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mardi 12 juillet 2016

Des Plongeons catmarins en gros plan!

Comme bien des Québécois, nous avons connu une fin de semaine très grise. Les occasions de faire des excursions ornithologiques dignes de ce nom ont donc été plutôt rares.
La fin de semaine avait pourtant bien débuté puisque, vendredi, Christiane avait repéré un Bruant des plaines qui chantait tout près de son lieu de travail! En soirée, je me suis dépêché d’aller vérifier s’il pouvait s’agir de l’oiseau que nous avons trouvé le 21 mai dernier à peine deux kilomètres plus loin. J’ai donc fait un arrêt à chacun des sites et, après une courte attente, j’ai réussi à entendre chanter les deux bruants! C’est bien sûr la première fois que nous avons deux mâles chanteurs de Bruant des plaines à La Pocatière en même temps. Espérons qu’il y a aussi au moins une femelle! Pour l’instant, ce petit bruant est considéré comme un nicheur exceptionnel dans la région, après que j’aie trouvé un mâle qui s’est hybridé avec un Bruant familier en 1995 et possiblement aussi en 1996 et ’97. Cet oiseau chantait d’ailleurs comme un Bruant familier, mais aucun trait physique ne laissait croire qu’il était lui-même un hybride. La première mention de Bruant des plaines dans Kamouraska-L’Islet remonte au 13 mai 1992.

Samedi matin, avant que les averses ne débutent réellement, nous nous sommes empressés de faire ce qui allait être notre seule vraie sortie ornithologique de la fin de semaine. Cette excursion à Rivière-Ouelle nous a semblé particulièrement étrange. Je ne sais pas si c’était uniquement dû à la température carrément automnale (à peine 12°C, des vents du nord-est et des bancs de brume), mais les oiseaux ne donnaient pas l’impression que nous étions le 9 juillet. Nous nous serions plutôt crus en septembre, autant pour la présence hors-saison de certaines espèces que pour le nombre très élevé d’individus pour d’autres.
Avant même d’arriver au quai, nous avions déjà repéré une vingtaine de Plongeons catmarins qui nageaient tout près du rivage, une scène pour le moins inhabituelle!!! J’observe des catmarins à Rivière-Ouelle de mars à décembre depuis près de 35 ans et je n’avais jamais été témoin d’un tel comportement auparavant. Cette espèce est souvent abondante sur le fleuve au large de Rivière-Ouelle, mais elle ne s’approche jamais (vraiment jamais!) du rivage. D’ailleurs, juste pour le « fun », j’ai fouillé dans mes archives pour savoir combien de Plongeons catmarins j’ai notés depuis que je tiens ce blogue, soit depuis 2011. Le total est de 93 393 individus (!!!) et jamais je n’en avais vu si près du rivage! Nous aurions donc eu une occasion en or de faire d’excellentes photos de l’espèce samedi matin… si le temps avait été plus lumineux!
Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser ces quelques Plongeons catmarins aussi près du rivage? Nous avons bien sûr pensé que le temps sombre de l’aurore, la marée montante, le vent du nord-est ou encore la brume pouvait en être la cause. Mais nous avons été témoins de ces quatre éléments, réunis ou non, à plusieurs reprises sans que les catmarins ne réagissent de la sorte. À moins qu’un important banc de poissons ait frayé près du rivage durant la nuit? C’est possible puisque ces oiseaux plongeaient fréquemment, mais j’ai souvent vu des groupes de cormorans ou de Harles huppés se gaver de poissons le long du rivage sans pour autant attirer les catmarins présents au large. Autre chose surprenante en ce samedi matin, nous n’avons vu aucun Plongeon huard, eux qui n’hésitent jamais à s’approcher du quai. Finalement, peut-être avons-nous simplement été témoins d’un acte isolé qui s’est produit par hasard et que nous ne reverrons jamais…? Les oiseaux sont tellement plein de surprises!

Samedi le 9 juillet, notre sortie à Rivière-Ouelle nous aura permis de voir 60 espèces entre 4 h 45 à 10 h 15, dont :
  • 21 Oies des neiges
  • 2 Canards d’Amérique
  • 37 Canards noirs
  • 20 Canards colverts
  • 16 Sarcelles d’hiver
  • 1 Fuligule à tête rouge – Les mentions estivales de ce canard sont encore rares dans la région. Un mâle en plumage nuptial parfait nageait pourtant sur la rivière Ouelle près de son embouchure. En été, il aurait été plus normal de voir cet oiseau sur un étang d’eau douce.
  • 87 Eiders à duvet
  • 402 Macreuses à front blanc – Encore une belle matinée pour voir ces nombreux non-nicheurs se déplacer devant le quai.
  • 5 Macreuses brunes
  • 158 Plongeons catmarins – En plus des quelques oiseaux près du rivage, de nombreux autres dérivaient ou volaient en petits groupes loin au large. Il s’agit bien sûr d’une excellente quantité en plein cœur de l’été! Le point de l’aire de nidification du catmarins le plus près de Rivière-Ouelle est le secteur de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord, à 575 kilomètres en ligne droite.

