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mardi 18 octobre 2016

Un océanite et un macareux : défi relevé!

Les conditions d’observation de cette fin de semaine ont été tout à fait à l’opposé de celles dont nous avions bénéficié lundi dernier. Un vent léger à fort du sud-ouest et une marée baissante en matinée n’étaient rien pour favoriser la migration des oiseaux. Et c’était sans compter les risques de pluie prévus pour dimanche. Mais, à la mi-octobre, il n’était pas question pour nous de rester à l’intérieur durant les meilleures heures de la journée!

Puisqu’un léger vent soufflait encore du nord à mon retour du travail vendredi midi, je me suis empressé de me rendre à Rivière-Ouelle. C’est donc à partir du bout du quai que j’ai senti le vent tourner au sud-ouest pour le reste de la fin de semaine! Après avoir inspecté les oiseaux souvent posés sur un grand fleuve sans vague à Rivière-Ouelle, je me suis rendu jusqu’à Saint-Denis et Kamouraska pour profiter des limicoles poussés vers le haut du rivage par la marée.

Vendredi le 14 octobre, j’ai erré entre Rivière-Ouelle, Saint-Denis et Kamouraska de 12 h 15 à 15 h 45. Voici les totaux pour certaines des 40 espèces rencontrées en chemin (à vous de deviner où ces oiseaux se trouvaient…) :
  • 84 Canards noirs
  • 71 Macreuses à front blanc
  • 44 Macreuses brunes
  • 22 Macreuses à bec jaune
  • 43 Hareldes kakawis
  • 18 Plongeons catmarins
  • 1 Plongeon huard
  • 3 Grèbes jougris
  • 189 Pluviers argentés

Pluviers argentés (Black-bellied Plovers – Pluvialis squatarola), Bécasseaux variables (Dunlins – Calidris alpina
et Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Kamouraska – 14 octobre 2016 © Claude Auchu
  • 34 Pluviers bronzés
  • 13 Pluviers semipalmés
  • 6 Grands Chevaliers
  • 3 Bécasseaux maubèches
  • 80 Bécasseaux sanderlings

Dans le nom scientifique du Bécasseau sanderling, l’épithète alba signifie « blanc ». 
C’est sûrement un individu en plumage d’hiver que l’Allemand Peter Pallas 
avait en main lorsqu’il a décrit l’espèce en 1764!
Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Kamouraska – 14 octobre 2016 © Claude Auchu
  • 264 Bécasseaux variables
  • 4 Bécasseaux à croupion blanc
  • 1 Bécasseau à poitrine cendrée
  • 1 Bécasseau semipalmé
  • 11 Petits Pingouins
  • 1 Guillemot à miroir
  • 70 Alouettes hausse-col
  • 1 Plectrophane lapon
  • 1 Paruline à croupion jaune

Bien entendu, des listes eBird ont été complétées pour chacune de ces municipalités.

Une atmosphère trop tranquille régnait encore à Rivière-Ouelle samedi matin. Au fil des années, l’expérience nous a cependant appris qu’un vent presque nul comme celui de samedi matin valait infiniment mieux qu’un vent fort provenant du sud-ouest. Bien installés au bout du quai, nous avons longuement scruté le large, ce qui nous a permis de repérer deux espèces souhaitées!
Malgré le peu de mouvement au large du quai, nous avons en effet réussi à trouver un autre Macareux moine (notre troisième cet automne) et un Océanite cul-blanc! Ces deux espèces peuvent maintenant être considérées comme régulières en très petit nombre au large de Rivière-Ouelle à la mi-automne, ce qui est tout de même surprenant puisque le quai ne se trouve qu’à 110 kilomètres de la ville de Québec!!! Dans le cas du macareux, ce n’est que tout récemment qu’un réel patron de présence dans la région s’est dessiné avec un sommet au début-octobre. À preuve, j’ai maintenant vu l’espèce ici à 14 reprises depuis 2008 alors que je ne l’avais auparavant noté qu’une seule fois (le 31 octobre 1987). Si ce patron s’est développé en aussi peu de temps, il est aussi bien possible qu’il change tout aussi rapidement, soit en devenant plus évident, soit en disparaissant tout simplement. L’océanite est lui-aussi présent à chaque année en octobre, mais nous avons maintenant commencé à noter sa présence en plein été! À présent, sachant que ces petits oiseaux sont présents en octobre, le vrai défi est de réussir à les repérer sur les 15 kilomètres de fleuve qui séparent le quai de Rivière-Ouelle des côtes de Charlevoix!

Malgré le petit nombre d’individus, nous avons trouvé ces 48 espèces à Rivière-Ouelle samedi le 15 octobre entre 6 h 25 et 12 h 40 :
  • 2500 Oies des neiges
  • 20 Bernaches du Canada
  • 113 Canards noirs
  • 3 Canards colverts
  • 33 Canards souchets – Toujours au même endroit depuis trois semaines, j’en suis bouche bée!
  • 10 Fuligules milouinans
  • 1 Petit Fuligule
  • 56 Eiders à duvet
  • 9 Macreuses à front blanc
  • 70 Macreuses brunes
  • 27 Macreuses à bec jaune
  • 2 Garrots à œil d’or
  • 36 Harles huppés
  • 34 Plongeons catmarins – Même les catmarins ont pris une pause!
  • 6 Plongeons huards
  • 5 Grèbes jougris
  • 1 Océanite cul-blanc – Ce oiseau pélagique est arrivé du sud-ouest poussé par le petit vent, mais faisait souvent demi-tour pour cueillir de la nourriture à la surface de l’eau. L’océanite s’est même posé à l’eau à quelques reprises, souvent en gardant ses ailes entrouvertes, avant de repartir aussitôt. Il est toujours impressionnant de penser qu’un oiseau si minuscule (20 centimètres et 40 grammes!) passe sa vie en pleine mer!!!
  • 3 Fous de Bassan – Trois juvéniles volant individuellement vers l’ouest.
  • 8 Grands Hérons
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Grand Chevalier – Avec une marée très basse, les limicoles avaient énormément d’endroits où se cacher. Le seul limicole vu samedi ne se trouvait pas sur les battures du fleuve, mais plutôt en bordure de la rivière.
  • 37 Petits Pingouins
  • 2 Guillemots à miroir
  • 1 Macareux moine – Cette fois, le macareux était accompagné deux Petits Pingouins qui nous ont offert de bons points de référence pour la taille et les proportions.
  • 3 Mouettes de Bonaparte
  • 400 Goélands à bec cerclé
  • 40 Goélands argentés
  • 20 Goélands marins

Goéland marin (Great Black-backed Gull – Larus marinus)
Rivière-Ouelle – 15 octobre 2016 © Claude Auchu
  • 4 Pigeons bisets
  • 2 Tourterelles tristes
  • 3 Pics chevelus
  • 11 Geais bleus
  • 200 Corneilles d’Amérique
  • 4 Grands Corbeaux
  • 19 Alouettes hausse-col
  • 16 Mésanges à tête noire
  • 8 Roitelets à couronne dorée
  • 3 Merles d’Amérique
  • 100 Étourneaux sansonnets
  • 1 Plectrophane des neiges – Pour le Plectrophane des neiges, le 15 octobre est une date tout à fait dans les normes pour son arrivée dans la région.
  • 3 Bruants chanteurs
  • 7 Bruants à gorge blanche
  • 2 Bruants à couronne blanche
  • 25 Juncos ardoisés
  • 1 Sizerin flammé
  • 1 Tarin des pins
  • 1 Gros-bec errant – Au mois d’août, à la fin des années 1970, les Gros-becs errants apparaissaient en masse dans la région accompagnés de juvéniles pour s’alimenter des samares des Érables à Giguère. Maintenant relativement rares dans la région, de petites bandes nous ont été signalées un peu partout dans la région. Nous quittent-ils à leur tour comme les autres fringillidés…?

