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mardi 22 mars 2016

Les premières Bernaches cravants

À la mi-mars, nous sommes un peu en hiver et un peu au printemps. Les oiseaux migrateurs avancent une journée, mais semblent reculer le lendemain. C’est aussi le moment de l’année où les chutes de neige sont les plus imposantes (et les plus lourdes à pelleter!). Cette période de l’année est un peu comme un mur à franchir avant la liberté. Mais il y a toujours des oiseaux à rechercher et c’est avec enthousiasme que nous nous retrouvons à l’extérieur, peu importe les conditions.

Mercredi matin, j’ai eu le plaisir de faire une petite tournée à Rivière-Ouelle en compagnie de mon vieil ami Bernard Desmeules. Après une nuit de pluie parfois forte et de température douce, nous n’avons été qu’à demi-surpris de devoir négocier avec des bancs de brouillard tôt en matinée. Le soleil a cependant tôt fait de reprendre sa place pour nous offrir une excellente visibilité. Les canards tant espérés nous ont fait faux bond, mais la présence de trois Bernaches cravants hâtives a quelque peu compensé.

Nous avons parcouru Rivière-Ouelle entre 6 h 40 et 10 h 30 mercredi le 16 mars pour y voir les espèces suivantes :
  • 3 Bernaches cravants – Ma mention la plus hâtive pour cette espèce dans la région était auparavant le 20 mars 2010. Durant mon séjour sur la Haute-Côte-Nord, où cette espèce est abondante, j’avais réussi à voir des cravants aussi hâtivement que le 12 mars (en 2002).
  • 1 Fuligule milouinan
  • 20 Grands Harles
  • 1 Harle huppé
  • 8 Goélands à bec cerclé
  • 18 Goélands argentés
  • 1 Goéland arctique
  • 15 Goélands marins
  • 5 Pigeons bisets
  • 3 Tourterelles tristes
  • 2 Harfangs des neiges
  • 1 Pic mineur
  • 3 Geais bleus
  • 30 Corneilles d’Amérique
  • 6 Grands Corbeaux
  • 6 Mésanges à tête noire
  • 2 Sittelles à poitrine rousse
  • 40 Étourneaux sansonnets
  • 2 Carouges à épaulettes

Le froid est arrivé en même temps que la fin de semaine. Comme nous l’avions fait il y a deux semaines, Christiane et moi avons profité du retour des températures hivernales pour visiter un site tout aussi hivernal pour nous : les forêts conifériennes de Saint-Onésime. À notre départ de La Pocatière au lever du soleil, il ne faisait que -10°C et le thermomètre de la voiture avait même plongé jusqu’à -18° une fois rendu à destination!!! Malgré ce froid, nous avons tout de même réussi à déceler plusieurs signes printaniers dans le comportement des espèces rencontrées.

Ainsi, à Saint-Onésime samedi le 19 mars, les oiseaux suivants savaient déjà que le printemps est à notre porte :
  • 1 Tourterelle triste – Une présence surprenante de cette espèce près d’une minuscule mangeoire loin en forêt laisse croire qu’il s’agit d’un oiseau recherchant un territoire de nidification. Nous serions bien surpris qu’elle ait passé l’hiver à cet endroit.
  • 4 Pics mineurs
  • 1 Pic chevelu
  • 2 Mésangeais du Canada – Même en cette froide matinée de la mi-mars, un oiseau avait le bec plein de matériaux pour son nid! Puisqu’il s’agissait de fines brindilles ou de fibres de lichen, le nid devait être déjà pratiquement terminé. Le mésangeai est connu pour nicher très tôt, des nids actifs ont déjà été trouvés dès la deuxième semaine de mars. C’est la première fois que nous sommes témoins de transport de matériaux par un mésangeai.

Mésangeai du Canada (Gray Jay – Perisoreus canadensis)
Saint-Onésime – 19 mars 2016 © Claude Auchu 
  • 21 Geais bleus
  • 35 Corneilles d’Amérique – Même en pleine forêt à plus de 18 kilomètres du fleuve, un petit mouvement de corneilles migratrices étaient visibles haut dans le ciel.
  • 7 Grands Corbeaux
  • 21 Mésanges à tête noire
  • 1 Mésange à tête brune
  • 7 Sittelles à poitrine rousse
  • 4 Étourneaux sansonnets
  • 1 Junco ardoisé – Bien installé au soleil près du sommet d’une épinette, un junco chantonnait.
  • 3 Durbecs des sapins
  • 15 Sizerins flammés
  • 38 Gros-becs errants

Le froid persistait encore dimanche matin, mais ce ne fut pas suffisant pour modifier nos plans. L’absence quasi complète de vent et un beau soleil pour marquer l’équinoxe ont même rendu cette sortie à Rivière-Ouelle particulièrement agréable.