Certains étaient vraiment tout près du rivage!
Plongeons catmarins (Red-throated Loons – Gavia stellata)
Rivière-Ouelle – 9 juillet 2016 © Claude Auchu
Plongeons catmarins (Red-throated Loons – Gavia stellata)
Rivière-Ouelle – 9 juillet 2016 © Claude Auchu
Plongeons catmarins (Red-throated Loons – Gavia stellata)
Rivière-Ouelle – 9 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 1 Grèbe jougris – Cette espèce apparaît de plus en plus tôt en automne. Il y a quelques années à peine, il était encore exceptionnel d’en trouver durant la dernière semaine de juillet. En 2011, nous avions été bien surpris de voir deux oiseaux aussi tôt que le 16 juillet. Ces grèbes migrent-ils de plus en plus hâtivement ou certains individus sont-ils tentés de passer l’été sur le fleuve comme le font bien d’autres espèces?
  • 1 Fou de Bassan – Un immature en plumage de troisième année pêchait lui aussi au large du quai.
  • 92 Cormorans à aigrettes
  • 13 Grands Hérons
  • 2 Pygargues à tête blanche – Un immature en plumage de première année et un adulte.
  • 9 Pluviers kildirs
  • 3 Petits Chevaliers – Oui, la migration des limicoles est belle et bien commencée; l’automne est donc à nos portes!!!
  • 5 Bécasseaux minuscules
  • 1 Bécasseau semipalmé
  • 5 Bécassins roux – Il est tout à fait normal que les adultes de Bécassins roux migrent vers le sud dès le début de juillet. Localement, par contre, nous ne sommes que rarement témoins de leur passage.

Bécassin roux (Short-billed Dowitcher – Limnodromus griseus)
Rivière-Ouelle – 9 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 3 Guillemots marmettes
  • 14 Petits Pingouins
  • 3 Guillemots à miroir
  • 61 Mouettes de Bonaparte
  • 400 Goélands à bec cerclé
  • 4 Pics flamboyants
  • 3 Faucons émerillons – Ces oiseaux étaient présents à trois endroits différents à Rivière-Ouelle. Dans la région, l’émerillon est un nicheur relativement commun en bordure du fleuve.
  • 6 Grands Corbeaux
  • 14 Hirondelles bicolores – De jeunes Hirondelles bicolores semblent avoir choisi cette matinée froide et venteuse pour quitter leur nid. Lorsque l’on voit des hirondelles se poser sur les pierres bordant le quai, sur une cheminée ou au sol derrière notre voiture, on peut être certain d’avoir affaire à des juvéniles inexpérimentées!
  • 6 Hirondelles rustiques
  • 6 Sittelles à poitrine rousse
  • 7 Grives fauves
  • 3 Moqueurs chats
  • 10 Parulines masquées
  • 7 Parulines flamboyantes
  • 1 Paruline à collier

Paruline à collier (Northern Parula – Setophaga americana)
Rivière-Ouelle – 9 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 1 Paruline à tête cendrée
  • 3 Parulines jaunes
  • 1 Paruline bleue
  • 30 Bruants chanteurs

Ce fut vraiment une étrange randonnée, comme si le comportement des oiseaux avait été faussé par la température, l’arrivée impromptue d’un banc de poissons ou tout autre phénomène inconnu de nous deux. J’ai hâte de voir ce qu’il en sera dans une semaine! 

mardi 17 mai 2016

Plongeons catmarins, Labbes parasites, Goélands bruns et le « cap » maritime de Rivière-Ouelle

Avec les trombes de pluie prévues pour la fin de semaine, j’avais décidé de consacrer l’après-midi de vendredi aux oiseaux, au cas où nos plans pour samedi et dimanche tomberaient à l’eau. La température était douce et le soleil bien présent, mais un petit vent du nord-est soufflait parfois avec ardeur. Je percevais même un contraste très net de température selon que le côté du buisson où je me trouvais était exposé au soleil ou au vent. Dès le départ, les passereaux ont pris la vedette, eux qui nous ont tellement fait défaut depuis le début du printemps. J’ai choisi un boisé de Rivière-Ouelle qui offre à la fois l’avantage de se trouver près du fleuve tout en ayant une bordure bien exposée au soleil.
Les oiseaux étaient bien présents en cet après-midi, mais ils chantaient très peu. Seulement trois des neufs espèces de parulines observées ont été entendues! Mais j’avais tout mon temps et j’étais prêt à attendre les oiseaux si nécessaire. Confortablement installé dans un endroit débordant de petits insectes, j’ai laissé les oiseaux venir à moi.