En terminant ma journée à Rivière-Ouelle, je me suis souvenu de l’excursion que j’y avais fait le 15 octobre 1991, il y a donc exactement 25 ans. J’avais réussi à trouver mon premier Bruant à joues marron, un Passerin indigo tardif et 16 Labbes parasites, dont un groupe serré de 12 individus! Comment oublier une telle matinée!!!

Dimanche, avec un vent parfois fort (et encore du sud-ouest), les 3 h 30 passées à parcourir La Pocatière ne nous ont pas fourni grand-chose. Nous espérons bien sûr que le vent proviendra du bon côté samedi et dimanche prochain mais, peu importe, soyez certains que nous serons à l’extérieur… au cas où! 

mardi 20 septembre 2016

Grèbes esclavons et Goéland brun juvénile

En automne, les observateurs d’oiseaux autant que les oiseaux eux-mêmes attendent les fronts froids. De tels systèmes produisent des vents du nord-ouest qui poussent les oiseaux à migrer en masse vers le sud. Malheureusement pour nous, les effets du front qui a traversé le Québec au milieu de la semaine dernière se sont dissipés trop vite. Les vents ont rapidement tourné au sud-ouest en dispersant les oiseaux que le front avait amené avec lui. Les choses se sont donc déroulées de façon plutôt détendue pour nous ces derniers jours.

Malgré cela, vendredi midi, j’étais prêt à débuter ma fin de semaine ornithologique. Les limicoles rares étant particulièrement à la mode ces temps-ci, je n’ai pu résister à la tentation de me rendre à Kamouraska. Sur place, les oiseaux n’étaient pas particulièrement nombreux, mais la marée montante les poussait très rapidement dans la partie supérieure du rivage. J’en ai profité pour comparer la longueur du bec des quelques Bécasseaux semipalmés présents tout près de moi. Chez cette espèce, et en particulier chez les individus qui traversent le Québec durant leur migration, le bec peut présenter des variations surprenantes d’un individu à l’autre. Je serai donc mieux préparé lors d’une éventuelle rencontre avec un Bécasseau d’Alaska…
J’en profite pour vous encourager à lire cet article très complet et superbement illustré sur l’identification des petits bécasseaux, dont le Bécasseau semipalmé et le Bécasseau d’Alaska. Écrit il y a plus de 30 ans, cet article demeure encore une valeur sûre. Les illustrations de Lars Jonsson valent à elles seules le détour!!!

Vendredi le 16 septembre, les oiseaux suivants étaient présents à Kamouraska :
  • 120 Pluviers argentés
  • 35 Pluviers semipalmés – Parmi ces pluviers se trouvait un juvénile bagué par des étudiants du cégep de La Pocatière deux semaines plus tôt.
  • 2 Tournepierres à collier
  • 40 Bécasseaux maubèches
  • 60 Bécasseaux sanderlings

Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Kamouraska – 16 septembre 2016 © Claude Auchu
  • 7 Bécasseaux variables
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 20 Bécasseaux semipalmés

Bécasseau semipalmé (Semipalmated Sandpiper – Calidris pusilla)
Kamouraska – 16 septembre 2016 © Claude Auchu
  • 1 Faucon émerillon

Corneille d’Amérique (American Crow – Corvus brachyrhychos)
Kamouraska – 16 septembre 2016 © Claude Auchu
Samedi matin, notre promenade à travers le territoire de Rivière-Ouelle s’est déroulée sous de très belles conditions, peut-être même trop belles. Le temps anormalement doux pour la saison ne donnait visiblement pas aux canards la motivation nécessaire pour se déplacer. La majorité des canards barbotteurs et les bernaches se reposaient dans une section inaccessible des battures, comme s’ils appréhendaient l’ouverture prochaine de la chasse. Les pluviers et bécasseaux sommeillaient tôt le matin, avant de se disperser sur l’immense superficie laissée par une marée particulièrement basse. Les passereaux, eux, sont presque passés inaperçus. Bref, ce fut une matinée bien tranquille.

Nous avons tout de même terminé notre excursion avec 66 espèces, présentes à Rivière-Ouelle samedi le 17 septembre entre 6 h 00 et 12 h 00. Voici une partie de notre récolte :
  • 450 Bernaches du Canada
  • 215 Canards noirs
  • 8 Canards colverts
  • 2 Fuligules à collier
  • 1 Fuligule milouinan
  • 5 Eiders à duvet – Les vents du sud-ouest et une marée descendante ne sont vraiment pas ce qu’il faut pour voir beaucoup d’eiders à Rivière-Ouelle!
  • 17 Macreuses à front blanc
  • 3 Macreuses brunes
  • 1 Macreuse à bec jaune – Contrairement à ces deux cousines, la Macreuse à bec jaune n’est que rarement rencontrée dans la région durant l’été. Son retour lors de la migration automnale se fait typiquement à la mi-septembre. En été, il faut se méfier des jeunes mâles de la Macreuse à front blanc qui ont souvent très peu de blanc sur la tête, mais beaucoup de jaune au bec. La forme de leur tête demeure cependant très différente.
  • 2 Harles couronnés
  • 63 Plongeons catmarins
  • 1 Plongeon huard
  • 3 Grèbes esclavons – Nos trois premiers oiseaux de l’automne volaient ensemble vers le nord-est.
  • 2 Grèbes jougris
  • 168 Cormorans à aigrettes
  • 28 Grands Hérons
  • 6 Urubus à tête rouge
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Autour des palombes – L’arrivée d’un immature au-dessus de la rivière nous a bien surpris! Il est très rare que cette espèce des grandes forêts fasse des incursions dans un endroit aussi peu boisé que Rivière-Ouelle.
  • 3 Pluviers argentés
  • 1 Pluvier bronzé
  • 75 Pluviers semipalmés
  • 1 Chevalier grivelé
  • 1 Grand Chevalier
  • 1 Bécasseau variable
  • 80 Bécasseaux semipalmés
  • 2 Guillemots à miroir
  • 1000 Goélands à bec cerclé – Lorsque le jeune Autour des palombes a traversé la rivière, plusieurs goélands étaient présents dans le secteur. Le rapace a fait un bref piqué sur un individu qui s’est tout simplement tassé de son chemin, sans provoquer chez lui une réelle panique. Le scénario aurait été bien différent si un Faucon pèlerin avait pris la place de l’autour! Les oiseaux apprennent rapidement à reconnaître les prédateurs qui ne représentent pas de réel danger pour eux.
  • 1 Goéland brun – La découverte d’un Goéland brun en plumage juvénile a été la plus belle surprise de notre fin de semaine. L’oiseau était déjà présent tout près du quai à notre arrivée, mais ce n’est qu’à notre retour à la voiture 150 minutes plus tard que nous avons finalement réalisé de quelle espèce il s’agissait! Entre temps, la marée avait commencé à se retirer et ce n’est que lorsque j’ai essayé de m’approcher du goéland pour le photographier qu’il a décidé d’aller se poser au loin sur les battures. Encore une fois, la présence d’un juvénile (donc un oiseau qui a quitté son nid il y a moins de trois mois) si tôt en saison pose la question sur son lieu de naissance. En théorie, le site le plus près de notre région où niche ce goéland européen se trouve sur la côte ouest du Groenland, à plus de 2000 kilomètres d’ici! Mais, en pratique, nous savons tous que l’espèce niche incognito sur notre continent et je suis certain que l’exploration de certaines colonies de goélands présentes sur la Côte-Nord permettrait de clore rapidement le dossier!

