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mardi 16 mai 2017

Combattant varié, Grue du Canada et trois Parulines des pins!

Pour cette fin de semaine, je n’ai rien à redire contre la météo! Rappelons tout de même que la dernière semaine a encore été froide, venteuse et pluvieuse, ce qui est simplement la norme ce printemps. Mais le beau temps est arrivé juste à temps pour la fin de semaine et, à la mi-mai, nous souhaiterions tous avoir le don d’ubiquité. Tous les sites et les habitats débordent d’oiseaux fraîchement arrivés et qui ne demandent qu’à être observés. Samedi et dimanche, nous avons fait le maximum pour les satisfaire!

Déjà, vendredi après-midi, ayant quelques moments de libre, je m’étais rendu à Rivière-Ouelle en espérant y trouver certains des migrateurs néotropicaux (moucherolles, viréos, parulines) tant attendus. Puisque je visais les passereaux, c’est donc aux lisières des boisés que je comptais m’attarder… après tout, Rivière-Ouelle n’est pas qu’un quai! Mais, en chemin, un groupe dense d’Oies des neiges sur le rivage, tout près de la route, m’ont littéralement obligé à faire un arrêt. Après un coup d’œil rapide aux individus les plus éloignés, je me suis concentré sur les oies se nourrissant en bordure de l’eau. En suivant lentement le rivage au télescope, j’ai remarqué un Petit Chevalier, puis un autre et un autre… et puis paf! un oiseau différent est apparu dans mon champ de vision. Dans de telles circonstances, je suis toujours étonné de constater à quelle vitesse nous sommes en mesure de faire un tri parmi les espèces possibles (et certaines impossibles)! En une fraction de seconde, mon cerveau a éliminé le Bécasseau à poitrine cendrée, puis le Bécasseau à queue pointue (pourquoi pas?) pour finalement aboutir au Combattant varié! C’était bien ça : j’avais devant moi une femelle de Combattant varié!!!
Ce limicole eurasien est très spectaculaire. Étant 25% plus grands que les femelles, les mâles en plumage nuptial portent une large collerette de couleur variable d’un oiseau à l’autre. Avec une telle différence entre les deux sexes, les Britanniques ont même donné un nom différent au mâle (appelé « Ruff ») et à la femelle (« Reeve »). Dans leur aire de nidification, les combattants se réunissent sur des sites traditionnels appelés « leks » où les mâles exécutent des parades extravagantes. Je vous invite fortement à regarder cette vidéo présentant des images incroyables de la parade de ce limicole tournées en Biélorussie.
Le combattant a probablement toujours été régulier en Amérique, mais le nombre de mentions varie grandement d’une année à l’autre. Le printemps 2017 semble être particulièrement fructueux avec des oiseaux notés un peu partout dans le nord-est du continent, dont deux mâles à Bécancour il y a deux semaines et une femelle à Saint-Blaise ces derniers jours. On peut se demander où nichent les oiseaux observés dans l’est de l’Amérique. Les musées nord-américains possèdent sûrement des spécimens d’oiseaux juvéniles capturés sur notre continent; un test sur les isotopes stables de ces spécimens pourraient peut-être nous fournir une réponse!?!

À Rivière-Ouelle, vendredi le 12 mai, les passereaux ont perdu le titre de vedettes de ma sortie. J’ai tout de même vu :
  • 1 Canard chipeau
  • 7 Canards d’Amérique
  • 100 Canards noirs
  • 2 Canards colverts
  • 1 Canard souchet
  • 80 Sarcelles d’hiver
  • 8 Fuligules à collier
  • 20 Petits Fuligules
  • 1 Pluvier semipalmé
  • 1 Pluvier kildir
  • 1 Combattant varié – Un oiseau à Sept-Îles le 27 mai 1933 semble être la toute première présence de l’espèce au Québec. Pour les MRC de Kamouraska-L’Islet, il s’agit de la 8e mention connue, la première depuis 10 ans. Ma rencontre la plus particulière avec un Combattant varié implique une autre femelle que j’avais trouvée à La Pocatière le 25 mars 1996, une date extrêmement hâtive pour l’espèce. Plus surprenant encore, j’avais revu l’oiseau au même endroit les 8 et 13 avril; il avait alors survécu à un ‑12°C et à une chute de 10 centimètres de neige! Les oiseaux sont vraiment plein de ressources!

Il est toujours dommage de devoir photographier une telle rareté à contre-jour! 
Comparativement au Petit Chevalier qui l’accompagne, le combattant a une apparence plus costaude, 
le bec plus épais et très légèrement tombant, le dos écaillé et les flancs fortement marqués.
Petit Chevalier (Lesser Yellowlegs – Tringa flavipes) et Combattant varié (Reeve – Calidris pugnax)
Rivière-Ouelle – 12 mai © Claude Auchu
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 3 Grands Chevaliers
  • 8 Petits Chevaliers
  • 4 Goélands arctiques
  • 1 Buse à queue rousse
  • 1 Bruant fauve

Samedi, il était certain que notre journée ornithologique allait se dérouler à Rivière-Ouelle, que le combattant y soit encore ou non. Les conditions d’observation étaient encore très belles, mais les presque cinq heures passées au quai jumelées au vent du nord-est ont réussi à nous geler jusqu’aux os! Une promenade dans un endroit ensoleillé et abrité des vents nous a par la suite permis de recharger nos batteries. En mai, le fleuve débordait souvent de poissons et, samedi, certains bondissaient même hors de l’eau, comme s’il n’y avait pas assez de place pour tout le monde sous la surface!

La presque totalité de l’excursion de samedi le 13 mai s’est faite en compagnie de Thomas Biteau et nos six yeux ont trouvé 81 espèces à Rivière-Ouelle entre 4 h 50 et 13 h 25. En voici une partie :
  • 12000 Oies des neiges
  • 27 Bernaches cravants
  • 880 Bernaches du Canada – Les bernaches quittent la région! Des centaines ont migré vers le nord-est très loin au large du quai durant toute la matinée.
  • 1 Canard branchu
  • 4 Canards d’Amérique
  • 67 Canards noirs
  • 18 Canards colverts
  • 2 Sarcelles à ailes bleues
  • 12 Sarcelles d’hiver
  • 47 Petits Fuligules – Il s’agit d’une belle quantité pour le quai de Rivière-Ouelle où les Fuligules milouinans sont habituellement plus nombreux. Sur les rares étangs d’eau douce des environs, ce sont cependant les Petits Fuligules qui dominent.
  • 90 Eiders à duvet
  • 60 Macreuses à front blanc
  • 12 Macreuses brunes
  • 3000 Macreuses à bec jaune
  • 12 Hareldes kakawis
  • 3 Garrots à œil d’or
  • 2 Harles couronnés
  • 51 Grands Harles
  • 141 Harles huppés
  • 2 Grèbes jougris
  • 1 Grue du Canada – Le nombre de grues observées dans notre secteur augmente très lentement à chaque année. L’espèce finira bien par découvrir des sites de nidification à son goût dans la région.
  • 1 Pluvier kildir
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 3 Grands Chevaliers
  • 1 Petit Chevalier
  • 20 Labbes parasites – Les Labbes parasites sont de retour, les mouettes et goélands n’ont qu’à bien se tenir! Plusieurs de ces oiseaux à l’allure athlétique nous ont donné de beaux spectacles en poursuivant les laridés jusqu’à ce qu’ils régurgitent le contenu de leur estomac. Les labbes faisaient régulièrement des allers-retours devant le quai, le décompte final n’a pas été facile. Les 20 oiseaux inscrits sur notre liste constituent un minimum.