Ainsi, mon passage à Rivière-Ouelle vendredi le 13 mai entre 12 h 10 et 15 h 20 m’a permis de voir 45 espèces, dont :
  • 2 Urubus à tête rouge
  • 1 Balbuzard pêcheur
  • 1 Épervier brun
  • 8 Pluviers semipalmés
  • 6 Chevaliers grivelés
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 20 Goélands à bec cerclé
  • 50 Goélands argentés
  • 2 Goélands bruns – Deux immatures, un en plumage de première année et un autre de troisième année accompagnaient un petit groupe de goélands sur les îlots de la rivière Ouelle.

Goéland brun, immature 1ère année (Lesser Black-backed Gull – Larus fuscus)
Rivière-Ouelle – 13 mai 2016 © Claude Auchu
  • 2 Pics mineurs
  • 3 Pics flamboyants
  • 8 Mésanges à tête noire
  • 2 Sittelles à poitrine rousse
  • 2 Roitelets à couronne dorée
  • 20 Roitelets à couronne rubis
  • 2 Pipits d’Amérique
  • 1 Paruline noir et blanc – La rencontre avec cette paruline m’a fait particulièrement plaisir. Elle avait réussi à me glisser entre les doigts durant tout l’automne 2015, ma dernière observation remontait donc au 27 juillet de l’an dernier!
  • 1 Paruline verdâtre – Celle-là est toujours difficile à voir dans la région au printemps (et pas beaucoup plus facile durant la migration automnale).
  • 1 Paruline masquée
  • 2 Parulines tigrées

Paruline tigrée (Cape May Warbler – Setophaga tigrina)
Rivière-Ouelle – 13 mai 2016 © Claude Auchu
  • 3 Parulines à tête cendrée
  • 1 Paruline à poitrine baie
  • 1 Paruline à flancs marron
  • 2 Parulines bleues
  • 25 Parulines à croupion jaune

Paruline à croupion jaune (Yellow-rumped Warbler – Setophaga coronata)
Rivière-Ouelle – 13 mai 2016 © Claude Auchu
  • 7 Bruants familiers – Un oiseau faisait le tour des cônes d’épinette tombés au sol durant l’hiver et réussissait encore à y trouver des graines.

Bruant familier (Chipping Sparrow – Spizella passerina)
Rivière-Ouelle – 13 mai 2016 © Claude Auchu
  • 20 Bruants chanteurs
  • 12 Bruants à gorge blanche

Après la pluie tombée durant la nuit, la journée de samedi devait être ensoleillée et peu venteuse, ce qui s’annonçait parfait pour notre classique hebdomadaire à Rivière-Ouelle. Notre seule crainte s’est cependant réalisée lorsqu’à 8 h 00, un épais mur de brouillard est venu réduire de moitié la durée de la partie maritime de notre sortie. C’était d’autant plus dommage que notre décompte des oiseaux circulant au large se déroulait rondement et que nous étions en route pour cumuler des quantités plus qu’intéressantes!
Le brouillard a changé nos plans pour l’aquatique, mais le forestier ne s’en est pas vraiment ressenti. Nous avons pu inspecter les boisés sans être distraits par les canards qui essaient trop souvent de nous retenir le long des rivages. Par conséquent, le nombre de canards barbotteurs est demeuré peu élevé, perdus qu’ils étaient dans le brouillard.

Nous avons tout de même terminé notre excursion de samedi le 14 mai à Rivière-Ouelle avec un remarquable 95 espèces rencontrées entre 5 h 10 et 13 h 00. En voici une large sélection :
  • 3000 Oies des neiges
  • 2 Bernaches cravants
  • 47 Bernaches du Canada
  • 1 Canard souchet
  • 15 Eiders à duvet
  • 83 Macreuses à front blanc
  • 10 Macreuses brunes
  • 3000 Macreuses à bec jaune
  • 1 Harelde kakawi
  • 2 Petits Garrots
  • 7150 Plongeons catmarins – Encore une fois, tous ces oiseaux filaient vers l’ouest à un rythme soutenu; par moment, Christiane a même dû les compter par groupe de dix! Relativement peu d’oiseaux étaient posés à l’eau, le mot d’ordre semblant être : « On quitte! ». Il ne faut pas oublier que ces 7150 catmarins ont été comptés avant l’arrivée du brouillard, soit entre 5 h 20 et 8 h 00, ce qui nous donne 45 oiseaux à la minute! Qu’ont-ils fait lorsque le brouillard est apparu? Ont-ils continué leur déplacement sans voir où ils allaient? Ont-ils pris de l’altitude afin de voler au-dessus du brouillard? À moins qu’ils aient arrêté net à l’endroit où ils étaient rendus?
  • 2 Plongeons huards
  • 1 Grèbe jougris
  • 1 Fou de Bassan – Seulement un oiseau; c’est ce qui arrive lorsque l’on quitte le quai trop tôt!
  • 1 Balbuzard pêcheur
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 2 Éperviers bruns
  • 2 Petites Buses – Vers midi, le brouillard s’est levé rapidement et deux Petites Buses en ont profité pour continuer leur migration.
  • 38 Pluviers semipalmés
  • 4 Pluviers kildirs
  • 4 Chevaliers grivelés
  • 2 Chevaliers solitaires
  • 4 Grands Chevaliers
  • 13 Petits Cheveliers
  • 15 Bécasseaux minuscules
  • 23 Labbes parasites – Oui, nous avons vu 23 Labbes parasites! Comme les Plongeons catmarins, la majorité de ces oiseaux se déplaçaient vers l’ouest d’un vol décidé, laissant croire qu’ils avaient eux aussi l’intention de s’envoler pour l’Arctique. Certaines journées, les labbes observés à Rivière-Ouelle sont plutôt en quête de nourriture, ce qui est très évident par leur comportement!
  • 23 Petits Pingouins
  • 1 Mouette tridactyle
  • 3 Mouettes de Bonaparte
  • 75 Goélands à bec cerclé
  • 75 Goélands argentés
  • 8 Goélands bruns – Cette fois, aucun oiseau n’a été vu en vol au large du quai. Un immature en plumage de première année (le même que la veille) et sept de troisième année étaient plutôt posés en bordure de la rivière. Le nombre élevé d’oiseaux de troisième année nous surprend toujours. En toute logique, ils devraient pourtant être de la classe d’âge la moins commune (puisque des immatures meurent à chaque année et que le plumage adulte est conservé durant toute la vie de l’oiseau à partir de sa quatrième année). Comment se fait-il alors que nous voyons tant de Goélands bruns en plumage de troisième année??? Plusieurs resemblent vraiment à des adultes vus de loin et ce n’est que lorsqu’ils sont vus de plus près ou encore en vol que les couvertures alaires brunâtres deviennent apparentes.