Goéland brun (Lesser Black-backed Gull – Larus fuscus)
Rivière-Ouelle – 17 septembre 2016 © Claude Auchu
  • 1 Crécerelle d’Amérique
  • 1 Faucon émerillon
  • 3 Faucons pèlerins
  • 1 Viréo aux yeux rouges
  • 11 Geais bleus
  • 11 Mésanges à tête noire
  • 2 Mésanges à tête brune – Certains automnes, des Mésanges à tête brune se déplacent en longeant le fleuve sur la rive sud du Saint-Laurent. Quels chemins prennent donc ces petits habitants des forêts conifériennes pour se rendre jusqu’au quai de Rivière-Ouelle?!?
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 4 Roitelets à couronne dorée
  • 1 Grive à dos olive – Nous venions tout juste de parler des nombreuses Grives à joues grises qui étaient sûrement cachées dans les boisés près de nous lorsque nous avons trouvé une Grive à dos olive. Plusieurs milliers de Grives à joues grises en migration survolent sûrement la région entre leur terrain de nidification du nord du Québec et leur aire d’hivernage en Amérique du Sud, mais il est extrêmement difficile de mettre l’œil sur l’une d’elles!
  • 5 Jaseurs d’Amérique
  • 2 Parulines obscures
  • 2 Parulines à joues grises
  • 4 Parulines masquées
  • 1 Parulines rayées
  • 25 Parulines à croupion jaune
  • 8 Bruants des prés
  • 14 Bruants à gorge blanche
  • 20 Chardonnerets jaunes

Avec le passage d’averses durant la nuit de samedi à dimanche suivies d’une autre journée de vent du sud-ouest, nous avions décidé de ne choisir notre destination pour dimanche qu’au moment du lever. À notre grande surprise, le trottoir devant la maison était déjà pratiquement sec au petit matin! Alors, plutôt que de risquer une sortie dédiée aux passereaux par grands vents, nous avons décidé de suivre la marée haute et de nous diriger vers Montmagny pour voir quels limicoles y étaient encore présents.
Les oiseaux de rivage qui fréquentent les sites stratégiques de Montmagny sont très différents de ceux présents au Kamouraska. Une barrière physique existe entre les deux régions, qui se traduit simplement par la salinité de l’eau qui influence elle-même les plantes et les petites bestioles dont ces oiseaux se nourrissent. Ce dimanche, justement, il y avait bien peu de limicoles pour fouiller les rivages à Montmagny. Une belle bande de Bécasseaux semipalmés empilés sur les rochers a volé la vedette en se laissant examiner longuement. À la fin, nous avions même l’impression de tous les connaître intimement tellement nous les avions scrutés sous tous les angles.

Parmi les 41 espèces trouvées à Montmagny dimanche le 17 septembre, retenons les suivantes :
  • 30 Bernaches du Canada
  • 1 Canard chipeau
  • 4 Canards noirs
  • 355 Canards colverts
  • 1 Sarcelle à ailes bleues
  • 1 Canard pilet
  • 22 Sarcelles d’hiver
  • 1 Petit Fuligule
  • 2 Pygargues à tête blanche – Deux immatures en plumage de première année.
  • 1 Chevalier grivelé
  • 1 Grand Chevalier
  • 17 Petits Chevaliers
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 800 Bécasseaux semipalmés
  • 1 Pic chevelu
  • 2 Faucons émerillons – Les émerillons ont dû se mettre à deux pour houspiller un Faucon pèlerin.
  • 2 Faucons pèlerins
  • 4 Hirondelles rustiques – Probablement nos dernières pour 2016???
  • 1 Moqueur chat
  • 2 Parulines masquées
  • 1 Paruline jaune
  • 1 Bruant des marais
  • 45 Carouges à épaulettes

Oui, ce fut une petite fin de semaine pour nous. Mais nous avons tout de même vu deux Pygargues à tête blanche, cinq Faucons pèlerins, un Goéland brun né l’été dernier et trois Grèbes esclavons. Ce n’est tout de même pas si mal…! 

mardi 30 août 2016

Dindons sauvages nicheurs et canards hors saison

Mes sorties ornithologiques de cette fin de semaine ont été plutôt étranges. Règle générale, nous essayons, Christiane et moi, de faire de longues sorties à un nombre limité de sites, habituellement un pour le samedi et un autre pour le dimanche, afin de diminuer les déplacements et augmenter le temps passé directement avec les oiseaux. La journée de samedi s’est déroulée selon notre routine habituelle, mais j’ai aussi fait une courte sortie en solo vendredi après-midi. Dimanche, les risques d’averses nous ont forcé à remettre à plus tard la longue promenade à vélo que nous avions prévue. Nous nous sommes donc retrouvés à parcourir la région en voiture à faire de petits arrêts un peu partout, ce qui nous a fourni 53 espèces durant la journée, mais très peu de passereaux.

Vendredi le 26 août, en après-midi, je me suis rendu à Saint-Onésime afin de tenter de voir la famille de Dindons sauvages qui m’avait encore été rapportées à quelques reprises durant la semaine. Après quelques allers-retours dans le secteur, j’ai fini par tomber par hasard sur la femelle suivie de près par ses dix gros dindonneaux. Le temps pour moi de saisir l’appareil-photo et la famille fuyait déjà sur ses longues pattes, ne me laissant le temps de prendre que quelques mauvaises photos. Mais elles montrent tout de même la première famille de Dindons sauvages signalée dans Kamouraska-L’Islet!
Dindons sauvages (Wild Turkeys – Maleagris gallopavo)
Saint-Onésime – 26 août 2016 © Claude Auchu
Habituellement, nous nous réjouissons de l’établissement d’une nouvelle espèce d’oiseaux dans la région mais, cette fois-ci, nous voyons cette arrivée d’une étrange façon. Nous avons beaucoup de difficultés à nous enlever de l’esprit que ces oiseaux ont atteint la région grâce à des lâchers répétitifs dans l’unique but d’amuser les chasseurs (et d’autres dindons continuent encore à être relâchés un peu partout). Si l’objectif réel de cette entreprise était de repeupler une région où l’espèce avait auparavant été exterminée (par les chasseurs…), j’imagine que la chasse aux dindons ne serait pas permise comme c’est actuellement le cas! De toute façon, il n’y a historiquement aucune preuve satisfaisante que les dindons vivaient au Québec avant l’arrivée des européens.
En 1850, on introduisait des Moineaux domestiques en Amérique pour combattre les insectes (même si les moineaux sont avant tout granivores); en 1890, ce sont des Étourneaux sansonnets qui étaient relâchés à New York simplement parce que l’on voulait introduire sur notre continent les oiseaux mentionnés dans l’œuvre de Shakespeare. Dans un cas comme dans l’autre, ce sont nos espèces indigènes qui ont dû se mesurer à ces oiseaux très adaptables. Un siècle plus tard, il faut admettre que l’Être humain n’a pas appris de ses erreurs. Il continue à introduire des espèces « payantes » comme le Dindon sauvage ou « symboliques » comme le Cygne trompette hors de leur aire historique au lieu de mettre ses efforts pour sauver des oiseaux plus fades comme, par exemple, le Bruant de Nelson. Bien sûr, ce n’est que mon avis…

Samedi matin, nous avons encore pu bénéficier de conditions vraiment idéales pour notre sortie hebdomadaire à Rivière-Ouelle. Après les vives émotions provoquées par nos rencontres avec des espèces pélagiques au cours des trois dernières fins de semaine, ce fut le retour à des observations plus normales, mais tout de même bien appréciées. Les vedettes de cette journée ont été les Mouettes tridactyles et les Sternes pierregarins, présentes en nombre appréciable et un Petit Garrot inattendu.