Labbe parasite (Parasitic Jaeger – Stercorarius parasiticus)
Rivière-Ouelle – 13 mai 2017 © Claude Auchu
  • 18 Guillemots marmettes
  • 30 Petits Pingouins
  • 2 Guillemots à miroir
  • 40 Mouettes tridactyles – Étrangement, une trentaine de mouettes suivaient de près un cargo qui voguait vers le nord-est au large du quai. Les hélices du navire faisaient-elles remonter les poissons à la surface, même en plein dans le chenal du Saint-Laurent?
  • 98 Mouettes de Bonaparte
  • 200 Goélands à bec cerclé
  • 200 Goélands argentés
  • 6 Goélands arctiques
  • 1 Goéland brun – Un immature en plumage de deuxième année.
  • 20 Goélands marins
  • 17 Sternes pierregarins
  • 504 Plongeons catmarins
  • 1 Plongeon huard
  • 58 Fous de Bassan
  • 160 Cormorans à aigrettes
  • 10 Urubus à tête rouge
  • 2 Pygargues à tête blanche – Un immature en plumage de troisième année et un adulte.
  • 3 Petites Buses
  • 1 Buse à queue rousse
  • 7 Pics flamboyants
  • 1 Moucherolle phébi
  • 1 Alouette hausse-col
  • 20 Hirondelles bicolores
  • 2 Hirondelles rustiques
  • 30 Mésanges à tête noire – Encore une fois, des mésanges se déplaçaient vers le sud-ouest en longeant le rivage du fleuve. Et, encore une fois, elles se retrouvaient coincées au bout de la pointe aux Orignaux, de la pointe aux Iroquois et de la pointe de la Rivière Ouelle. À partir de ces lieux, elles tentaient de s’envoler au-dessus du fleuve pour revenir encore et encore vers le rivage! Que d’énergie dépensée par ses petits oiseaux!
  • 3 Sittelles à poitrine rousse
  • 12 Roitelets à couronne rubis
  • 4 Pipits d’Amérique
  • 1 Paruline noir et blanc

Paruline noir et blanc (Black-and-white Warbler – Mniotilta varia)
Rivière-Ouelle – 13 mai 2017 © Claude Auchu
  • 1 Paruline masquée
  • 18 Parulines à croupion jaune
  • 1 Paruline à gorge noire
  • 9 Bruants des prés
  • 2 Bruants des marais
  • 11 Bruants à gorge blanche
  • 4 Bruants à couronne blanche

Avec aussi peu de limicoles, il n’est pas surprenant que le Combattant varié n’ait pas été retrouvé. Il faut dire que les belles conditions pour les observateurs sont aussi de belles conditions pour les migrateurs! Certains arrivent dans la région, mais d’autres la quittent!

Dimanche matin, la température nous a enfin permis de faire une excursion à vélo. Le boisé visité à La Pocatière contient une pinède mature où, l’été dernier, nous avions trouvé un mâle chanteur de Paruline des pins. Puisque l’absence de moustiques nous permet de nous attarder encore longuement dans les forêts, un détour par la pinède faisait bien sûr partie de notre trajet.
Ensuite, tout juste avant l’arrivée des premières averses, nous avons fait un rapide détour par les rives du Saint-Laurent. Les oiseaux aquatiques étaient peu nombreux, mais un coup d’œil loin au large nous a permis de voir au moins 2000 goélands volant en tout sens! 

Dimanche le 14 mai, nous avons parcouru La Pocatière entre 5 h 30 et 10 h 20 où 71 espèces ont pu être trouvées, dont :
  • 20000 Oies des neiges
  • 4 Gélinottes huppées
  • 1 Chevalier solitaire
  • 3 Fous de Bassan – Il arrive occasionnellement que des fous puissent être repérés à partir de La Pocatière. Un bon télescope est bien entendu indispensable.
  • 2 Martins-pêcheurs d’Amérique
  • 4 Pics maculés
  • 5 Pics mineurs
  • 1 Grand Pic
  • 1 Crécerelle d’Amérique
  • 1 Faucon émerillon
  • 1 Moucherolle tchébec
  • 6 Moucherolles phébis
  • 5 Viréos à tête bleue
  • 54 Geais bleus – Des individus encore en migration volaient silencieusement vers le nord-est en petits groupes comptant jusqu’à 15 oiseaux. Comme les mésanges vues à Rivière-Ouelle la veille, ces oiseaux ne nicheront certainement pas cet été!
  • 7 Sittelles à poitrine rousse – Enfin, ces petites acrobates sont de retour dans nos forêts! C’est la première fois que j’ai à attendre jusqu’à la mi-mai pour que cette espèce devienne commune.
  • 1 Sittelle à poitrine blanche – Un oiseau était encore présent dans la ville. Contrairement à sa cousine à poitrine rousse, la poitrine blanche est une espèce des forêts de feuillus et son abondance n’est donc pas conditionnée par la production de graines de conifères.
  • 2 Grimpereaux bruns
  • 2 Troglodytes des forêts
  • 12 Roitelets à couronne rubis
  • 4 Roitelets à couronne dorée
  • 7 Grives solitaires
  • 32 Merles d’Amérique
  • 6 Jaseurs boréaux – Quelques Jaseurs boréaux se nourrissaient de vieilles pommes tombées au sol. Je n’avais jamais observé ce jaseur aussi tardivement dans la région au printemps; mon « record » précédent remontait au 13 mai 1981!!!
  • 15 Roselins pourprés
  • 2 Tarins des pins
  • 35 Chardonnerets jaunes
  • 14 Gros-becs errants – Depuis une dizaine de jours, des petits groupes de gros-becs se promènent bruyamment dans la ville et ses alentours.
  • 14 Parulines couronnées – Toujours aussi faciles à repérer grâce à leur chant surpuissant!
  • 1 Paruline noir et blanc
  • 2 Parulines masquées
  • 2 Parulines flamboyantes – Malgré le printemps particulièrement froid, je n’avais observé cette paruline aussi hâtivement qu’à une seule reprise, le 14 mai 1990!

Paruline flamboyante (American Redstart – Setophaga ruticilla)
Rivière-Ouelle – 13 mai 2017 © Claude Auchu
  • 2 Parulines tigrées
  • 2 Parulines à gorge orangée – Scène représentative du printemps 2017, une Paruline à gorge orangée chantait dans une épinette dont la base se trouvait encore en partie sous la neige…!
  • 5 Parulines bleues
  • 3 Parulines des pins – La surprise de la journée! Avant même d’atteindre la pinède, nous avons entendu un chant suspect provenant d’une section de forêt relativement ouverte où se trouvent plusieurs pins. C’est avec un enthousiasme non-retenu que nous avons finalement confirmé la présence d’un mâle de Paruline des pins! La surprise s’est rapidement transformée en stupeur lorsqu’une femelle est venue rejoindre le mâle dans le même pin!!! Les deux oiseaux se suivaient toujours de près, ce qui laisse croire que le couple est bel et bien formé! Nous avons poursuivi notre promenade jusqu’à la véritable pinède où un autre mâle chanteur a été trouvé! Il y a donc au moins trois Parulines des pins dans ce boisé que j’explore pourtant depuis plus de 30 ans en ayant toujours cette espèce en tête!!! Cette paruline est une nicheuse très rare dans Kamouraska-L’Islet, mais elle a peut-être déjà été plus commune. Ses populations avaient fort probablement souffert de la coupe massive des grandes pinèdes à la fin du XVIIIe siècle, mais elle semble maintenant devenir plus commune dans le Bas-Saint-Laurent.