Dimanche le 20 mars, entre 6 h 40 et 11 h 25, ce sont ces 25 espèces que nous avons croisées durant notre passage à Rivière-Ouelle :
  • 42 Bernaches du Canada – Ces oiseaux auraient été considérés comme hâtifs pour la région n’eut été de la présence de quantités surprenantes de l’espèce en Beauce.
  • 14 Canards noirs
  • 1 Macreuse à bec jaune – C’est toujours la première espèce de macreuse à nous revenir au printemps. Je me suis amusé à calculer la date moyenne d’arrivée des trois espèces de macreuses pour les dix dernières années. Mes données indiquent le 25 mars (du 13 mars au 5 avril) pour la Macreuse à bec jaune, le 16 avril (du 9 au 21 avril) pour la Macreuse à front blanc et le 23 avril (du 11 avril au 16 mai) pour la Macreuse brune qui arrive invariablement la dernière.
  • 17 Grands Harles
  • 19 Perdrix grises – Nous avons croisé coup sur coup deux compagnies de dix et de neuf perdrix. Nous avons d’ailleurs vu le premier groupe à deux reprises durant notre excursion, à quatre heures d’intervalle, et les oiseaux étaient présents exactement au même endroit, à 10 mètres de la route!

Perdrix grise (Gray Partridge – Perdix perdix)
Rivière-Ouelle – 20 mars 2016 © Claude Auchu
  • 200 Goélands à bec cerclé – Durant notre séjour au quai, nous avons pu assister à un beau petit déplacement de Goélands à bec cerclé.
  • 17 Goélands argentés
  • 1 Goéland arctique
  • 10 Goélands marins
  • 5 Pigeons bisets
  • 2 Tourterelles tristes
  • 2 Harfangs des neiges – Les harfangs sont beaucoup plus discrets depuis que les corneilles ont envahi la région. Il est encore possible de les voir haut perché à l’aube, mais ils descendent se cacher au sol dès le lever du soleil.
  • 4 Pics mineurs
  • 50 Corneilles d’Amérique
  • 1 Grand Corbeau
  • 9 Alouettes hausse-col – Je ne sais pas si ces oiseaux sont des hivernants locaux ou des migrateurs, mais ce fut très agréable de les entendre dans cet atmosphère printanier. Les oiseaux de la sous-espèce nicheuse praticola avaient l’habitude d’arriver dans la région dès les premiers jours de mars et leurs notes tintantes égayaient toujours mes premières sorties printanières. Comme bien d’autres oiseaux champêtres, ils ont presque déserté notre territoire et il nous faut maintenant attendre le passage de la sous-espèce nordique au début de mai pour entendre des alouettes. À ce moment, nous avons bien d’autres oiseaux en tête et l’atmosphère n’est plus le même…
  • 13 Mésanges à tête noire
  • 4 Sittelles à poitrine rousse
  • 88 Étourneaux sansonnets
  • 80 Plectrophanes des neiges
  • 1 Carouge à épaulettes
  • 2 Quiscales bronzés
  • 7 Becs-croisés bifasciés – En longeant un boisé, Christiane m’a fait remarquer la présence de cônes d’épinettes au sol. Un peu plus loin, des bruits de craquement nous ont permis de découvrir un petit groupe des Becs-croisés bifasciés qui, en se nourrissant, jetaient les cônes par terre. Ce sont donc eux les coupables…!

Bec-croisé bifascié (White-winged Crossbill – Loxia leucoptera)
Rivière-Ouelle – 20 décembre 2016 © Claude Auchu
  • 7 Sizerins flammés
  • 2 Chardonnerets jaunes

Après un hiver plutôt pauvre en fringillidés, il est plaisant de voir les Roselins pourprés et les Tarins des pins réapparaître autour de la ville. J’ai maintenant hâte de voir si un passage de Sizerins flammés se fera sentir durant les prochaines semaines. Les dizaines de milliers d’individus qui ont été vus en migration l’automne dernier devront bien remonter vers le nord tôt ou tard. J’espère qu’ils passeront par ici! Pour l’instant, ils se font attendre… 

mardi 16 octobre 2012

Des juncos en quantité

Nous venons de traverser une fin de semaine très intense où les oiseaux débordaient d’énergie. Nous nous sentions vraiment dans le cœur de l’automne, mais avec déjà une forte odeur de début d’hiver! Les conditions météorologiques qui changeaient très rapidement ont interrompu les déplacements migratoires de certaines espèces, ce qui les a rendues très visibles. Les Juncos ardoisés, en particulier, étaient très en évidence avec des bandes notées autant en bordure des forêts qu’en ville, dans les champs ou même sur les rivages du fleuve, loin de tout arbre!

Notre promenade de vendredi matin a dû, encore une fois, être retardée jusqu’à ce que les précipitations de pluie et de neige cessent. Une fois à l’extérieur, en parcourant la ville, nous avons rapidement remarqué que les oiseaux étaient extrêmement fébriles, plusieurs venant visiblement de se poser ici, bloqués par les précipitations.