Parmi les 73 espèces rencontrées à Rivière-Ouelle samedi le 27 août entre 5 h 30 et 12 h 10, retenons les suivantes :
  • 37 Canards noirs
  • 7 Canards colverts
  • 1 Sarcelle d’hiver – Elle volait au-dessus du fleuve en compagnie d’une Macreuse brune, offrant tout un contraste entre notre canard le plus léger, la sarcelle (350 grammes), et un des plus lourd, la macreuse (1500 grammes).
  • 1 Fuligule milouinan
  • 128 Eiders à duvet
  • 9 Macreuses à front blanc
  • 71 Macreuses brunes
  • 1 Petit Garrot – Un oiseau en plumage femelle, peut-être celui que j’avais observé à La Pocatière il y a deux semaines, accompagnait une Garrot à œil d’or sur un étang. Une photo prise lors de son envol (provoqué par le départ soudain de colverts trop nerveux dont j’ignorais la présence) montre cependant qu’en plus des rémiges secondaires internes blanches, les grandes couvertures correspondantes sont également blanches. S’agirait-il d’un mâle immature, né l’année dernière, plutôt que d’une femelle comme je le croyais? Les informations disponibles sont souvent contradictoires!

 Garrot à œil d’or (Common Goldeneye – Bucephala clangulaet Petit Garrot (Bufflehead – Bucephala albeola)
Rivière-Ouelle – 27 août 2016 © Claude Auchu
En plus du petit carré blanc à l’intérieur de l’aile typique des femelles, 
le bout blanc des convertures laisse croire qu’il s’agit plutôt d’un jeune mâle.
Petit Garrot (Bufflehead – Bucephala albeola)
Rivière-Ouelle – 27 août 2016 © Claude Auchu
  • 1 Garrot à œil d’or
  • 1 Harle couronné
  • 19 Plongeons catmarins
  • 6 Plongeons huards
  • 5 Grèbes jougris
  • 1 Fou de Bassan
  • 540 Cormorans à aigrettes
  • 5 Urubus à tête rouge
  • 1 Pygargue à tête blanche – Un immature en plumage de première année.
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Épervier brun
  • 1 Pluvier bronzé
  • 39 Pluviers semipalmés
  • 2 Chevaliers grivelés
  • 1 Chevalier solitaire
  • 1 Grand Chevalier
  • 1 Courlis corlieu
  • 3 Tournepierres à collier
  • 14 Bécasseaux sanderlings

Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Rivière-Ouelle – 27 août 2016 © Claude Auchu
  • 2 Bécasseaux minuscules
  • 70 Bécasseaux semipalmés
  • 2 Petits Pingouins
  • 33 Mouettes tridactyles – Toutes des juvéniles volant vers l’est en petits groupes. Même si cette mouette niche maintenant tout près du quai (à peine 15 kilomètres à l’est), ses visites jusqu’à Rivière-Ouelle sont encore relativement rares.
  • 84 Mouettes de Bonaparte
  • 100 Sternes pierregarins – Ces 100 sternes ont toutes été comptées une à une par Christiane, la spécialiste des décomptes, alors qu’elles migraient loin au large du quai.
  • 4 Colibris à gorge rubis
  • 1 Martin-pêcheur d’Amérique
  • 1 Faucon pèlerin
  • 1 Moucherolle des aulnes
  • 2 Moucherolles tchébecs
  • 4 Hirondelles rustiques
  • 6 Parulines obscures
  • 1 Paruline à joues grises
  • 2 Parulines masquées
  • 3 Parulines flamboyantes
  • 6 Parulines tigrées
  • 1 Paruline à tête cendrée
  • 1 Paruline à gorge orangée
  • 8 Parulines à croupion jaune
  • 1 Paruline à calotte noire

Paruline à calotte noire (Wilson’s Warbler – Cardellina pusilla)
Rivière-Ouelle – 27 août 2016 © Claude Auchu
  • 2 Goglus des prés – Ces deux oiseaux ont été entendus à partir du bout du quai. Les matinées sans vent dans un endroit aussi silencieux que le quai nous permet souvent d’entendre les cris de vol (« ping ping ») des goglus en migration.
  • 2 Becs-croisés bifasciés

En soirée, une courte sortie à La Pocatière m’a permis de voir les canards suivants :
  • 15 Canards chipeaux
  • 4 Canards d’Amérique
  • 5 Canards colverts
  • 10 Canards souchets
  • 2 Sarcelles d’hiver
  • 2 Fuligules à tête rouge – Deux mâles pour une autre présence hors saison pour ce canard dont les sites de nidification les plus près de la région se trouvent au sud du lac Saint-Pierre et, curieusement, à Saint-Fulgence, au Saguenay!

Dimanche matin, après des tentatives infructueuses pour trouver des passereaux forestiers, nous avons décidé d’attendre la marée haute et de plutôt nous concentrer sur les oiseaux aquatiques. Ce sont bien sûr les sites situés dans l’est de la région qui ont eu notre faveur.

Dimanche le 28 août, nous avons trouvé aux étangs de décantation de Saint-Pascal :
  • 4 Canards branchus
  • 4 Canards chipeaux
  • 2 Canards noirs
  • 7 Canards colverts
  • 1 Canard souchet
  • 100 Sarcelles d’hiver
  • 1 Érismature rousse – Un troisième canard hors saison en deux jours! Les mentions automnales d’érismature sont nettement plus rares que les printanières. L’oiseau de dimanche, un mâle au plumage nuptial usé, était présent à l’endroit même où j’avais observé mon tout premier érismature, un mâle également, le 1er juillet 1984.

À Kamouraska, l’afflux de touristes sur les rivages a donné aux limicoles la même idée qu’à nous deux : nous réfugier à Saint-Denis!
Et, sur place, nous y avons trouvé :
  • 407 Pluviers argentés – Tous des adultes en mue, ce qui a fait dire à Christiane : « Y’en a pas deux pareils!!! ».

Goélands à bec cerclé (Ring-billed Gulls – Larus delawarensiset 
Pluviers argentés (Black-bellied Plovers – Pluvialis squatarola)
Saint-Denis – 28 août 2016 © Claude Auchu
  • 1 Pluvier bronzé
  • 1 Grand Chevalier
  • 42 Bécasseaux maubèches
  • 5 Bécassins roux

Aucun Bécasseau semipalmé, minuscule ou sanderling n’était présent, pas plus que de Pluvier semipalmé, des espèces pourtant communes dans la région. Peut-être ont-ils profité des belles conditions de la nuit précédente pour quitter la région sans être remplacés par une autre vague de migrateurs. Attendons la prochaine! 

mardi 24 novembre 2015

Grand Chevalier et Bécasseaux sanderlings tardifs!