Dans ce groupe de 62 goélands photographiés dans le brouillard se trouvent huit Goélands bruns. 
Voyez-vous l’oiseau en plumage de premier été?
Goélands bruns (Lesser Black-backed Gulls – Larus fuscus), Goélands argentés (Herring Gulls – Larus argentatus
et Goélands à bec cerclé (Ring-billed Gulls – Larus delawarensis)
Rivière-Ouelle – 14 mai 2016 © Claude Auchu
  • 5 Goélands marins
  • 4 Pics mineurs
  • 1 Pic chevelu
  • 6 Pics flamboyants
  • 1 Moucherolle des aulnes – Une présence surprenante aussi tôt par ce printemps frisquet. Je n’avais d’ailleurs jamais observé cette espèce aussi hâtivement dans la région, ma date record était auparavant le 19 mai 2012.
  • 1 Moucherolle phébi
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 12 Alouettes hausse-col
  • 18 Hirondelles bicolores
  • 2 Hirondelles rustiques
  • 13 Mésanges à tête noire
  • 5 Sittelles à poitrine rousse
  • 1 Sittelle à poitrine blanche
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 3 Grives solitaires
  • 1 Moqueur chat
  • 1 Plectrophane lapon
  • 1 Plectrophane des neiges – Lors des matins sans vent (c’est rare, mais ça arrive!), le quai de Rivière-Ouelle est un bel endroit où repérer des passereaux à leurs cris. Samedi, un Plectrophane des neiges et un lapon tardifs ont tous deux été nettement entendus.
  • 1 Paruline noir et blanc
  • 1 Paruline à joues grises
  • 1 Paruline masquée
  • 1 Paruline à collier

Paruline à collier (Northern Parula – Setophaga americana)
Rivière-Ouelle – 14 mai 2016 © Claude Auchu
  • 1 Paruline bleue – Malgré les 15°C et les insectes présents un peu partout, un mâle se nourrissait d’un pain d’oiseaux à une mangeoire! Nous n’avions jamais vu auparavant de Paruline bleue à une mangeoire!?!
  • 33 Parulines à croupion jaune
  • 10 Bruants familiers
  • 3 Bruants des prés
  • 33 Bruants chanteurs
  • 1 Bruant des marais
  • 50 Bruants à gorge blanche
  • 9 Bruants à couronne blanche
  • 1 Junco ardoisé
  • 2 Cardinaux à poitrine rose – Ce couple également se nourrissait sur le même pain d’oiseaux que la Paruline bleue (mais pas au même moment…). Ces mélanges ont parfois un succès surprenant!
  • 30 Carouges à épaulettes
  • 1 Quiscale rouilleux
  • 53 Quiscales bronzés
  • 3 Vachers à tête brune
  • 1 Oriole de Baltimore – Un mâle était de retour à ce qui est probablement le seul site de nidification de l’espèce à Rivière-Ouelle.
  • 3 Roselins pourprés – Durant la dernière semaine, les roselins semblent avoir presque déserté nos sites. Sont-ils partis nicher?
  • 4 Tarins des pins
  • 48 Chardonnerets jaunes
  • 2 Moineaux domestiques

Dimanche matin, en attendant le retour de la pluie, j’ai fait une courte sortie à Rivière-Ouelle afin de voir si le mouvement de Plongeons catmarins était encore perceptible. Un vent fort soufflait du nord-est (ce qui, en partant, ne m’a jamais semblé propice aux gros déplacements de catmarins) et très peu d’oiseaux étaient en effet visibles.