Une femelle particulièrement terne...
Paruline des pins (Pine Warbler – Setophaga pinus)
La Pocatière – 14 mai 2017 © Claude Auchu
...et son mâle, plus brillant mais bien caché
Paruline des pins (Pine Warbler – Setophaga pinus)
La Pocatière – 14 mai 2017 © Claude Auchu
  • 25 Parulines à croupion jaune
  • 3 Parulines à gorge noire
  • 1 Bruant hudsonien
  • 17 Bruants familiers
  • 20 Bruants chanteurs
  • 1 Bruant des marais
  • 25 Bruants à gorge blanche
  • 9 Bruants à couronne blanche
  • 10 Juncos ardoisés
  • 2 Vachers à tête brune

Ce fut toute une fin de semaine, exactement comme elles se doivent d’être durant le mois de mai!
Je terminerai en vous parlant du Troglodyte familier trouvé dans notre arrière-cour la semaine dernière. Ce courageux petit mâle est demeuré sur place jusqu’à vendredi le 12 mai, chantant à pleins poumons. Mercredi dernier, le petit 2°C, le vent fort du nord-est et la fine pluie n’ont pas été suffisants pour le faire taire. Finalement, ce n’est probablement pas le froid qui l’a fait quitter notre voisinage, c’est sans doute plutôt l’absence de femelle…! 

mardi 23 août 2016

Des labbes… et pas n’importe lesquels!

Nous espérions bien que le temps relativement sec de vendredi allait se poursuivre jusqu’à samedi en mi-journée. Un vent presque nul était aussi annoncé pour samedi matin, ce qui serait déjà nettement mieux pour nous que le sud-ouest prévu pour le reste de la journée ainsi que pour dimanche. Notre décision était donc prise : samedi, on va à Rivière-Ouelle! L’excursion de dimanche vers l’intérieur des terres sera consacrée aux passereaux.

Mais voilà qu’à 4 h 30 samedi matin, un brouillard très dense flottait sur La Pocatière! Il était tout de même possible de discerner la lune, ce qui nous laissait espérer qu’il n’était pas très épais et qu’il ne recouvrait que l’intérieur des terres… Nous nous sommes donc mis en route pour Rivière-Ouelle pour nous retrouver, comme à La Pocatière, sous le brouillard. La visibilité nulle nous empêchant de commencer l’excursion par le quai comme c’est notre habitude, nous avons opté pour les zones boisées et buissonneuses. Peut-être que les passereaux ayant migré durant la nuit ont réussi à rejoindre ces secteurs lorsque le brouillard s’est formé!?! Les arrêts ont été nombreux et parfois très fructueux, ce qui nous a fourni un bel assortiment de passereaux et même quelques limicoles sur les rives du fleuve.
Il était déjà 9 h 00 lorsque nous avons atteint le quai. Il est extrêmement rare que nous arrivions au quai aussi tardivement et notre ambition à une telle heure était surtout d’ajouter un échantillon d’espèces aquatiques à notre liste de la matinée. À notre arrivée, le brouillard retraitait rapidement vers le large et la visibilité entre notre position et le mur de brume était étonnamment excellente. En nous installant au bout du quai, outre quelques cormorans, les deux premiers oiseaux observés ont été une Mouette tridactyle et un Fou de Bassan, deux espèces provenant de l’est qui nous laissaient rêver que des oiseaux pélagiques perdus dans le brouillard allaient peut-être se manifester. Mais, après deux Océanites cul-blanc il y a deux semaines et un Puffin des Anglais la semaine dernière, nous étions certains d’avoir épuisé notre part de chance pour les espèces de pleine mer! À ce moment, nous ne savions pas encore que nous allions faire une des observations les plus incroyables de nos carrières d’observateurs d’oiseaux!...
Une fois au bout du quai, bien installés sur nos fidèles petits bancs et les télescopes pointés vers le large, nous avons repris notre routine habituelle qui consiste à essayer d’identifier tous les oiseaux, même ceux qui circulent les plus loin au large. Compte tenu de l’heure, tout était plutôt calme, mais quelques fous qui remontaient lentement le fleuve gardaient nos sens en éveil. Puis, à 9 h 50, j’ai remarqué au loin un oiseau très élancé au vol léger qui se dirigeait rapidement vers le nord-est. En l’indiquant à Christiane, j’ai poussé l’oculaire de mon télescope de 20 à 60X pour confirmer qu’il s’agissait d’un labbe. Déjà, au tout premier coup d’œil, le labbe m’avait paru trop élancé pour un Labbe parasite mais, en le regardant en détail, l’absence complète de bande pectorale et, plus encore, de zone blanche sur et sous les primaires nous a rapidement permis de confirmer que nous avions affaire à un Labbe à longue queue adulte! Nous l’avons suivi alors qu’il filait vers le nord-est d’un vol très léger, comparable à celui d’une sterne. Il longeait la jonction entre deux courants où il descendait parfois cueillir quelque chose à la surface de l’eau avant de continuer sa route. Le labbe a fini par rejoindre un petit groupe de goélands posés à l’eau au nord de notre position. Il a alors commencé à faire des allers-retours dans ce secteur tout en allant régulièrement ramasser de la nourriture sur l’eau sans se poser. À aucun moment il n’a attaqué les goélands passant en vol près de lui comme l’aurait fait un Labbe parasite. Nous étions déjà surexcités par cette observation lorsqu’un deuxième Labbe à longue queue est venu rejoindre le premier!!! Les deux oiseaux se suivaient souvent de très près et, de cet angle, il était parfois possible de voir le contraste entre les couvertures sus-alaires plus pâles et les rémiges primaires et secondaires plus sombres.
Après cinq minutes d’observation, nous avons laissé les labbes pour repointer nos télescopes droit devant nous. Nous parlions encore de ce dont nous venions d’être témoins lorsque, à 10 h 15, les deux labbes sont repassés devant nous, cette fois en direction sud-ouest et en s’approchant de la rive! Les détails physiques notés plus tôt étaient encore bien visibles, tout comme leur mode d’alimentation typique de l’espèce. Après quelques instants, les oiseaux ont fait demi-tour pour redescendre vers le nord-est. Nous avons de nouveau braqué les télescopes devant nous pour attendre le passage des labbes. Il était 10 h 25 lorsque les deux oiseaux sont réapparus, produisant encore une fois une forte dose d’adrénaline! Les labbes avaient rejoint la ligne de courants et nous nous sommes gâtés en suivant longuement leurs déplacements (les rencontres avec cette espèce sont tellement rares…!). C’est alors que l’impossible s’est produit : un troisième, puis un quatrième Labbe à longue queue se sont joints au mouvement des deux premiers, suivis d’un cinquième, d’un sixième et d’un septième!!! Puisque tous ces oiseaux se dirigeaient vers le nord-est, nous avons fait pivoter lentement nos télescopes dans le sens opposé, ce qui nous a permis d’ajouter onze autres Labbes à longue queue!!!!! Ces 18 Labbes à longue queue se suivaient de très près puisqu’à ce moment, moins de 100 mètres séparaient le premier oiseau du dernier! Nous sommes demeurés sur place une heure supplémentaire à surveiller le large afin d’être certains que le passage du « groupe » était vraiment terminé. Durant cette heure (et en fait durant le reste de la fin de semaine), des questions telles : « Est-ce que nous avons rêvé??? » sont revenues continuellement!
Tous ces oiseaux nous ont semblé être des adultes (ou, du moins, il n’y avait aucun juvénile parmi eux) et portaient un plumage remarquablement similaire :
  • la calotte était noire
  • le dos et les couvertures sus-alaires étaient gris sombre
  • la face, la poitrine et le ventre étaient blanchâtres
  • aucune trace de bande pectorale n’était visible
  • les rémiges primaires et secondaires étaient noires sans trace de blanc sur et sous les primaires
  • le dessous des ailes était gris foncé uni et nous a d’ailleurs semblé être la partie la plus sombre après la calotte
  • les longues rectrices centrales caractéristiques de l’espèce n’ont pu être discernées chez les deux oiseaux que nous avons le mieux vus. Peut-être était-ce dû à la distance ou encore ces plumes étaient-elles brisées ou tombées comme c’est régulièrement le cas chez les adultes en automne? Pour les autres oiseaux, nous nous sommes surtout attardés aux détails de la poitrine et des ailes afin de confirmer l’identification et l’âge.