Dans la région de La Pocatière, la température du mois de novembre a été jusqu’à maintenant relativement douce avec très peu d’écart entre les minimums et les maximums. On dirait vraiment que le thermomètre est toujours fixé à 3°C avec, comme résultat, qu’il n’y a pas encore eu de neige au sol dans la ville. Cela n’a cependant pas empêché les oiseaux insectivores et granivores de nous quitter pour être remplacés par les migrateurs et les hivernants qui sont arrivés dans la région aux dates habituelles. Les rives du fleuve sont tout de même encore libres de la petite bordure de glace qui se forme à la limite de la marée haute dès la mi-novembre. C’est probablement ce qui nous a permis de trouver deux espèces d’oiseaux de rivage à des dates records durant cette fin de semaine.
Un des plus grands plaisirs de notre hobby est sûrement la possibilité de trouver un oiseau à un endroit totalement inattendu. La découverte d’une Effraie des clochers morte en bordure d’une route à Chibougamau vendredi le 20 novembre est un exemple qui montre à quel point tout est possible chez les oiseaux. Cet étrange hibou n’a jamais été confirmé nicheur dans la province et la majorité des mentions québécoises provient du sud-ouest de la province, de la Montérégie en particulier. L’extrême sud du Vermont est l’endroit le plus près du Québec où l’espèce niche… et c’est tout de même à plus de 600 kilomètres de Chibougamau à vol d’oiseau! En automne, il arrive régulièrement que des oiseaux errent hors de leur aire, peut-être à la recherche de sites adéquats pour la prochaine saison de nidification. Le Héron garde-bœufs est un exemple bien connu. Il est bien sûr plus difficile de saisir ce genre de comportement chez une espèce strictement nocturne comme l’Effraie des clochers. Comme par hasard, les deux autres mentions québécoises d’effraies les plus extralimitales, à Delisle (Lac Saint-Jean) en décembre 1975 et à Val-d’Espoir (Gaspésie) en décembre 1989, ont été rapportées pratiquement au même moment de l’année que l’oiseau de Chibougamau. Il existe une mention dans la région de La Pocatière, un oiseau tué dans une grange de Mont-Carmel le 30 mai 1968. Il y a une vingtaine d’années, un résident de Rivière-Ouelle me racontait qu’un agriculteur du village avait vu un harfang dans sa grange au mois de juin… un hibou de couleur claire dans une grange en été??? Vous comprendrez que j’ai immédiatement pensé qu’une autre effraie avait réussi à atteindre ma région!!! Maintenant, pratiquement à chaque fois que nous voyons les vieux bâtiments de ferme en entrant à Rivière-Ouelle tôt le matin, nous disons à la blague : « Est-ce que l’effraie est là? ». Un jour, nous en verrons une!!!

En attendant, c’est encore par Rivière-Ouelle que nous avons débuté notre fin de semaine ornithologique. Les vents modérés du sud-ouest qui soufflaient au quai ne correspondaient pas aux conditions idéales, mais comme les prévisions semblaient encore pires pour dimanche, nous avons fait contre mauvaise fortune bon cœur. Nous avons tout de même passé près de trois heures à scruter le large avant de migrer vers nos sites forestiers traditionnels.

Samedi le 21 novembre, nous avons exploré la municipalité de Rivière-Ouelle en tout sens entre 6 h 35 et 12 h 15. Nous avons récolté ces 36 espèces :
  • 420 Oies des neiges – Un petit mouvement migratoire au lever du soleil s’est vite essoufflé.
  • 7 Canards noirs
  • 43 Eiders à duvet
  • 22 Macreuses brunes
  • 42 Macreuses à bec jaune
  • 2 Garrots à œil d’or
  • 11 Grands Harles
  • 2 Harles huppés
  • 4 Gélinottes huppées
  • 64 Plongeons catmarins
  • 1 Épervier brun
  • 1 Grand Chevalier – Je n’avais jamais observé cette espèce aussi tardivement dans la région! La présence de cet oiseau me permet d’envoyer aux oubliettes (mais elles resteront tout de même dans mes archives) les mentions d’un oiseau à Rivière-Ouelle les 19 novembre 1988 et 1989. C'est aux Escoumins, le 23 novembre 1999, que j’ai observé mon Grand Chevalier vraiment le plus tardif.
  • 1 Bécasseau violet
  • 6 Guillemots à miroir
  • 200 Goélands à bec cerclé
  • 20 Goélands argentés
  • 20 Goélands arctiques
  • 20 Goélands marins
  • 17 Pigeons bisets
  • 7 Tourterelles tristes
  • 2 Pics mineurs
  • 1 Pic chevelu
  • 1 Faucon émerillon – Un oiseau portant un plumage femelle particulièrement pâle nous a grandement surpris.
  • 5 Geais bleus
  • 7 Corneilles d’Amérique
  • 12 Grands Corbeaux
  • 16 Mésanges à tête noire
  • 6 Sittelles à poitrine rousse
  • 12 Étourneaux sansonnets
  • 25 Jaseurs boréaux
  • 220 Plectrophanes des neiges – Encore une fois, des oiseaux migraient très loin au large, au-dessus des flots.
  • 1 Junco ardoisé
  • 1 Roselin pourpré
  • 140 Sizerins flammés
  • 10 Chardonnerets jaunes
  • 1 Gros-bec errant

Comme il arrive parfois, et c’est presque toujours durant les journées où la visibilité est tout juste moyenne, un oiseau qui survolait le fleuve en direction ouest très loin au large du quai n’a pu être identifié. Il volait au ras de l’eau et n’a jamais remonté assez haut pour être vu sur fond de montagne, ce qui nous aurait sûrement aidé à le reconnaître. Nous l’avons suivi le plus longtemps possible alors qu’il volait face au vent en battant continuellement des ailes, sans jamais planer. Il nous a semblé de la taille d’un goéland, sans cou ou tête proéminent, sans longue queue ou pattes traînant derrière. Ce n’était pas un plongeon, ni un grèbe, ni un fou, ni un labbe… Un autre oiseau intéressant qui restera à jamais non-identifié!

Pour dimanche, nous avons opté pour une simple tournée à La Pocatière. Nous avons pensé faire une tournée des mangeoires, mais nous en ferons avec une telle régularité durant les prochains mois que nous avons préféré une courte promenade à vélo, sous une fine pluie.

Entre 7 h 10 et 10 h 40, dimanche le 22 novembre, nous avons réussi à voir ces 25 espèces à La Pocatière :
  • 9 Oies des neiges
  • 7 Canards noirs
  • 2 Grands Hérons
  • 1 Goéland à bec cerclé
  • 6 Goélands argentés
  • 21 Goélands arctiques – Est-ce que le Goéland arctique a déjà repris le titre de laridé le plus commun qu’il devrait détenir durant les quatre prochains mois?
  • 6 Goélands marins
  • 75 Pigeons bisets
  • 1 Pic mineur
  • 1 Pic chevelu
  • 3 Geais bleus
  • 9 Corneilles d’Amérique
  • 1 Grand Corbeau
  • 9 Alouettes hausse-col – Étrangement, les alouettes sont plus rarement observées dans la région en novembre qu’en plein cœur de l’hiver.
  • 27 Mésanges à tête noire
  • 2 Sittelles à poitrine rousse
  • 3 Merles d’Amérique
  • 60 Étourneaux sansonnets
  • 70 Jaseurs boréaux
  • 14 Plectrophanes des neiges
  • 1 Bruant hudsonien
  • 1 Bruant chanteur
  • 5 Sizerins flammés
  • 16 Chardonnerets jaunes
  • 40 Moineaux domestiques – Une quarantaine de moineaux présents à une même mangeoire faisait plaisir à voir. On est tout de même encore loin des 330 que j’avais observés à la meunerie maintenant désaffectée de La Pocatière le 28 janvier 1984!

Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Kamouraska – 22 novembre 2015 © Claude Auchu
Sur l’heure du midi, un petit détour par Kamouraska au moment de la marée haute nous a permis de voir six Bécasseaux sanderlings tardifs. Comme le Grand Chevalier vu à Rivière-Ouelle la veille, ces oiseaux consituent la présence la plus tardive de l’espèce dont j’ai été témoin dans la région, battant celle du 19 novembre 2011 à Rivière-Ouelle. Et, encore une fois comme le Grand Chevalier, ma mention la plus tardive provient de l’autre côté du fleuve, cette fois à Baie-Sainte-Catherine, le 24 novembre 2000.  

mardi 22 septembre 2015

Les oiseaux attendaient les conditions idéales…

Après une semaine trop chaude, un retour à la normale des températures était prévu pour la nuit de samedi à dimanche avec le passage très attendu d’un front froid. Pour nous, la journée fraîche de dimanche était donc déjà réservée pour une excursion à Rivière-Ouelle. Il ne nous restait qu’à décider de notre destination pour samedi.