L’occasion est belle pour moi de vous expliquer la façon dont je comprends les mouvements des oiseaux marins à Rivière-Ouelle, en particulier au large du quai. Les observateurs d’oiseaux connaissent très bien l’effet de concentration que peut produire sur les oiseaux terrestres un cap ou une pointe s’avançant dans un plan d’eau d’importance. Nous avons tous déjà vu un petit groupe de passereaux migrateurs coincés à l’extrémité d’un boisé, d’une pointe ou d’un cap qui hésitent à s’envoler au-dessus des champs ou du cours d’eau qui se trouve devant eux. Après plusieurs tentatives, ces oiseaux finissent tous par quitter ce cul-de-sac. La même chose existe à plus grande échelle, on a qu’à penser à Cape May au New Jersey, à Gibraltar dans le sud de l’Espagne ou à Falsterbo en Suède. À ces endroits, c’est toute une gamme d’oiseaux terrestres qui se concentrent et font les cents pas avant de finalement s’élancer au-dessus de l’eau.
Mes observations à Rivière-Ouelle au fil des années m’ont mené à croire que la situation géographique de l’endroit joue un peu le même rôle, mais cette fois pour les espèces marines. Comme les oiseaux terrestres entassés au bout d’un cap, il m’apparaît évident que les oiseaux marins se rassemblent au large de Rivière-Ouelle et hésitent à s’envoler au-dessus de la terre ferme et, surtout, de la partie moins salée du fleuve qui se trouve en amont. Ce serait donc en grande partie la salinité qui forme cette sorte de « cap » qui bloque les oiseaux marins à Rivière-Ouelle. Le Plongeon catmarin est l’espèce dont la concentration est la plus évidente, mais le Labbe parasite et le Fou de Bassan sont aussi des migrateurs réguliers à Rivière-Ouelle qui ne se rencontrent pratiquement jamais plus à l’ouest le long de la rive sud du Saint-Laurent. Il nous est arrivé à plusieurs reprises de voir de petits groupes de Fous de Bassan remonter le fleuve pour les voir redescendre plus tard durant la matinée, comme s’ils n’avaient pas aimé ce qu’ils avaient trouvé en amont. En octobre 2013, nous avions même vu un Océanite cul-blanc faire carrément demi-tour devant le quai pour retourner vers l’estuaire maritime. D’ailleurs, même pour nous, simples observateurs d’oiseaux, la différence entre la végétation aquatique aux deux extrémités de la grande baie de Sainte-Anne est évidente : le décor de la pointe de la rivière Ouelle à marée basse est très différent de celui de Saint-Roch-des-Aulnaies, situé un petit 15 kilomètres plus à l’ouest. De toute évidence, les oiseaux marins réussissent à saisir cette différence même au loin au large!
Et combien de temps ces oiseaux aquatiques séjournent-ils au bout du « cap » maritime de Rivière-Ouelle? Un même Plongeon catmarin s’attarde-t-il durant quelques jours ou plusieurs semaines? Quelles sont les conditions météorologiques qui les bloquent ici et celles qui les incitent à continuer leur voyage? Comme toujours, chaque tentative de réponse amène son lot de nouvelles questions… 

mardi 1 juillet 2014

De la Paruline à couronne rousse au Bruant de Nelson

Pour cette autre fin de semaine ornithologique, nous avons décidé de laisser Rivière-Ouelle de côté (!!!). Il y a tant de sites d’intérêt à visiter et si peu de temps disponible qu’il nous faut faire des choix. Ainsi, même avec trois journées de congé ensoleillées, nous avons décidé de consacrer du temps à parcourir les forêts et les battures du fleuve plutôt que de scruter le large comme c’est souvent notre habitude. Espérons simplement qu’une mouette rare ou un Grand Cormoran n’aura pas décidé d’attendre la dernière fin de semaine de juin, comme c’est déjà arrivé, pour traverser la région en passant par Rivière-Ouelle…!

Samedi matin, nous nous sommes dirigés vers Saint-Onésime pour la traditonnelle tournée des forêts de l’arrière-pays. Cette excursion implique d’abord 12 kilomètres de voiture afin de nous rendre au point de départ. Ensuite, c’est un trajet d’une dizaine de kilomètres, quelques-uns à vélo mais plusieurs à pied, que nous parcourons à travers des forêts de plus en plus conifériennes.

