apparition dans la région! Il faut habituellement attendre les premiers jours de septembre avant de noter leur présence.
  • 32 Eiders à duvet
  • 1 Macreuse brune
  • 3 Garrots à œil d’or
  • 5 Plongeons catmarins
  • 2 Plongeons huards
  • 11 Grèbes jougris
  • 12 Fous de Bassan – Fidèles à leur habitude, les fous ont fait la grasse matinée, les premiers de la matinée n’ont été observés que vers 9 h 00!
  • 232 Cormorans à aigrettes
  • 35 Grands Hérons
  • 1 Urubu à tête rouge
  • 1 Balbuzard pêcheur – Toujours rare dans la région. Il faut croire que l’immense fleuve qui borde le nord de la région n’est pas suffisant pour combler la rareté des lacs!
  • 1 Épervier brun
  • 55 Pluviers semipalmés
  • 2 Chevaliers grivelés
  • 1 Chevalier solitaire
  • 2 Grands Chevaliers
  • 8 Petits Chevaliers
  • 5 Mouettes de Bonaparte
  • 1000 Goélands à bec cerclé
  • 20 Sternes pierregarins – Je ne saurais expliquer pourquoi, mais il semble bien que cette espèce devienne de plus en plus commune dans la région, particulièrement durant l’automne.
  • 2 Colibris à gorge rubis
  • 2 Martin-pêcheurs d’Amérique
  • 2 Pics mineurs
  • 1 Pic chevelu
  • 2 Faucons émerillons
  • 17 Hirondelles rustiques
  • 3 Grives fauves
  • 1 Grive à dos olive
  • 1 Paruline obscure
  • 4 Parulines masquées
  • 1 Paruline flamboyante
  • 1 Paruline jaune
  • 1 Paruline rayée
  • 9 Parulines à croupion jaune
Dimanche, nous avons décidé de réserver la matinée pour visiter Kamouraska et Saint-Denis, les deux sites de prédilection des limicoles dans la région. Il est plutôt rare que nous nous concentrions sur un groupe d’oiseaux en particulier, j’ai toujours considéré que chaque individu de chaque espèce devait avoir la chance d’apparaître sur mes feuillets d’observations quotidiennes. C’est pourquoi j’essaie de visiter le maximum d’habitats au cours d’une excursion. Mais, cette fois, nous étions curieux de voir ce que les limicoles avaient à nous offrir.