Il s’agit sans contredit d’une des observations les plus inusitées que nous ayons faites en plus de 40 ans d’ornithologie! Découvrir un Labbe à longue queue est déjà un événement en soit, en voir deux au cours d’une même excursion est exceptionnel, mais la possibilité d’en voir une telle quantité ne nous avait jamais effleuré l’esprit!
Qu’est-ce qui a bien pu pousser tous ces oiseaux jusqu’à Rivière-Ouelle? Il est évident que le brouillard a joué un rôle prépondérant, probablement jumelé au vent du nord-est (même s’il était léger) et à la marée montante en fin de nuit. À mon avis, les labbes ont été aussi surpris que nous de se retrouver au large du quai de Rivière-Ouelle lorsque le brouillard s’est dissipé. Arrivaient-ils de l’estuaire maritime ou encore de l’Arctique? S’ils provenaient de l’estuaire maritime, il m’apparaît surprenant qu’autant d’individus se soient retrouvés ensemble dans ce secteur au même moment. S’ils arrivaient directement de l’Arctique, ce n’est probablement qu’à leur arrivée au niveau du Saint-Laurent qu’ils ont rencontré le brouillard puisque le ciel était presque clair au-dessus de La Pocatière. Personnellement, c’est la deuxième option que je privilégie : ce groupe de Labbes à longue queue adultes a atteint le fleuve en fin de nuit, au moment où le brouillard était le plus intense et où la marée haute (la plus forte marée du mois a atteint son apogée à 5 h 41) associée au vent du nord-est laissait peut-être flotter une « odeur » de grand large qui a faussé l’orientation des oiseaux. Mais est-ce que les labbes migrent en groupe? Eh bien oui et des groupes migrateurs de 15 à 25 Labbes à longue queue ont déjà été rapportés. Du 6 au 11 août 1995, 850 adultes en migration ont même été comptés en Grande-Bretagne! Il serait surprenant que tous ces oiseaux aient été vus individuellement!
Nous avons eu encore une fois la confirmation que Rivière-Ouelle se trouve à un point stratégique pour l’observation des oiseaux de mer. Nous savons tous maintenant que le Labbe parasite peut y être observé en nombre inégalé ailleurs au Québec (voir ce message, cet autre ou encore celui-ci!). Il nous reste encore bien des choses à découvrir sur ce site et la façon dont de tels oiseaux pélagiques peuvent s’y retrouver mais, à partir de maintenant, je ne verrai plus jamais les matinées de brouillard de la même façon…!

Avant, pendant et après les Labbes à longue queue, nous avons observé 75 espèces à Rivière-Ouelle samedi le 20 août entre 5 h 15 et 12 h 00. En voici un large échantillon :
  • 37 Canards noirs
  • 1 Canard souchet
  • 2 Fuligules milouinans
  • 35 Eiders à duvet
  • 1 Macreuse à front blanc
  • 1 Macreuse brune
  • 22 Plongeons catmarins – Tous posés à l’eau, dérivant dans la ligne de courants que suivaient les fameux labbes.
  • 2 Plongeons huards
  • 10 Grèbes jougris – Seulement deux de ces oiseaux étaient en vol, les autres sont passés à l’eau devant le quai en duo ou en trio. Il est plutôt rare de voir autant de grèbes posés au quai de Rivière-Ouelle, ce qui laisse encore croire à une migration interrompue.
  • 8 Fous de Bassan
  • 57 Cormorans à aigrettes
  • 22 Grands Hérons
  • 1 Marouette de Caroline – Le passage d’un Faucon émerillon chassant les libellules au-dessus d’un étang a provoqué les cris nerveux de la part d’une Marouette de Caroline. Merci à l’émerillon d’avoir fait réagir ce discret habitant des quenouilles!
  • 1 Pluvier argenté
  • 24 Pluviers semipalmés

Un adulte avec son plumage usé à gauche et un juvénile avec son plumage frais finemant liséré de blanc à droite.
Pluviers semipalmés (Semipalmated Plovers – Charadrius semipalmatus)
Rivière-Ouelle – 20 août 2016 © Claude Auchu
  • 2 Pluviers kildirs
  • 9 Chevaliers grivelés
  • 1 Chevalier solitaire
  • 2 Petits Chevaliers
  • 3 Tournepierres à collier
  • 1 Bécasseau sanderling
  • 3 Bécasseaux minuscules
  • 19 Bécasseaux semipalmés
  • 7 Bécassins roux

Bécassins roux (Short-billed Dowitchers – Limnodromus griseus)
Rivière-Ouelle – 20 août 2016 © Claude Auchu
  • 18 Labbes à longue queue – Il s’agit de la septième mention pour la région et la quatrième en août.
  • 2 Mouettes tridactyles
  • 2 Mouettes de Bonaparte
  • 500 Goélands à bec cerclé
  • 20 Goélands argentés
  • 7 Goélands marins
  • 4 Colibris à gorge rubis
  • 3 Pics flamboyants
  • 1 Grand Pic – Un oiseau était posé sur un fil électrique en plein champ!
  • 1 Crécerelle d’Amérique – Une crécerelle était perchée dans un arbuste tout près d’un Faucon émerillon. Il est plutôt rare qu’un oiseau ose s’approcher d’un émerillon, une espèce reconnue pour son caractère belliqueux!
  • 2 Faucons émerillons
  • 1 Moucherolle tchébec
  • 4 Hirondelles bicolores
  • 2 Hirondelles de rivage
  • 2 Hirondelles rustiques
  • 1 Grive fauve
  • 2 Parulines obscures
  • 1 Paruline à joues grises
  • 8 Parulines masquées
  • 7 Parulines flamboyantes

Paruline flamboyante (American Redstart – Setophaga ruticilla)
Rivière-Ouelle – 20 août 2016 © Claude Auchu
  • 3 Parulines tigrées
  • 1 Paruline à collier
  • 3 Parulines à tête cendrée
  • 1 Paruline à poitrine baie
  • 1 Paruline à croupion jaune
  • 2 Cardinaux à poitrine rose
  • 1 Tarin des pins
  • 30 Chardonnerets jaunes
  • 1 Gros-bec errant

Nous avions déjà réservé la matinée de dimanche matin pour une excursion à Saint-Onésime lorsque j’ai appris, vendredi, qu’une famille de Dindons sauvages fréquentait un secteur bien défini! Dans la région, le statut de ce gros gallinacé aux origines souvent douteuses se limite encore à celui de visiteur exceptionnel. En plus de quelques observations sans équivoques provenant principalement de la région de Saint-Pamphile, je connais plusieurs mentions de « seconde main » provenant de Rivière-Ouelle, Saint-Pacôme et Saint-Onésime. Il m’apparaît de plus en plus certain que le dindon fait vraiment partie de notre avifaune et pas seulement de façon exceptionnelle.
Malgré un petit détour de notre part dès le lever du soleil, nous n’avons pas réussi à trouver les dindons. Notre promenade s’est ensuite déroulée rondement malgré le vent qui soufflait furieusement du sud-ouest. Le nombre de parulines identifiées s’en est trouvé diminué; nous avons d’ailleurs réussi à identifier moins d’une dizaine d’individus d’un groupe de plus de 40 parulines qui a traversé une route devant nous.