Même si cette excursion à Saint-Onésime nous a semblé courte, nous sommes tout de même demeurés sur le terrain de 4 h 45 à 10 h 10, samedi le 28 juin, pour une récolte de 67 espèces, dont :
  • 9 Sarcelles d’hiver – Une femelle et huit canetons se nourrissaient dans un chemin forestier partiellement inondé. À notre approche, toute la famille a choisi d’aller se cacher en forêt plutôt que dans l’étang situé de l’autre côté de la route! Ce comportement m’avait déjà semblé normal chez le Canard branchu, mais je le trouve plutôt surprenant chez une sarcelle…
Sarcelles d’hiver – Saint-Onésime – 28 juin 2014 © Claude Auchu
  • 1 Garrot à œil d’or
  • 1 Gélinotte huppée
  • 1 Butor d’Amérique
  • 2 Busards Saint-Martin – Un mâle arrivant de loin avec une proie entre les serres l’a délicatement offerte à sa femelle.
  • 1 Autour des palombes – Un énorme adulte a volé longuement très bas au-dessus de la route forestière que nous suivions. Avec les nombreux Lièvres d’Amérique que nous avons vus le long des chemins durant l’avant-midi, les chances que sa chasse s’avère fructueuse étaient très élevées!
  • 2 Colibris à gorge rubis
  • 1 Pic maculé
  • 3 Pics chevelus
  • 4 Pics flamboyants
  • 6 Moucherolles à ventre jaune
  • 8 Moucherolles des aulnes
  • 2 Moucherolles tchébecs
  • 1 Tyran tritri
  • 4 Viréos à tête bleue
  • 18 Viréos aux yeux rouges
  • 4 Mésangeais du Canada
Mésangeai du Canada, juvénile – Saint-Onésime – 28 juin 2014 © Claude Auchu
  • 4 Geais bleus
  • 1 Hirondelle à front blanc
  • 11 Mésanges à tête noire
  • 2 Mésanges à tête brune
  • 13 Troglodytes des forêts
  • 6 Roitelets à couronne dorée
  • 20 Roitelets à couronne rubis
  • 4 Merlebleus de l’Est
  • 11 Grives fauves
  • 22 Grives à dos olive
  • 9 Grives solitaires
  • 27 Merles d’Amérique
  • 2 Moqueurs chats
  • 13 Jaseurs d’Amérique
  • 4 Parulines couronnées
  • 3 Parulines des ruisseaux
  • 2 Parulines noir et blanc
  • 16 Parulines à joues grises
  • 2 Parulines tristes
  • 11 Parulines masquées
  • 6 Parulines flamboyantes
  • 4 Parulines à collier
Paruline à collier – Saint-Onésime – 28 juin 2014 © Claude Auchu
 
Paruline à collier – Saint-Onésime – 28 juin 2014 © Claude Auchu
  • 25 Parulines à tête cendrée
  • 4 Parulines jaunes
  • 9 Parulines à flancs marron
  • 7 Parulines bleues
  • 6 Parulines à couronne rousse – Les petites vedettes locales étaient encore sur place, mais en quantité moins importante cette année. Il est vrai que le grand bûcher où elles nichent se transforme doucement en forêt.
Paruline à couronne rousse – Saint-Onésime – 28 juin 2014 © Claude Auchu
  • 5 Parulines à croupion jaune
  • 1 Paruline à gorge noire
  • 1 Paruline à calotte noire
  • 12 Bruants familiers
  • 3 Bruants fauves
  • 3 Bruants de Lincoln
  • 2 Bruants des marais
  • 35 Bruants à gorge blanche
  • 1 Junco ardoisé
  • 3 Roselins pourprés
  • 8 Chardonnerets jaunes
Bien sûr, comme c’est le cas pour toutes nos excursions, la liste des espèces observées contient autant celles vues dans le village de Saint-Onésime que celles observées dans les forêts de conifères qui étaient notre destination finale. En comparant la liste avec celle de l’an dernier sur le même trajet, on remarque des similitudes presque surprenantes, comme si les oiseaux n’avaient pas bougé d’un iota depuis un an. Ainsi, les Parulines obscures et à gorge orangée étaient encore une fois absentes, tout comme la Sittelle à poitrine rousse alors que les fringillidés étaient, pour la plupart, rassemblés autour du village.

Dimanche, aucune excursion n’était prévue (une fois n’est pas coutume!).

Lundi matin, cependant, je tenais absolument à faire une petite tournée à La Pocatière. Il y avait en effet déjà trop longtemps que je n’avais pas parcouru mes bons vieux sites ornithologiques locaux. Au fil des années, nous ajoutons de nouvelles destinations que nous aimons bien revisiter par la suite, mais le nombre de journées disponibles pour les explorer demeure toujours le même!
Alors, malgré la température déjà trop chaude au lever du soleil et qui annonçait une journée caniculaire, j’ai fait un circuit de 30 kilomètres à vélo qui traversait des champs, des érablières, des sections plus conifériennes et les battures du fleuve Saint-Laurent. Je ne sais pas si c’est la chaleur, la période de nourrissage intensif des oisillons qui bat son plein ou encore parce que Christiane ne m’accompagnait pas avec son fidèle petit calepin, mais le nombre d’oiseaux observés m’a semblé bien peu élevé. Plusieurs n’ont été entendus qu’à une ou deux reprises et je soupçonne fortement les 25°C qui reignaient déjà à 8 h 00 de m’avoir jouer un tour.