Le premier arrêt s’est fait aux étangs de décantation de Saint-Pascal-de-Kamouraska, un site que je visitais avec beaucoup plus de régularité entre 1984 et 1996. La quasi-absence de canards nous a un peu surpris, mais nous avons tout de même récolté deux bonus. Voici une partie de ce que nous y avons noté dimanche le 25 août entre 7 h 20 et 7 h 45 :
  • 4 Canards branchus
  • 8 Canards noirs
  • 2 Canards souchets
  • 17 Sarcelles d’hiver
  • 1 Garrot à œil d’or
  • 2 Chevaliers grivelés
  • 1 Maubèche des champs – Un oiseau a réussi à nous survoler sans que nous ne réussissions à mettre l’œil sur lui! Heureusement, il a lancé son cri de vol caractéristique à quatre reprises. La Maubèche des champs est une autre espèce dont la population locale est pratiquement tombée à zéro ces dernières années.
  • 1 Phalarope à bec étroit – L’autre surprise s’est présentée sous la forme d’un Phalarope à bec étroit juvénile qui patrouillait inlassablement un des étangs.
Phalarope à bec étroit – Saint-Pascal – 25 août 2013 © Claude Auchu
Avec ces deux observations notables déjà en banque, est-ce que Kamouraska allait réussir à faire mieux? Sur place, le nombre et la diversité des limicoles rencontrés nous ont vite comblé. Alors que nous terminions le décompte des oiseaux, nous avons rencontré Jessé Roy-Drainville qui nous a annoncé avoir observé et photographié un Chevalier semipalmé ici même la veille!!! Puisque nous venions d’inspecter attentivement la meilleure partie du rivage sans voir ce limicole si imposant et remarquable, tout suggérait qu’il avait probablement poursuivi son chemin... Mais, une fois de retour près du quai, voilà que le fameux chevalier a surgi de nulle part pour venir se poser tout juste devant nous! Rapidement, le trépied fut redéplié, le télescope réinstallé et l’appareil-photo resorti de son sac! Une rare visite automnale de ce chevalier dans la région (il s’agit probablement même de la première!) valait bien ce branle-bas de combat!
Les populations du Chevalier semipalmé se divisent en deux sous-espèces distinctes autant par l’habitat et les aires qu’elles occupent que par leurs tailles et leurs plumages. Les oiseaux qui nichent dans les marais côtiers de la côte atlantique et du golfe du Mexique sont 10% plus petits et portent un plumage plus sombre que les oiseaux qui occupent les lacs et étangs des prairies du centre du continent. Alors que les oiseaux côtiers se rendent hiverner en Amérique du Sud, les oiseaux des prairies hivernent plutôt dans les marais que l’autre sous-espèce occupe durant l’été! Avec ces différences tant physiques que comportementales, il est bien possible que ces deux populations soient un jour considérées comme des espèces distinctes.
Il existe déjà plusieurs mentions de Chevalier semipalmé dans la région de La Pocatière. Ce qui est peut-être le même oiseau a été observé entre la mi-mai et la mi-juin en 1986, ’88, ’89, ’90, ’91 et ’95. Pour les souvenirs que j’en garde, il s’agissait alors d’un oiseau de la sous-espèce atlantique, ce qui pourrait être normale puisque les marais herbeux de la baie de La Pocatière ressemblent à ceux que cet oiseau devrait à ce moment fréquenter sur la côte atlantique. Un oiseau en route vers les Prairies ne se serait sûrement pas attardé jusqu’à près d’un mois à cet endroit (du 16 mai au 14 juin 1990, par exemple). J’ai aussi observé l’espèce à deux reprises à Rivière-Ouelle, mais pour celui du 10 mai 2009, il s’agissait d’un individu de la sous-espèce des Prairies, photos à l’appui. Notre seule autre mention automnale, faite aux Escoumins le 29 août 1998 (il y a donc presque 15 ans!), impliquait aussi un oiseau provenent des Prairies.

À Kamouraska, dimanche le 25 août, voici les quantités précises de limicoles que Christiane s’est amusée à compter minutieusement entre 8 h 00 et 10 h 30 :
  • 609 Pluviers argentés
Pluviers argentés – Kamouraska – 25 août 2013 © Claude Auchu
 
Pluvier argenté et Bécasseau maubèche – Kamouraska – 25 août 2013 © Claude Auchu
  • 174 Pluviers semipalmés
  • 10 Grands Chevaliers
Pluvier argenté et Grand Chevalier – Kamouraska – 25 août 2013 © Claude Auchu
  • 1 Chevalier semipalmé – Le long bec relativement mince, le plumage très pâle et sa grande taille nous ont permis de l’identifier comme un individu de la sous-espèce nichant dans les prairies de l’ouest du continent. Les dessins peu marqués du plumage indiquent qu’il s’agit d’un juvénile.
Chevalier semipalmé – Kamouraska – 25 août 2013 © Claude Auchu
 
Chevalier semipalmé – Kamouraska – 25 août 2013 © Claude Auchu
 
Chevalier semipalmé – Kamouraska – 25 août 2013 © Christiane Girard
  • 43 Petits Chevaliers
  • 2 Tournepierres à collier
  • 42 Bécasseaux maubèches
Bécasseaux maubèches – Kamouraska – 25 août 2013 © Claude Auchu
  • 2 Bécasseaux sanderlings
  • 60 Bécasseaux semipalmés
  • 2 Bécasseaux minuscules
  • 1 Bécasseau à croupion blanc
  • 1 Bécasseau variable
  • 10 Bécassins roux
Les quelques plumes grises sur le dos de ce juvénile indiquent
qu'il a débuté sa mue vers son plumage de premier hiver.
Goéland à bec cerclé – Kamouraska – 25 août 2013 © Claude Auchu
Avec des oiseaux aussi faciles à observer, nous n’avons pas vu le temps passer. Finalement, lorsque nous sommes arrivés à Saint-Denis, la marée était déjà trop basse et les limicoles s’étaient dispersés. Mais, bof!, ce n’est pas si grave...!