À La Pocatière, durant les 150 minutes de l’excursion de vendredi le 12 octobre, nous avons pu observer, entre autres :
  • 1 Urubu à tête rouge
  • 1 Épervier brun
  • 1 Faucon émerillon
  • 2 Pics mineurs
  • 2 Pics chevelus
  • 2 Sittelles à poitrine blanche
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 1 Grive fauve – Cet oiseau tardif fut la surprise de la matinée! La Grive fauve quitte habituellement la région très discrètement bien avant la mi-septembre.
  • 7 Grives solitaires
  • 60 Merles d’Amérique
  • 22 Jaseurs boréaux
  • 2 Jaseurs d’Amérique – Deux juvéniles accompagnaient les Jaseurs boréaux et les merles dans trois arbres fruitiers décoratifs situés sur les terrains de la ville. Ces arbres n’ont pas les mêmes cycles que les arbres fruitiers sauvages et produisent des fruits pratiquement à chaque année!
Jaseur d’Amérique juvénile – La Pocatière – 12 octobre 2012 © Claude Auchu
  • 1 Paruline à couronne rousse
  • 7 Parulines à croupion jaune
  • 2 Bruants familiers
  • 14 Bruants chanteurs
  • 2 Bruants de Lincoln
  • 35 Bruants à gorge blanche
  • 5 Bruants à couronne blanche
  • 55 Juncos ardoisés
  • 6 Quiscales bronzés
  • 8 Roselins pourprés
  • 1 Roselin familier
  • 65 Tarins des pins – Une trentaine de tarins se nourrissaient de ce qui semblait être des graines d'épervières sur une pelouse. En novembre 2007, nous avions vu un groupe de sizerins (contenant trois Sizerins blanchâtres!) faire exactement la même chose à Rivière-Ouelle. Lorsque les tarins sont obligés de se nourrir de graines d’aussi petites fleurs au milieu de l’automne, c’est que la nourriture est déjà très rare!!!
  • 5 Gros-becs errants
La grande majorité des oiseaux rencontrés vendredi matin avait comme préoccupation première de faire le plein de nourriture. Après une nuit à migrer et une matinée à lutter contre vent, pluie et neige, il était bien sûr important pour eux de refaire des réserves afin d’être prêts à repartir la nuit suivante.

C’est samedi matin que nous avons fait notre promenade à Rivière-Ouelle, sous un ciel variable et un bon vent frisquet de l’ouest. La visibilité, si importante lorsque l’on regarde le fleuve, était plutôt faible, ce qui a rendu difficile voire impossible l’identification des oiseaux circulant loin au large du quai. Plusieurs oiseaux ont donc réussi à passer devant nous sans que nous puissions les identifier. Malgré tout, les déplacements ont été très intéressants, avec une belle diversité d’espèces.

À Rivière-Ouelle, samedi le 13 octobre, nous avons réussi à trouver pas moins de 60 espèces entre 6 h 50 à 12 h 40. Voici les plus marquantes :
  • 10000 Oies des neiges
  • 1 Oie de Ross – Une juvénile est trouvée parmi les Oies des neiges. Curieusement, aucun adulte ne l’accompagnait. Il était beaucoup plus facile de voir cette espèce dans la région durant les années 1980, avant que l’effarouchage systématique et la chasse printanière ne rendent les groupes d’oies inapprochables.
  • 500 Bernaches du Canada
  • 1 Canard d’Amérique
  • 190 Canards noirs
  • 500 Canards colverts – Une quantité sans précédant dans la région à la mi-octobre!
  • 1 Canard souchet
  • 1 Canard pilet
  • 7 Sarcelles d’hiver
  • 18 Fuligules à collier
  • 34 Fuligules milouinans
  • 30 Petits Fuligules – Il est plutôt rare de voir autant de Petits Fuligules et de Fuligules à collier au quai de Rivière-Ouelle où les milouinans sont toujours largement dominants. C’est que les deux premières espèces préfèrent les étangs d’eau douce alors que les milouinans recherchent plutôt l’eau salée en dehors de la saison de nidification.
  • 454 Eiders à duvet
  • 69 Macreuses à front blanc
  • 161 Macreuses brunes
  • 14 Macreuses à bec jaune
  • 4 Hareldes kakawis
  • 5 Petits Garrots
  • 3 Garrots à œil d’or
  • 16 Harles huppés
  • 32 Plongeons catmarins
  • 6 Plongeons huards
  • 5 Grèbes jougris
  • 3 Fous de Bassan – Il s’agissait de trois adultes, rarement vus aussi tard en automne où les juvéniles sont habituellement plus réguliers.
  • 90 Cormorans à aigrettes
  • 7 Grands Hérons
  • 2 Busards Saint-Martin
  • 2 Faucons émerillons – Un individu migrant vers le sud-ouest en rasant les flots au large du quai nous a brusquement ramené à l’esprit à quel point cette espèce peut parfois ressembler à un océanite!
  • 1 Grue du Canada – L’oiseau trouvé il y a deux semaines fréquentait encore les mêmes battures.
Grue du Canada – Rivière-Ouelle – 13 octobre 2012 © Claude Auchu
  • 9 Grands Chevaliers
  • 1 Petit Pingouin
  • 3 Guillemots à miroir
  • 3 Mésanges à tête noire
  • 2 Mésanges à tête brune – Il s’agit bien entendu d’oiseaux « en migration ».
  • 1 Sittelle à poitrine rousse – Elle devient de plus en plus rare au fur et à mesure que l’automne avance! C’est probablement pourquoi elle devient présentement de plus en plus abondante dans le centre des États-Unis!
  • 3 Troglodytes des forêts
  • 1 Grive solitaire
  • 1 Paruline à croupion jaune
  • 4 Bruants hudsoniens
  • 132 Juncos ardoisés
  • 2 Durbecs des sapins
  • 20 Becs-croisés bifasciés
Bec-croisé bifascié – Rivière-Ouelle – 13 octobre 2012 © Claude Auchu
  • 1 Sizerin flammé – Notre premier cet automne; durant l’après-midi, nous en avons trouvé un autre à une mangeoire de La Pocatière.
  • 2 Tarins des pins
N’eut été de la visibilité au quai, le nombre de canards de mer identifiés durant cette excursion aurait plus que doublé! Une bien belle matinée!