À La Pocatière, lundi le 30 juin, cette sortie sans histoire m’aura permis de croiser 64 espèces entre 4 h 50 à 10 h 20, parmi lesquelles :
  • 4 Grands Hérons
  • 10 Tourterelles tristes
  • 3 Pics maculés
  • 1 Pic mineur
  • 3 Pics flamboyants
  • 1 Faucon émerillon
  • 1 Moucherolle à ventre jaune
  • 2 Mouchrolles des aulnes
  • 3 Moucherolles tchébecs
  • 2 Moucherolles phébis
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 15 Viréos aux yeux rouges
  • 1 Geai bleu
  • 30 Corneilles d’Amérique
  • 4 Grands Corbeaux
  • 3 Hirondelles bicolores
  • 4 Hirondelles rustiques
  • 4 Troglodytes des forêts
  • 1 Roitelet à couronne dorée
  • 5 Grives fauves
  • 1 Grive à dos olive – Ce rare mâle chanteur de Grive à dos olive sur le territoire de La Pocatière chantait à moins de 800 mètres du territoire protégé par une Grive des bois depuis un mois. Je trouve toujours intéressant de voir une spécialiste des conifères littéralement cotoyer une spécialiste des forêts décidues durant la période de nidification. Celà démontre bien la richesse du site!
  • 4 Grives solitaires
  • 1 Grive des bois
  • 30 Merles d’Amérique
  • 3 Moqueurs chats
  • 40 Étourneaux sansonnets
  • 7 Jaseurs d’Amérique
  • 3 Parulines couronnées
  • 1 Paruline des ruisseaux
  • 4 Parulines noir et blanc
  • 4 Parulines à joues grises
  • 20 Parulines masquées
  • 6 Parulines flamboyantes
  • 3 Parulines à tête cendrée
  • 1 Paruline à gorge orangée
  • 12 Parulines jaunes
Paruline jaune – La Pocatière – 30 juin 2014 © Claude Auchu
  • 1 Paruline à flancs marron
  • 1 Paruline bleue
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 10 Bruants familiers
  • 6 Bruants de Nelson – Nous manquons même de temps pour aller rendre visite à nos Bruants de Nelson!
  • 4 Bruants des marais
  • 1 Cardinal à poitrine rose
  • 4 Goglus des prés
  • 2 Sturnelles des prés – Comme la Grive des bois, ces deux sturnelles chantaient sur les mêmes territoires qu’à la fin de mai. Elles sont possiblement les dernières à nicher à La Pocatière…
  • 1 Vacher à tête brune
  • 3 Roselins pourprés
C’est ainsi que se terminera le mois de juin 2014; la moitié de l’été ornithologique est déjà derrière nous. Si l’hiver dernier a parfois été un peu ennuyant par son manque d’oiseaux et le printemps plutôt pénible par son manque de soleil, je dois avouer que l’été 2014 est jusqu’à maintenant presque parfait. Dans la région de La Pocatière, les vents forts du sud-ouest qui poussent de l’humidité jusqu’à nous ont été très rares (jusqu’au 30 juin du moins) et même la pluie s’est faite discrète. Autre fait à signaler, les moustiques n’étaient pas non plus trop « achalants »! On verra bien ce que la deuxième moitié de l’été nous réservera!

lundi 16 mai 2011

La fin d'une époque...