Encore une fois, nous aurions normalement opté pour une promenade à vélo vers un village voisin. Cependant, les risques de vents forts du sud-ouest, qui semblaient bien vouloir se matérialiser tôt samedi matin, nous ont rendus hésitants et nous avons plutôt choisi de nous diriger vers Kamouraska. Cela signifiait pour nous une moins grande variété d’espèces, mais voir des limicoles de très près allait sûrement être plus agréable que de chercher d’éventuels passereaux dans des buissons agités par le vent! Finalement, les vents ne se sont vraiment levés qu’en soirée, longtemps après notre retour à la maison!

Samedi le 19 septembre, nous avons patrouillé Kamouraska, autant ses champs que ses rivages, entre 6 h 35 et 10 h 10 pour terminer l’avant-midi avec 43 espèces, dont :
  • 18 Oies des neiges
  • 280 Bernaches du Canada – Un petit mouvement de bernaches était très notable au-dessus des champs tôt le matin.
  • 570 Canards noirs – Avec l’ouverture de la chasse (ça s’entendait!!!), les canards ont commencé à se rassembler dans les sections les moins accessibles des battures. Bonne idée!
  • 9 Canards colverts
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 230 Pluviers argentés

Pluviers argentés (Black-bellied Plovers – Pluvialis squatarola
et Bécasseau maubèche (Red Knot – Calidris canutus) 
Kamouraska – 19 septembre 2015 © Claude Auchu
  • 30 Pluviers bronzés – Quelques petits groupes totalisant 27 individus ont été trouvés dans les champs. Trois autres oiseaux, deux juvéniles et un adulte, accompagnaient les Pluviers argentés sur les rives du fleuve.

Pluviers bronzés (American Golden-Plovers – Pluvialis dominica)
Kamouraska – 19 septembre 2015 © Claude Auchu
Pluvier bronzé (American Golden-Plover – Pluvialis dominica
et Pluviers argentés (Black-bellied Plovers – Pluvialis squatarola)
Kamouraska – 19 septembre 2015 © Claude Auchu
  • 58 Pluviers semipalmés
  • 3 Petits Chevaliers
  • 1 Barge hudsonienne – Une juvénile s’alimentait activement en se faufilant entre les Pluviers argentés qui, eux, semblaient déjà repus.

Barge hudsonienne (Hudsonian Godwit – Limosa haemastica), Pluvier argenté (Black-bellied Plover – Pluvialis squatarola) et Bécasseau maubèche (Red Knot – Calidris canutus)
Kamouraska – 19 septembre 2015 © Claude Auchu 
  • 16 Tournepierres à collier
  • 28 Bécasseaux maubèches

Bécasseaux maubèches (Red Knots – Calidris canutus)
Kamouraska – 19 septembre 2015 © Claude Auchu 
  • 200 Bécasseaux sanderlings – Les espèces du mois d’octobre commencent lentement à prendre leur place!
  • 17 Bécasseaux variables
  • 1 Bécasseau à croupion blanc
  • 45 Bécasseaux semipalmés
  • 85 Goélands argentés – La grande majorité de ces oiseaux se trouvaient dans les mêmes champs que les Pluviers bronzés.
  • 2 Pics flamboyants
  • 2 Faucons émerillons – Ils n’ont pas été trouvés en bordure du fleuve (et à proximité des limicoles), mais plutôt dans les champs. Comme nous, les émerillons ont dû remarquer que les pipits et les alouettes sont de retour dans la région.
  • 25 Alouettes hausse-col
  • 1 Pipit d’Amérique
  • 4 Jaseurs d’Amérique
  • 36 Parulines à croupion jaune
  • 1 Tarin des pins – Notre premier tarin depuis un mois!
  • 40 Chardonnerets jaunes

Localement, le front froid que tout le monde attendait a traversé la région très tard dans la nuit de samedi à dimanche. Le mercure est passé de 22°C à 3 h 00 dimanche matin à seulement 13° à 8 h 00, mais sans qu’une seule goutte de pluie ne tombe sur La Pocatière. Dès notre départ, au premier coup d’œil, la couleur bleu foncé des montagnes de Charlevoix de l’autre côté du fleuve annonçait une excellente visibilité! 
Les vents ont bien sûr tourné au nord-ouest et, croyez-moi, ils étaient beaucoup plus forts au quai de Rivière-Ouelle que ne l’indiquent les données officielles pour La Pocatière! Le quai pointant lui-même vers le nord-ouest, il n’y a aucun endroit où s’abriter des vents lors de telles journées. Nous sommes demeurés cachés tant bien que mal entre la voiture et une haie de rosiers durant près de quatre heures à scruter le large, pendant que les larmes provoquées par le vent coulaient jusqu’à nos tempes! Il y a bien longtemps que je n’avais pas eu les poumons aussi remplis d’air, j’aurais sûrement pu retenir mon souffle durant trois jours!!! Mais c’était de l’air pur et les oiseaux bougeaient enfin!
Nous savons tous que les migrateurs automnaux sont toujours très motivés par le passage d’un front froid. Les vents ayant tournés en toute fin de nuit, nous nous demandions bien à quel point les oiseaux présents dimanche matin avaient réagi durant la nuit. Un groupe d’une centaine de Pluviers semipalmés étaient justement posés sur la plage bordant le quai, attendant probablement la marée baissante pour se nourrir. Mais nous avons trouvé plutôt étrange de les entendre babiller presque continuellement, eux qui sont habituellement silencieux durant les périodes de repos. Pourquoi tant de fébrilité? Nous avons peut-être eu la réponse sur l’heure du midi alors que nous nous trouvions à un site situé quelques kilomètres plus loin. Deux groupes de pluviers, de 60 et de 80 individus respectivement, nous ont survolés à haute altitude et se sont dirigés carrément vers le sud. Les petits groupes de Pluviers semipalmés que nous voyons en vol dans la région se déplacent généralement au ras du sol ou de l’eau et que sur de courtes distances. Se pourrait-il que le ciel dégagé et les vents forts du nord-ouest aient motivé les pluviers si vocaux dimanche matin à poursuivre leur migration? Et que les oiseaux vus sur l’heure du midi n’ont pas pu résister à cette tentation??? Encore d’autres questions sans réponse…!

Entre 6 h 00 et 13 h 20, dimanche le 20 septembre, nous avons rencontré 57 espèces dans les limites de Rivière-Ouelle. En voici un large échantillon :
  • 42 Oies des neiges
  • 89 Bernaches du Canada
  • 4 Canards d’Amérique – Ils accompagnaient des petits groupes de Canards pilets.
  • 152 Canards noirs
  • 10 Canards colverts
  • 155 Canards pilets
  • 18 Sarcelles d’hiver
  • 1 Fuligule à tête rouge – Les oiseaux en migration font souvent de bien étranges co-voiturages. Dimanche, une femelle de Fuligule à tête rouge accompagnait une Macreuse brune!
  • 11 Fuligules milouinans
  • 3 Petits Fuligules
  • 12 Eiders à duvet
  • 20 Macreuses à front blanc
  • 73 Macreuses brunes
  • 1 Garrot à œil d’or
  • 56 Plongeons catmarins
  • 6 Plongeons huards
  • 2 Grèbes jougris – Après le passage du fuligule et de la macreuse, ce sont un Grèbe jougris et un Petit Pingouin qui ont décidé de faire un bout de chemin ensemble!
  • 125 Cormorans à aigrettes
  • 24 Grands Hérons
  • 13 Pluviers argentés
  • 1 Pluvier bronzé
  • 240 Pluviers semipalmés
  • 8 Grands Chevaliers
  • 5 Bécasseaux sanderlings

Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Rivière-Ouelle – 20 septembre 2015 © Claude Auchu
  • 8 Bécasseaux variables
  • 38 Bécasseaux semipalmés
  • 3 Labbes parasites – Vraiment une de mes espèces favorites!!! C’est toujours un plaisir de les voir circuler de manière athlétique, même par grands vents. Lorsqu’on la connaît, leur silhouette bien découpée aide à les repérer de très loin.
  • 17 Petits Pingouins
  • 1 Guillemot à miroir
  • 1 Mouette tridactyle
  • 40 Goélands argentés
  • 1 Crécerelle d’Amérique
  • 1 Faucon émerillon
  • 1 Faucon pèlerin
  • 105 Corneilles d’Amérique
  • 7 Grands Corbeaux
  • 5 Roitelets à couronne dorée
  • 2 Roitelets à couronne rubis
  • 2 Pipits d’Amérique
  • 1 Jaseur d’Amérique
  • 7 Parulines obscures – Étrangement, nous n’avons vu que trois espèces de parulidés, mais sept Parulines obscures.
  • 3 Parulines masquées
  • 12 Parulines à croupion jaune
  • 2 Bruants de Lincoln
  • 3 Juncos ardoisés

Je l’ai déjà peut-être trop dit, mais les vents occupent vraiment une place primordiale dans le succès d’une excursion ornithologique. Autant les vents forts du sud-ouest prévus pour samedi n’annonçaient rien de bon, autant ceux du nord-ouest de dimanche ont rempli leurs promesses. Il est vrai que les vents chauds du sud-ouest poussent parfois des espèces plus sudistes jusqu’à nous. Mais il faut presque obligatoirement attendre que les vents tournent au nord-ouest pour que ces oiseaux deviennent visibles en étant concentrés dans certains sites stratégiques. Alors, vivement le prochain front froid! 

mardi 21 octobre 2014

Cul-blanc, violets et tchébec

Quelle magnifique fin de semaine automnale nous venons de traverser!!! Samedi, la température était douce avec un petit vent du sud-ouest, mais un puissant front froid a fait chuter le mercure en soirée. Nous nous sommes donc levés dimanche matin avec un bon vent du nord, un temps clair (ce qui est toujours relatif en automne…) et un beau cas de manteau d’hiver! Durant ces deux journées, les vents sont demeurés d’une force très acceptable, nous fournissant donc des conditions idéales pour explorer la région à la recherche d’oiseaux. Et soyez assurés que nous en avons profité!!!

Samedi, en attendant la pluie prévue pour l’après-midi, nous avons opté pour une tournée rapide à La Pocatière. Les vents forts prévus ne se matérialisant pas, nous avons étiré notre sortie jusqu’à regretter de ne pas l’avoir fait à vélo. Partout durant notre trajet, de petits groupes de passereaux s’envolaient des abords de la route à notre passage, indiquant que des migrateurs étaient bien présents dans le secteur.
Le premier arrêt de la matinée nous a fourni le Troglodyte de Caroline que nous avons finalement pu voir quelques secondes à une mangeoire. Notre deuxième halte avait pour but d’inspecter un groupe d’oiseaux noirs qui se nourrit dans un champ de maïs tout près de notre lieu de travail. Alors que je montais la garde depuis la route, Christiane s’est amusée à faire le tour du champ pour en revenir avec une belle liste de bruants, une tonne de carouges, un Vacher à tête brune et deux bottines lourdes de boue!
Les conditions devenant de plus en plus invitantes, nous avons poussé notre promenade jusqu’à Saint-Denis et Kamouraska afin de voir où en étaient les limicoles. Après que les observateurs de passage aient coché chaque espèce en septembre, ces limicoles semblent tomber dans l’oubli alors qu’ils sont pourtant encore sur place jusqu’au début de novembre.

Voici ce que les trois municipalités avaient à nous offrir ce samedi 18 octobre :

À La Pocatière, entre 7 h 45 et 10 h 00, nous avons observé 39 espèces, dont :
  • 1750 Oies des neiges
  • 1 Bernache de Hutchins
  • 67 Bernaches du Canada
  • 5 Urubus à tête rouge
  • 1 Buse pattue – Notre première de l’automne est arrivée plutôt tardivement.
  • 1 Faucon émerillon
  • 15 Geais bleus
  • 150 Corneilles d’Amérique – Elles aussi adorent le maïs!
  • 3 Sittelles à poitrine rousse
  • 2 Sittelles à poitrine blanche
  • 1 Troglodyte de Caroline – Cet oiseau émettait toute une gamme de sons inconnus de nos oreilles. Espérons qu’il restera ici assez longtemps pour que nous puissions nous familiariser avec son vocabulaire!
Troglodyte de Caroline (Carolina Wren – Thryothorus ludovicianus)
La Pocatière – 18 octobre 2014 © Claude Auchu
  • 2 Roitelets à couronne rubis
  • 17 Merles d’Amérique
  • 4 Jaseurs d’Amérique
  • 6 Parulines à croupion jaune
  • 4 Bruants familiers
  • 3 Bruants des prés
  • 20 Bruants chanteurs
  • 47 Bruants à gorge blanche
  • 12 Bruants à couronne blanche
  • 13 Juncos ardoisés
  • 550 Carouges à épaulettes
  • 1 Quiscale bronzé
  • 1 Vacher à tête brune
  • 13 Roselins pourprés
  • 21 Chardonnerets jaunes
À Saint-Denis entre 10 h 15 et 11 h 45, parmi un total de 25 espèces :
  • 2500 Oies des neiges
  • 112 Canards noirs
  • 6 Grands Hérons
  • 36 Pluviers argentés
  • 4 Bécasseaux maubèches
  • 11 Bécasseaux sanderlings
  • 262 Bécasseaux variables
  • 9 Bécasseaux à croupion blanc
  • 1 Bécasseau semipalmé
  • 11 Tourterelles tristes
  • 2 Pics chevelus
  • 150 Alouettes hausse-col – Les grandes terres agricoles du secteur de Saint-Denis et Kamouraska doivent sûrement recevoir la visite de milliers d’alouettes durant l’automne!
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 35 Tarins des pins
Et Kamouraska, visité de 11 h 45 à 13 h 00, nous aura fourni 29 espèces :
  • 1300 Oies des neiges
  • 88 Canards noirs
  • 2 Canards colverts
  • 19 Cormorans à aigrettes
  • 45 Pluviers argentés
  • 1 Pluvier bronzé
Pluvier bronzé (American Golden-Plover – Pluvialis dominica)
Kamouraska – 18 octobre 2014 © Claude Auchu
  • 30 Bécasseaux sanderlings
Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Kamouraska – 18 octobre 2014 © Claude Auchu
  • 245 Bécasseaux variables
Bécasseau variable (Dunlin – Calidris alpina)
Kamouraska – 18 octobre 2014 © Claude Auchu
  • 1 Bécasseau à croupion blanc
  • 35 Goélands à bec cerclé
  • 48 Goélands argentés
  • 1 Faucon pèlerin
  • 30 Alouettes hausse-col
  • 7 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine rousse
  • 1 Sittelle à poitrine blanche
  • 3 Bruants hudsoniens
À Kamouraska, nous avons trouvé bien amusant de voir les limicoles pencher la tête d’un côté ou de l’autre afin de scruter le ciel. La majorité des oiseaux n’ont qu’une très mince zone de vision binoculaire. Les oiseaux de rivages, en particulier, ont les yeux littéralement sur les côtés de la tête, les bécasses étant probablement l’exemple le plus frappant. C’est pour cette raison que les oiseaux ne nous regardent que rarement « de face ». Lorsqu’ils repèrent un prédateur potentiel en vol, ils le surveillent donc avec un seul œil en penchant la tête de côté. Puisque les oiseaux ont une acuité visuelle sûrement supérieure à la nôtre (leur vie en dépend!), c’est une bonne habitude à prendre pour les ornithologues que de regarder dans la direction qui attire l’attention de nos oiseaux! Samedi, ce sont surtout des Goélands argentés en vol qui rendaient les limicoles nerveux.
« Est-ce un goéland ou un faucon qui me survole? »
Pluvier argenté (Black-bellied Plover – Pluvialis squatarola)
Kamouraska – 18 octobre 2014 © Claude Auchu
La journée de dimanche, avec son vent soufflant surtout du nord, a été très bien remplie. Après le passage du front froid durant la nuit, nous étions certains que bien des oiseaux en avaient profité pour descendre vers le sud. La matinée a débuté de belle façon au quai de Rivière-Ouelle où les canards de mer, circulant en tous sens, ont fait belle figure. De plus, avec la compagnie de Jean-François, Thomas et Denis, c’est la presque totalité de la communauté ornithologique pocatoise qui s’est retrouvée en même temps au quai. Avec tous ces yeux pointés vers le large, nous étions vraiment prêts à tout!
Après trois heures bien remplies au quai, Christiane et moi avons migré vers les secteurs plus boisés de Rivière-Ouelle où d’autres surprises nous attendaient, dont quatre espèces de parulines. Finalement, en début d’après-midi, la journée étant tellement belle, nous sommes retournés au quai, juste au cas où d’autres oiseaux marins avaient encore envie de migrer. À une telle heure, nous n’avons pas été surpris de constater que leurs déplacements avaient cessé, surtout que les vents avaient déjà tourné au sud-ouest. Malgré tout, nous avons trouvé deux individus d’une espèce qui monte souvent la garde au bout du quai…