Dimanche le 21 août, notre promenade à Saint-Onésime s’est tout de même terminée avec 56 espèces observées entre 5 h 50 et 11 h 20, comme, par exemple :
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Autour des palombes – Les rencontres avec ce rapace sont toujours fortuites. Dimanche, c’est un immature qui est venu nous surprendre.
  • 2 Chevaliers grivelés
  • 7 Colibris à gorge rubis – Nous sommes présentement dans la période de l’année où les colibris sont les plus abondants et ce fut bien évident dimanche matin. Aucun n’a pourtant été vu à un abreuvoir.
  • 1 Martin-pêcheur d’Amérique
  • 1 Pic maculé
  • 2 Pics mineurs
  • 1 Pic chevelu
  • 1 Pic flamboyant
  • 1 Crécerelle d’Amérique
  • 1 Faucon émerillon
  • 2 Moucherolles tchébecs
  • 1 Moucherolle phébi
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 15 Viréos aux yeux rouges
  • 8 Geais bleus
  • 150 Corneilles d’Amérique – Nous avons fait notre entrée dans Saint-Onésime juste au moment où des corneilles quittaient leur dortoir!
  • 2 Hirondelles à front blanc
  • 3 Hirondelles rustiques
  • 17 Mésanges à tête noire
  • 12 Sittelles à poitrine rousse
  • 1 Grive fauve
  • 25 Merles d’Amérique
  • 8 Parulines obscures
  • 10 Parulines masquées
  • 2 Parulines flamboyantes
  • 11 Parulines tigrées – Voilà une espèce qui profite pleinement de l’invasion de Tordeuses de bourgeons de l’épinette qui sévit dans le nord et l’est du Québec!

Paruline tigrée (Cape May Warbler – Setophaga tigrina)
Saint-Onésime – 21 août 2016 © Claude Auchu
  • 4 Parulines à collier
  • 4 Parulines à tête cendrée
  • 5 Parulines à poitrine baie
  • 6 Parulines à gorge orangée
  • 1 Paruline jaune
  • 4 Parulines à flancs marron
  • 1 Paruline bleue
  • 1 Paruline à couronne rousse
  • 3 Parulines à croupion jaune
  • 3 Parulines à gorge noire

Paruline à gorge noire (Black-throated Green Warbler – Setophaga virens)
Saint-Onésime – 21 août 2016 © Claude Auchu
  • 3 Cardinaux à poitrine rose
  • 1 Goglu des prés
  • 75 Quiscales bronzés
  • 12 Roselins pourprés – Il est surprenant qu’aussi peu d’individus soient présents dans le village et les forêts de Saint-Onésime, surtout que j’en ai vu 20 dans une même mangeoire à La Pocatière durant l’après-midi!
  • 1 Bec-croisé bifascié
  • 16 Chardonnerets jaunes
  • 5 Gros-becs errants

Pour nous, cette fin de semaine passera à l’histoire comme étant celle des 18 Labbes à longue queue. Même munis de puissantes lunettes d’approche, les 14 kilomètres d’eau salée entre le quai de Rivière-Ouelle et Saint-Irénée, dans Charlevoix, offre amplement de cachettes aux espèces pélagiques. Nous savons bien que les trois ou quatre heures que nous y passons une seule matinée par semaine ne nous permet pas de tout voir. J’ose à peine imaginer ce que l’on manque…! 

mardi 21 juin 2016

Pic à dos noir et autres amateurs de conifères

Nous voilà déjà dans le cœur de l’été ornithologique. Cette courte période de deux ou trois semaines se glisse entre le départ des derniers migrateurs printaniers et l’arrivée des premiers de l’automne dès le début de juillet. Nos oiseaux locaux, eux, sont relativement stables et en profitent pour produire la prochaine génération qui nous fera courir l’automne prochain.
Samedi et dimanche, c’est en recherchant les espèces nicheuses que nous avons parcouru la région, mais sans oublier de jeter un coup d’œil aux oiseaux trop jeunes, trop vieux (?) ou simplement célibataires qui ne nicheront pas cette année. En portant attention à ces oiseaux, on se rend d’ailleurs compte qu’un nombre surprenant d’individus ne nichent pas à chaque année. C’est même régulièrement le cas pour des passereaux aussi petits que des parulines et des mésanges dont la longévité ne dépasse que rarement quatre ou cinq ans! Une saison perdue pour ces espèces représente pourtant beaucoup…!

Samedi matin, nous nous sommes empressés de nous rendre à Rivière-Ouelle avant que le vent chaud du sud-ouest ne commence à souffler. Par chance, nous avons pu faire toute notre excursion sous des conditions très agréables, bénéficiant même d’une excellente visibilité sur le fleuve. Très peu d’oiseaux étaient actifs au large du quai au petit matin et le temps particulièrement clair nous a permis de confirmer qu’il ne s’agissait pas que d’une simple impression. Aucun Plongeon catmarin n’a daigné se montrer, même si nous savons bien que plusieurs individus non-nicheurs séjourneront dans la région encore cet été.

Nous avons rencontré 69 espèces à Rivière-Ouelle samedi le 18 juin entre 4 h 45 à 11 h 00; en voici une sélection :
  • 33 Oies des neiges
  • 22 Bernaches du Canada
  • 20 Canards noirs
  • 44 Canards colverts
  • 69 Eiders à duvet
  • 2 Macreuses à front blanc
  • 1 Macreuse à bec jaune
  • 9 Plongeons huards – Les huards circulent souvent très près du quai, offrant parfois d’intéressants sujets à photographier.

Plongeon huard (Common Loon – Gavia immer)
Rivière-Ouelle – 18 juin 2016 © Claude Auchu
Plongeon huard (Common Loon – Gavia immer)
Rivière-Ouelle – 18 juin 2016 © Claude Auchu
  • 17 Cormorans à aigrettes
  • 3 Grands Hérons
  • 1 Pygargue à tête blanche – Un immature en plumage de quatrième année, qui trouvera sans difficulté des Oies des neiges blessées pour se nourrir.
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Guillemot marmette
  • 31 Petits Pingouins
  • 5 Guillemots à miroir
  • 96 Mouettes de Bonaparte – Une petite bande de jeunes mouettes semblent avoir adopté le secteur du quai pour passer leur premier été. De tels groupes séjournent rarement longtemps à Rivière-Ouelle.
  • 200 Goélands à bec cerclé
  • 50 Goélands argentés
  • 1 Sterne caspienne – Un oiseau est encore présent dans le secteur où l’espèce avait été découverte le 27 mai dernier.
  • 8 Tourterelles tristes
  • 1 Pic mineur
  • 3 Pics flamboyants
  • 1 Faucon émerillon
  • 10 Moucherolles des aulnes
  • 2 Moucherolles tchébecs
  • 1 Moucherolle phébi
  • 1 Tyran huppé – Une rare présence à Rivière-Ouelle en plein été. Cet oiseau préfère les forêts de feuillus matures, un habitat plutôt rare en bordure du fleuve.
  • 3 Tyrans tritris
  • 1 Viréo mélodieux
  • 8 Viréos aux yeux rouges
  • 2 Geais bleus
  • 16 Hirondelles bicolores
  • 11 Hirondelles de rivage
  • 3 Hirondelles rustiques
  • 1 Sittelle à poitrine rousse
  • 1 Sittelle à poitrine blanche
  • 1 Roitelet à couronne dorée
  • 4 Grives fauves
  • 4 Moqueurs chats

Ce moqueur chante perché sur une seule patte. Sa patte droite n’est visible 
sur aucune des seize photos que j’ai prises de cet oiseau… un unijambiste?
Moqueur chat (Gray Catbird – Dumetella carolinensis)
Rivière-Ouelle – 18 juin 2016 © Claude Auchu
  • 7 Jaseurs d’Amérique
  • 11 Parulines masquées
  • 7 Parulines flamboyantes
  • 1 Paruline à collier
  • 2 Parulines à tête cendrée
  • 15 Parulines jaunes
  • 8 Bruants des prés
  • 35 Bruants chanteurs
  • 11 Bruants à gorge blanche
  • 1 Cardinal à poitrine rose – Un mâle d’un an est apparu subrepticement à une mangeoire pourtant située loin de l’habitat estival de l’espèce.