Eh oui, ça devait arriver : nous avons maintenant épuisé notre réserve de feuillets d’observations quotidiennes! À partir de maintenant, nous passons définitivement à la version électronique des célèbres feuillets! Depuis 2-3 ans, nous avons testé la chose en remplissant quelques feuillets électroniques, surtout lors de rares excursions à l’extérieur du territoire du Club des ornithologues de Québec. Sans vouloir passer pour de vieux conservateurs (oh non! surtout pas ça!!!), nous nous ennuyons déjà des feuillets sur papier. Il faut dire que depuis que j’ai complété mon premier feuillet, le 20 septembre 1981, j’en ai rempli plus de 6000 (et Christiane, de son côté, doit bien frôler les 8000), il s’agit donc d’une habitude bien ancrée! Pour moi, ma journée d’observation n’est vraiment terminée que lorsque mon feuillet est complété. À partir de maintenant, ce sera donc devant mon ordinateur que ma journée d’observation se terminera. Une nouvelle habitude à prendre mais, avec le nombre de feuillets que nous continuerons à remplir, elle se prendra probablement assez rapidement. Fini le papier… mais espérons que les feuillets électroniques se rendront à bon port car pour nous, c’est ce qui compte!!!
Malgré cette « révolution », il y a tout de même eu une fin de semaine! Et une fin de semaine froide, humide et venteuse comme plusieurs autres ce printemps. Samedi le 14 mai, face à un petit 10°C, une bruine continuelle et un bon vent du nord-est, nous avons fait trois courtes sorties pour voir quels oiseaux avaient été assez audacieux pour se rendre jusqu’à nous. Nous avons réussi à ajouter cinq petites espèces à notre liste annuelle. La plus surprenante fut sans doute le Moqueur chat, le 14 mai étant déjà ma date la plus hâtive pour cette espèce dans la région, établie auparavant en 1990 et 1991, lors de printemps probablement plus chauds que celui de 2011.
La journée de dimanche le 15 mai fut nettement plus palpitante. Avec la température annoncée, nous avions décidé de faire la grasse matinée mais, au réveil à 6 h 15, un coup d’œil à l’extérieur nous a permis de constater que l’asphalte était presque sec! Un lever et un déjeuner rapides et nous voilà sur le terrain! Le brouillard encore présent au-dessus de nos têtes a décidé pour nous que la matinée allait être consacrée aux oiseaux forestiers. Les premiers oiseaux vus étaient un peu ébouriffés mais semblaient plutôt en forme, même après une semaine de vent fort du nord-est. Nous avons même été agréablement surpris par la variété d’espèces présentes. Contre toute attente, plusieurs oiseaux vus dimanche ont réussi à arriver à La Pocatière à une date plutôt hâtive, ce qui me surprend énormément! La quantité d’individus pour chaque espèce était cependant encore faible. En après-midi, le brouillard s’étant dissipé, nous avons terminé notre excursion en jetant un coup d’œil aux oiseaux aquatiques.
Voici une liste partielle des espèces observées dimanche :
  • 36 Canards chipeaux
  • 1 Canard siffleur – Un mâle accompagnait un couple de Canards d’Amérique. À son envol, nous avons remarqué que les couvertures sus-alaires blanches, caractéristiques de l’espèce, étaient pour ainsi dire absentes, seul le bout des grandes couvertures créaient une mince ligne blanche. Il s’agit donc d’un mâle à son premier printemps!
Canard siffleur - La Pocatière - 15 mai 2011
Chez le Canard siffleur, à gauche, les couvertures sus-alaires en grande partie grises indiquent que l'oiseau est âgé de moins d'un an. Remarquez aussi les sous-alaires grises plutôt que blanches comme chez le Canard d'Amérique (à droite).
Canard siffleur et Canard d'Amérique - La Pocatière - 15 mai 2011

  • 13 Fuligules à collier
  • 42 Petits Fuligules
  • 1 Faucon pèlerin – Il attaque sans succès les Petits Fuligules qui ont eu la bonne idée de ne pas s’envoler.
  • 8 Goélands arctiques

Goéland arctique - La Pocatière - 15 mai 2011

  • 2 Moucherolles tchébec
  • 4 Moucherolles phébis
  • 1 Tyran tritri
  • 21 Geais bleus – Onze oiseaux migraient silencieusement en un groupe compact. Les Geais bleus sont régulièrement vus migrant dans la région en mai pendant que leurs congénères locaux sont occupés à nicher.
  • 70 Alouettes hausse-col – À cette date, il s’agit bien sûr d’oiseaux de la sous-espèce nichant dans le nord du Québec. La race qui niche dans le sud, ou le peu qu’il en reste, est déjà en train de nicher.
  • 1 Grive à dos olive – Le 15 mai était déjà ma date la plus hâtive pour cette grive (1986 et 1993).
  • 1 Paruline obscure
  • 3 Parulines à joues grises
  • 6 Parulines à collier

Paruline à collier femelle - La Pocatière - 15 mai 2011
  • 1 Paruline à flancs marron
  • 1 Paruline tigrée
  • 6 Parulines bleues
  • 48 Parulines à croupion jaune
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 1 Paruline à gorge orangée
  • 2 Parulines noir et blanc
  • 11 Parulines couronnées – Toujours aussi bruyantes! Trois oiseaux chantaient dans un rayon de 10 mètres!
  • 1 Paruline masquée
  • 1 Paruline du Canada – Une nouvelle date d’arrivée hâtive pour moi, la précédente étant le 19 mai 1989 et 1993, à une époque où l’espèce était nettement plus commune.
  • 165 Bruants à couronne blanche – C’était l’espèce la plus évidente en ville cette fin de semaine! La mauvaise température qui interrompt la migration printanière est sûrement responsable d’une si grande abondance; je me souviens de certains printemps où j’avais de la difficulté à voir un seul oiseau dans la région!
  • 5 Cardinaux à poitrine rose
Dimanche fut donc une très bonne journée (où nous avons même entrevu le soleil!) qui nous a permis de rattraper quelque peu le retard sur notre liste annuelle d’oiseaux. Treize espèces de parulines nous ont surpris, surtout aussi tôt qu’à la mi-mai au cours d’un printemps très froid. Curieusement, aucune Paruline à tête cendrée ou flamboyante n’a été vue, pourtant deux de nos parulines les plus communes!
Une autre fin de semaine avec des moments forts et d’autres plus faibles. Pour nous, elle passera tout de même à l’histoire… parce que oui, c’est la fin d’une époque. Maintenant, habituons-nous au feuillet électronique…