Voici le compte-rendu de notre longue sortie de dimanche le 19 octobre à Rivière-Ouelle. Elle s’est déroulée de 6 h 40 à 14 h 30 et nous a fourni un excellent total de 69 espèces. En voici un large échantillon :
  • 110 Canards noirs
  • 7 Canards colverts
  • 1 Canard pilet
  • 8 Sarcelles d’hiver
  • 1 Fuligule à collier
  • 11 Fuligules milouinans
  • 11 Petits Fuligules
  • 143 Eiders à duvet
  • 96 Macreuses à font blanc
  • 330 Macreuses brunes – Avec leur vol lourd, ces énormes canards sont impressionnants à voir de près!
Macreuses brunes (White-winged Scoters – Melanitta fusca)
Rivière-Ouelle – 19 octobre 2014 © Claude Auchu
  • 235 Macreuses à bec jaune
  • 157 Hareldes kakawis
  • 4 Petits Garrots
  • 9 Garrots à œil d’or
  • 1 Garrot d’Islande – Dans un groupe de 5 garrots qui est passé rapidement tout près de nous, Jean-François et moi avions cru voir un Garrot d’Islande. Heureusement, Denis avait eu le temps de photographier le groupe et il a pu nous montrer sur place qu’il y avait effectivement un mâle dans le groupe. Mais, plus tard en soirée, Denis a regardé ses photos à l’ordinateur et, oups!, le groupe était en fait composé de quatre Garrots d’Islande et d’un seul Garrot à œil d’or! C’en est presque gênant… Finalement, je n’ai noté que le seul individu que j’avais eu le temps d’entrevoir mais, la prochaine fois, je porterai plus attention aux canards qui viennent frôler le quai!
  • 7 Harles couronnés
  • 44 Harles huppés
  • 1 Gélinotte huppée
  • 91 Plongeons catmarins
  • 5 Plongeons huards
  • 2 Grèbes jougris
  • 1 Océanite cul-blanc – Ils sont petits, pas toujours faciles à repérer et souvent lointains, mais le passage d’un océanite provoque toujours une forte réaction. Celui de dimanche était presque prévu (ou, à tout le moins, fortement souhaité), les vents, la date et la marée montante concordaient parfaitement pour cette espèce.
  • 4 Fous de Bassan – Au moins quatre juvéniles ont été observés au large du quai. Les dernières saisons de nidification de la colonie de l’île Bonaventure ayant été désastreuses, nous n’avions pas vu de juvénile dans la région depuis quelques années. Normalement, leur présence est régulière ici en novembre.
  • 39 Cormorans à aigrettes
  • 11 Grands Hérons
  • 12 Urubus à tête rouge – En un seul groupe, tournoyant doucement sur fond de ciel bleu.
  • 2 Balbuzards pêcheurs – Vers 10 h 00, ces deux oiseaux presque tardifs se déplaçaient vers le sud-ouest. Toujours rare le long du fleuve dans la région, le balbuzard est un des rares rapaces à se risquer à traverser le fleuve et la majorité des quelques oiseaux vus ici en automne proviennent sûrement de la rive nord.
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Épervier brun
  • 2 Bécasseaux violets – Ce sont eux les gardiens du quai! Vers 14 h 00, au moment de la marée haute, deux oiseaux sont venus se poser sur les rochers bordant le bout du quai, un de chaque côté!
Un des gardiens du quai de Rivière-Ouelle!
Bécasseau violet (Purple Sandpiper – Calidris maritima)
Rivière-Ouelle – 19 octobre 2014 © Claude Auchu
  • 6 Petits Pingouins
  • 4 Guillemots à miroir
  • 8 Mouettes tridactyles
  • 23 Mouettes de Bonaparte – Le passage par petits groupes de ces 23 mouettes devant le quai à cette date est presque surprenant. Les « Bonaparte » ne font habitellement que traverser la région en août et septembre en route vers des secteurs tel la Haute-Côte-Nord, où l’espèce est présente en bon nombre jusqu’au début de décembre.
  • 1 Faucon émerillon
  • 1 Moucherolle tchébec – Un Moucherolle tchébec en octobre!?! Alertés par ses petits « wips », c’est avec une grande nervosité que nous l’avons cherché! Mais c’était bien lui, avec sa grosse tête, son large cercle oculaire et son plumage vert-grisâtre. Curieusement, ce n’est pas notre Moucherolle tchébec le plus tardif; le 23 octobre 2001, à Bergeronnes, nous en avions vu un autre pratiquement dans les mêmes circonstances! À chaque année, nous souhaitons trouver un moucherolle « rare » en octobre, mais nous aurions peut-être dû préciser « pas seulement tardif »!
  • 6 Geais bleus – Quatre de ces oiseaux volaient très haut dans le ciel en bordure du fleuve. Dans la région, les rivages du fleuve sont parsemés de pointes rocheuses et de grandes baies qui sont autant abris et obstacles pour les passereaux migrateurs.
  • 4 Troglodytes des forêts
Troglodyte des forêts (Winter Wren – Troglodytes hiemalis)
Rivière-Ouelle – 19 octobre 2014 © Claude Auchu
  • 2 Roitelets à couronne dorée
  • 16 Roitelets à couronne rubis
  • 1 Paruline verdâtre
  • 1 Paruline masquée
  • 1 Paruline à couronne rousse
  • 4 Parulines à croupion jaune
  • 5 Bruants hudsoniens
  • 1 Bruant des marais
  • 90 Juncos ardoisés
  • 60 Tarins des pins
Malgré les 69 espèces rencontrées, nous avons quitté Rivière-Ouelle avec le curieux sentiment d’avoir manqué bien des oiseaux. Dommage que les journées soient si courtes en octobre…