Cardinal à poitrine rose (Rose-breasted Grosbeak – Pheucticus ludovicianus)
Rivière-Ouelle – 18 juin 2016 © Claude Auchu
  • 3 Goglus des prés
  • 38 Carouges à épaulettes
  • 25 Quiscales bronzés
  • 2 Orioles de Baltimore – Le couple nicheur est bien occupé à nourrir la petite famille.

Oriole de Baltimore (Baltimore Oriole – Icterus galbula)
Rivière-Ouelle – 18 juin 2016 © Claude Auchu
  • 4 Roselins pourprés
  • 1 Tarin des pins
  • 42 Chardonnerets jaunes
  • 2 Moineaux domestiques

Après la matinée de samedi dédiée aux oiseaux présents près du fleuve, nos plans pour dimanche étaient bien sûr de donner la chance aux espèces plus forestières de se laisser observer. Avec les vents forts qui avaient commencé à souffler samedi après-midi, nous avions de légers doutes sur nos chances de récolter une variété d’espèces digne de ce nom. Nous avons donc décidé de nous rendre le plus loin possible à l’intérieur des terres. C’est la route reliant le village de Mont-Carmel et le lac de l’Est, dont l’extrémité sud se trouve dans l’état américain du Maine, qui fut ciblée! De belles sections de forêts conifériennes bordent cette route, ce qui nous a permis de recueillir une intéressante variété d’espèces rarement rencontrées près du fleuve durant l’été.
En quittant La Pocatière pour nous rendre à destination, les vents qui soufflaient déjà à plus de 30 km/h (sans compter les rafales!) auraient bien pu tempérer nos attentes. Mais, comme nous l’espérions tant, le vent était pratiquement nul dans l’arrière-pays et c’est par des conditions presque parfaites (si on oublie les quelques mouches noires…) que nous avons patrouillé le secteur.

Voici la liste partielle des 51 espèces observées, dimanche le 19 juin entre 6 h 00 et 10 h 00, le long des 15 derniers kilomètres de la route 287 conduisant au lac de l’Est :
  • 2 Bécassines de Wilson
  • 1 Colibri à gorge rubis
  • 1 Martin-pêcheur d’Amérique
  • 2 Pics maculés
  • 1 Pic mineur
  • 3 Pics chevelus
  • 1 Pic à dos noir – Nos rencontres avec le Pic à dos noir sont plutôt rares, bien que l’espèce soit présente toute l’année dans les forêts de conifères de la région. Durant un même avant-midi de juin 1984, j’avais même trouvé deux nids de cette espèce dans le secteur de Sainte-Félicité-de-L’Islet!

Pic à dos noir (Black-backed Woodpecker – Picoides arcticus)
Lac de l’Est – 19 juin 2016 © Claude Auchu
  • 2 Grands Pics
  • 5 Moucherolles à ventre jaune
  • 9 Moucherolles des aulnes
  • 16 Viréos à tête bleue – Dans la région, les Viréos aux yeux rouges sont abondants dans les forêts mixtes. Mais dès que les conifères commencent à dominer, les Viréos à tête bleue réussissent souvent à les rattraper.
  • 12 Viréos aux yeux rouges
  • 1 Mésangeai du Canada
  • 7 Geais bleus
  • 2 Mésanges à tête brune
  • 7 Sittelles à poitrine rousse – Les oiseaux sont vraiment pleins de ressources. Dimanche matin, nous avons rencontré une Sittelle à poitrine rousse qui voltigeait au-dessus de la route pour capturer des insectes en vol afin de nourrir une juvénile hors du nid! Elle ne l’a pas fait qu’à une seule reprise, mais plutôt de manière continuelle!!! Une heure plus tard, lorsque nous sommes repassés au même endroit au retour, la sittelle continuait son manège. Nous sommes plus habitués à voir les sittelles arpenter les troncs et les grosses branches en tous sens…
  • 17 Troglodytes des forêts
  • 8 Roitelets à couronne dorée
  • 8 Roitelets à couronne rubis
  • 3 Grives fauves
  • 28 Grives à dos olive – Vingt-huit Grives à dos olive durant la même excursion à la mi-juin indiquent bien que nous étions dans un environnement coniférien.
  • 2 Grives solitaires
  • 20 Merles d’Amérique
  • 3 Parulines couronnées
  • 2 Parulines des ruisseaux
  • 2 Parulines noir et blanc
  • 21 Parulines à joues grises
  • 11 Parulines masquées
  • 21 Parulines flamboyantes

Paruline flamboyante (American Redstart – Setophaga ruticilla)
Lac de l’Est – 19 juin 2016 © Claude Auchu
  • 15 Parulines à collier
  • 17 Parulines à tête cendrée
  • 4 Parulines à gorge orangée
  • 6 Parulines à flancs marron
  • 2 Parulines bleues
  • 4 Parulines à croupion jaune
  • 4 Parulines à gorge noire
  • 3 Parulines du Canada
  • 2 Bruants chanteurs
  • 2 Bruants des marais
  • 18 Bruants à gorge blanche
  • 3 Juncos ardoisés
  • 2 Cardinaux à poitrine rose
  • 1 Roselin pourpré
  • 2 Tarins des pins
  • 6 Chardonnerets jaunes

À noter le petit nombre de fringillidés rencontrés, seulement trois espèces (roselin, tarin et chardonneret) et neuf individus! De la même manière, aucun ictéridé n’a été observé, pas même un seul carouge dans les zones humides.
Finalement, pour mettre encore plus de couleur dans cette excursion dans l’arrière-pays du Kamouraska, mentionnons la rencontre avec quatre Merlebleus de l’Est en traversant les terres agricoles de Mont-Carmel. 

mardi 11 août 2015

Des sizerins, comme prévu!

Quatre matinées bien remplies, quatre matinées à courir les oiseaux! Je vous laisse découvrir sans plus d’introduction ce que nous avons fait de nos quatre dernières journées de vacances estivales!

Jeudi matin, les conditions pour une excursion ornithologique à Rivière-Ouelle n’étaient pas aussi belles que le laissaient croire certaines prévisions météorologiques (mais pas toutes!). J’espérais cependant que la marée montante, qui a une influence non-négligeable sur les mouvements d’oiseaux, réussirait à contrebalancer le vent modéré du sud-ouest. Nous nous sommes donc présentés au quai plein d’espoir et, sauf pour quelques moments plus calmes, nous n’avons pas été déçus. De plus, contrairement à nos dernières visites, la majorité des canards barbotteurs observés étaient en déplacement; tant mieux si nos canards retrouvent enfin l’usage de leurs ailes!
Mais ce qui nous aura le plus surpris durant cette matinée, ce fut sans doute le petit mouvement de passereaux le long du rivage. Ils n’étaient pas très nombreux, mais ils fonçaient vers le sud-ouest, face au vent, avec un enthousiasme agréable à voir! Parmi eux, nous avons même trouvé des sizerins, une belle surprise, même si leur présence était presque attendue!

Voici une partie des 62 espèces rencontrées à Rivière-Ouelle jeudi le 6 août entre 5 h 00 et 11 h 05 :
  • 3 Oies des neiges
  • 29 Canards noirs
  • 4 Canards colverts
  • 1 Canard pilet – Il est passé en vol devant le quai en direction sud-ouest.
  • 53 Eiders à duvet
  • 1 Macreuse à font blanc – Quelques autres macreuses circulaient au large, mais trop loin pour être identifiées à l’espèce par cette matinée légèrement brumeuse.
  • 33 Plongeons catmarins
  • 2 Plongeons huards
  • 2 Grèbes jougris
  • 10 Fous de Bassan
  • 72 Cormorans à aigrettes

Cormoran à aigrettes (Double-crested Cormorant – Phalacrocorax auritus)
Rivière-Ouelle – 8 août 2015 © Claude Auchu
  • 1 Pygargue à tête blanche – Tout juste avant notre arrivée, un immature à sa 1ère année a fait place nette dans un secteur habituellement riche en goélands. Le sacripant!
  • 1 Pluvier kildir
  • 7 Chevaliers grivelés
  • 1 Petit Chevalier
  • 7 Bécasseaux minuscules
  • 4 Mouettes de Bonaparte – Scène inhabituelle dans la région, une juvénile était posée dans un champ en compagnie de goélands.
  • 700 Goélands à bec cerclé
  • 1 Sterne pierregarin
  • 15 Tourterelles tristes
  • 1 Colibri à gorge rubis
  • 5 Moucherolles des aulnes
  • 1 Moucherolle phébi
  • 1 Tyran tritri – Un individu a survolé le quai à bonne altitude face au vent.
  • 1 Hirondelle bicolore
  • 26 Hirondelles de rivage – Quelques petits groupes d’Hirondelles de rivage sont passés devant le quai. Il arrive parfois que des hirondelles se déplacent trop loin au large pour être identifiées. Ces oiseaux ne trouvent sûrement pas leur nourriture (des insectes qu’ils capturent en vol) à cette distance au-dessus de l’eau salée. C’est peut-être plutôt la sécurité qu’ils recherchent à cet endroit.
  • 1 Hirondelle rustique
  • 1 Roitelet à couronne dorée
  • 95 Étourneaux sansonnets
  • 16 Jaseurs d’Amérique
  • 4 Parulines obscures
  • 2 Parulines à joues grises
  • 1 Paruline triste
  • 6 Parulines masquées
  • 4 Parulines flamboyantes
  • 1 Paruline tigrée
  • 1 Paruline à collier
  • 4 Parulines à tête cendrée
  • 1 Paruline à poitrine baie
  • 2 Parulines à croupion jaune
  • 28 Bruants chanteurs
  • 7 Bruants à gorge blanche
  • 1 Oriole de Baltimore – Un immature était présent près du site où un couple a niché cet été. Déjà rares dans la région durant la période de nidification, les orioles ne sont pratiquement jamais observés après le mois de juillet.
  • 6 Roselins pourprés
  • 7 Sizerins flammés – Dans mon billet du 14 juillet, je mentionnais que les sizerins faisaient partie des fringillidés attendus durant l’été. Hé bien, les voilà! Jeudi matin, au quai, deux simples notes entendues nous ont fait bondir de nos petits bancs : quatre sizerins nous survolaient en criant. Quinze minutes plus tard, ce sont trois autres sizerins, beaucoup plus vocaux ceux-là, qui arrivaient du nord-est. Même si ces nicheurs nordiques apparaissent habituellement dans la région à partir de la mi-octobre, la présence de sizerins ici en plein été n’est pas totalement inattendue. Personnellement, j’ai noté l’espèce en juillet/août en 1995, 2003, 2007 et 2010. Les groupes de ces visiteurs estivaux, atteignant parfois les 30 individus, semblent entièrement composés de juvéniles nés un ou deux mois plus tôt. Je cherche encore d’où peuvent bien provenir ces oiseaux?!?
  • 11 Chardonnerets jaunes
  • 4 Moineaux domestiques

Nous avons réservé la matinée de vendredi, une belle journée sans vent et sans précipitations, pour une longue tournée à vélo à travers La Pocatière. Les routes de campagne, les terres agricoles, les érablières, les forêts de conifères, les zones buissonneuses et les battures du Saint-Laurent ont toutes été patrouillées avec attention. Sur le terrain, les passereaux nous ont encore semblé plutôt discrets, mais les espèces les plus communes ont tout de même fait belle figure. Les espèces migratrices n’ont peut-être pas encore augmenté de façon notable les populations d’oiseaux de la région. Soyons patients…

En attendant, voici un échantillon des 63 espèces que nous avons rencontrées à La Pocatière vendredi le 7 août entre 5 h 30 et 13 h 45 :
  • 4 Oies des neiges
  • 1 Canard souchet
  • 37 Eiders à duvet – Comme il arrive souvent à La Pocatière, deux petits groupes d’eiders étaient paisiblement posés sur l’eau. Cette espèce maritime ne semble entrer dans la grande baie de Sainte-Anne que lorsqu’elle y est poussée par les courants marins.
  • 34 Grands Hérons
  • 3 Busards Saint-Martin
  • 2 Pluviers kildirs
  • 27 Bécasseaux minuscules
  • 600 Goélands à bec cerclé
  • 10 Goélands argentés
  • 1 Goéland brun – Un immature en plumage de 2e hiver accompagnait des Goélands argentés en vol au-dessus de champs situés à 4,5 kilomètres du fleuve. Une scène qui risque de devenir de plus en plus régulière avec l’augmentation rapide du nombre de Goélands bruns dans la région! Nous avions déjà vu un adulte posé dans un champ de ce secteur le 9 août 2009.
  • 4 Colibris à gorge rubis
  • 1 Pic maculé
  • 2 Pics mineurs
  • 3 Crécerelles d’Amérique
  • 1 Faucon émerillon
  • 1 Faucon pèlerin
  • 2 Piouis de l’Est
  • 1 Moucherolle à ventre jaune – Un oiseau était encore présent dans le seul site où l’espèce niche à La Pocatière.
  • 19 Moucherolles des aulnes
  • 16 Viréos aux yeux rouges
  • 7 Geais bleus
  • 11 Hirondelles de rivage
  • 4 Hirondelles rustiques
  • 19 Mésanges à tête noire
  • 7 Sittelles à poitrine rousse
  • 2 Grives solitaires
  • 20 Merles d’Amérique
  • 4 Moqueurs chats
  • 45 Jaseurs d’Amérique
  • 17 Parulines masquées
  • 3 Parulines flamboyantes
  • 1 Paruline tigrée
  • 1 Paruline à tête cendrée
  • 4 Parulines jaunes
  • 1 Paruline à flancs marron
  • 2 Parulines bleues
  • 4 Parulines à croupion jaune
  • 24 Bruants familiers
  • 1 Bruant de Nelson
  • 52 Bruants chanteurs
  • 1 Bruant des marais
  • 9 Bruants à gorge blanche
  • 2 Cardinaux à poitrine rose
  • 3 Goglus des prés
  • 47 Carouges à épaulettes
  • 16 Roselins pourprés
  • 55 Chardonnerets jaunes
  • 8 Moineaux domestiques

Des vents du nord-est ont soufflé sur la région samedi et dimanche. Nous n’avons pas réussi à résister à la tentation et nous avons visité Rivière-Ouelle durant ces deux matinées.
Samedi matin, le vent est demeuré faible durant tout l’avant-midi, facilitant grandement le repérage et le décompte des nombreux Plongeons catmarins qui, posés à l’eau, dérivaient vers l’amont en suivant la marée. Les Cormorans à aigrettes semblent s’être finalement mis en marche et des petits groupes ont circulé durant une bonne partie de l’avant-midi. La partie de l’excursion consacrée aux passereaux a encore une fois été plutôt décevante; serait-ce parce que nous débutons cette activité trop tard l’avant-midi?
Dimanche matin, les vents étaient déjà modérés à notre arrivée au quai, juste avant le lever du soleil. Nous nous attendions donc à un bon mouvement d’oiseaux marins mais, allez donc savoir pourquoi, les déplacements ont ressemblé grandement à ceux de la veille!!! Puisque les passereaux nous avaient boudés la veille, nous avions décidé de ne pas perdre de temps à les chercher à notre site forestier favori. Deux arrêts dans des sites secondaires nous ont cependant fourni une belle variété de parulines grouillant en tout sens et difficile à photographier! Beaucoup de ces parulines étaient en mue et n’étaient vraiment pas sous leur meilleur jour!

Les résultats partiels de nos excursions à Rivière-Ouelle de samedi le 8 août (66 espèces) et de dimanche le 9 août (70 espèces) sont présentés ici :
  • 6 / 0 Bernaches du Canada
  • 2 / 0 Canards pilets
  • 1 / 0 Sarcelle d’hiver
  • 0 / 14 Fuligules milouinans – Aucun oiseau n’a été observé samedi, mais plusieurs petits groupes totalisant 14 individus étaient pourtant présents dimanche.
  • 177 / 60 Eiders à duvet
  • 1 / 38 Macreuses à front blanc
  • 0 / 1 Macreuse brune
  • 2 / 9 Garrots à œil d’or
  • 127 / 4 Plongeons catmarins – Après les 127 oiseaux comptés samedi, nous nous attendions à un excellent résultat pour dimanche. Mais non! Un vent du nord-est et une marée montante auraient pourtant dû les pousser devant le quai?!? Ils n’ont sûrement pas tous quitté la région si tôt en saison?
  • 4 / 4 Plongeons huards
  • 3 / 3 Grèbes jougris
  • 25 / 6 Fous de Bassan – Contrairement à nous, les fous sont souvent des lève-tard; samedi, les premiers ne se sont pas présentés avant 7 h 00!
  • 385 / 310 Cormorans à aigrettes
  • 17 / 10 Grands Hérons
  • 5 / 2 Urubus à tête rouge
  • 1 / 1 Busard Saint-Martin
  • 0 / 1 Petite Buse
  • 5 / 5 Pluviers argentés
  • 6 / 1 Cheveliers grivelés
  • 0 / 1 Grand Chevalier
  • 7 / 11 Petits Chevaliers
  • 1 / 0 Courlis corlieu
  • 3 / 0 Tournepierres à collier
  • 8 / 20 Bécasseaux minuscules
  • 2 / 0 Petits Pingouins
  • 1 / 1 Guillemot à miroir
  • 0 / 3 Mouettes tridactyles – La présence de cette mouette au large de Rivière-Ouelle est directement tributaire des vents du nord-est.
  • 17 / 3 Mouettes de Bonaparte
  • 4 / 0 Sternes pierregarins
  • 1 / 2 Colibris à gorge rubis
  • 2 / 8 Pics flamboyants
  • 1 / 0 Crécerelle d’Amérique
  • 2 / 0 Faucons émerillons
  • 8 / 5 Moucherolles des aulnes

Moucherolle des aulnes (Alder Flycatcher – Empidonax alnorum)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 1 / 0 Moucherolle phébi
  • 1 / 0 Tyran tritri
  • 0 / 2 Viréos à tête bleue

Viréo à tête bleue (Blue-headed Vireo – Vireo solitarius)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 0 / 1 Hirondelle bicolore
  • 3 / 6 Hirondelles rustiques
  • 7 / 7 Sittelles à poitrine rousse
  • 1 / 3 Roitelets à couronne dorée
  • 0 / 1 Merlebleu de l’Est – Le merlebleu est rarement observé dans les basses-terres de Rivière-Ouelle (bien que je connaisse quelques mentions de nidification). Il préfère nettement les « terres de roche » de Saint-Onésime, Saint-Gabriel et les autres villages des Appalaches.
  • 6 / 4 Grives fauves – Les Grives fauves deviennent très difficiles à trouver aussitôt qu’elles cessent de chanter à la fin de juillet. Pour nous, le moyen le plus facile de les ajouter à nos listes qutidiennes consiste à faire un arrêt devant une zone buissonneuse avant le lever du soleil. Jusqu’à la mi-septembre, il est fréquent de les entendre émettre leur cri caractéristique. Mais, dès que le soleil fait son apparition, elles redeviennent muettes.
  • 2 / 2 Grives à dos olive
  • 8 / 13 Merles d’Amérique – Dimanche matin, un merle transportait encore de la nourriture; une troisième nichée?

Merle d’Amérique (American Robin – Turdus migratorius)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 1 / 0 Moqueur chat
  • 0 / 5 Parulines obscures

Paruline obscure (Tennessee Warbler – Oreothlypis peregrina)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 0/ 5 Parulines à joues grises

Paruline à joues grises (Nashville Warbler – Oreothlypis ruficapilla)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 8 / 4 Parulines masquées
  • 0 / 2 Parulines flamboyantes

Paruline flamboyante (American Redstart – Setophaga ruticila)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 1 / 5 Parulines tigrées

Paruline tigrée (Cape May Warbler – Setophaga tigrina)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 1 / 5 Parulines à tête cendrée
  • 0 / 4 Parulines à poitrine baie

Paruline à poitrine baie (Bay-breasted Warbler – Setophaga castanea)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 0 / 1 Paruline à gorge orangée
  • 1 / 2 Parulines jaunes

Paruline jaune (Yellow Warbler – Setophaga petechia)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 0 / 2 Parulines à couronne rousse

Paruline à couronne rousse (Palm Warbler – Setophaga palmarum)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 6 / 8 Parulines à croupion jaune

Paruline à croupion jaune (Yellow-rumped Warbler – Setophaga coronata)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 18 / 25 Bruants chanteurs
  • 0 / 2 Goglus des prés
  • 4 / 4 Roselins pourprés
  • 0 / 2 Sizerins flammés – Deux juvéniles accompagnaient un groupe de parulines. Cette fois, nous avons eu le temps de les examiner en détails!

Le reconnaissez-vous? Pas encore de rouge sur le front ni sur la poitrine, 
des rayures trop denses sur la poitrine : c’est un Sizerin flammé en plumage juvénile!
Sizerin flammé (Common Redpoll – Acanthis flammea)
Rivière-Ouelle – 9 août 2015 © Claude Auchu
  • 4 / 2 Tarins des pins

Il est rare que nous osions « gaspiller » deux journées consécutives à visiter le même endroit (trop de sites, mais pas assez de temps!). Quand cela se produit, il est tout de même intéressant de comparer les résultats de nos excursions. Cette fois, nous étions certains que la partie maritime de la journée de dimanche allait être nettement mieux que celle de samedi. Ce ne fut visiblement pas le cas! Dimanche matin, nous étions même prêts à sacrifier la partie forestière de l’excursion afin de ne rien manquer au large. Finalement, ce sont des rencontres fortuites avec de petits groupes de passereaux qui ont volé la vedette. Nous pouvons nous targuer de bien connaître les oiseaux, il est toujours surprenant de voir à quel point ils réussissent à nous prendre au dépourvu!

J’ai profité de la fin de l’été ornithologique pour effectuer une mise à jour de la Liste annotée des oiseaux des MRC de Kamouraska et de L’Islet. En plus de quelques vieilles mentions retrouvées, j’ai eu l’occasion de visiter la collection de peaux scientifiques de l’abbé René Tanguay conservée au Musée François-Pilote à La Pocatière. Des photos de certains spécimens d’espèces rares sont maintenant inclues dans la liste.