Il nous restait la matinée de dimanche pour essayer de patrouiller avec efficacité les routes de la campagne pocatoise afin de trouver d’autres passereaux en migration. Une fine bruine nous a accompagné durant les deux premières heures, mais nous avons tout de même réussi à trouver quelques espèces qui ne seront possiblement plus revues de l’automne…

Ainsi, dimanche le 14 octobre, une randonnée à La Pocatière entre 7 h 15 à 11 h 15 nous aura fourni 46 espèces différentes, dont :
  • 1 Bécasseau semipalmé
  • 4 Pics mineurs
  • 4 Pics chevelus
  • 135 Corneilles d’Amérique
  • 14 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine rousse
  • 3 Sittelles à poitrine blanche – Avec les deux oiseaux notés vendredi, il y a donc présentement au moins cinq Sittelles à poitrine blanche sur le territoire de La Pocatière, ce qui est excellent!
  • 1 Merlebleu de l’Est
  • 93 Merles d’Amérique
  • 3 Jaseurs boréaux
  • 1 Paruline à couronne rousse
  • 7 Parulines à croupion jaune
  • 6 Bruants hudsoniens
  • 9 Bruants familiers
  • 1 Bruant fauve
  • 19 Bruants chanteurs
  • 34 Bruants à gorge blanche
  • 26 Bruants à couronne blanche
  • 160 Juncos ardoisés
  • 150 Carouges à épaulettes
  • 150 Quiscales bronzés
  • 3 Roselins pourprés
  • 2 Becs-croisés bifasciés
  • 1 Sizerin flammé
  • 22 Tarins des pins
  • 15 Gros-becs errants
Une fin de semaine avec une telle densité de passereaux en migration n’est pas aussi courant dans la région de La Pocatière que dans certains endroits situés plus stratégiquement. Nous en sommes particulièrement conscients pour avoir habité un tel endroit durant quelques années… Cependant, La Pocatière est située à mi-chemin entre Montréal et Gaspé et dans la zone où l’eau salée de l’estuaire commence à vraiment faire sentir son effet. D’une certaine façon, nous avons le meilleur des deux mondes : y a-t-il beaucoup d’endroits au Québec où l’on peut voir des Tyrans huppés et des Eiders à duvet nicher dans le même secteur???

mardi 12 juin 2012

Des Moqueurs roux fidèles

L’été ornithologique étant arrivé, nous savons bien que la diversité des espèces que nous observerons au cours des prochaines semaines sera plutôt limitée. D’un autre côté, nous aurons le temps de vérifier si les espèces que je note comme nicheuses dans la région depuis tant d’années sont encore présentes. Ce sera donc notre défi pour les six prochaines semaines.

Selon les prévisions météorologiques, la journée de samedi devait se dérouler sous le signe des averses. Nous avions donc décidé de faire la grasse matinée, ce que nous n’avons pratiquement pas fait depuis trois mois, et de ne vérifier qu’à notre réveil jusqu’où la météo allait nous permettre d’aller. Mais je me suis réveillé en sursaut à 5 h 45, avec le sentiment que j’étais peut-être sur le point de perdre une belle matinée. J’ai jeté un rapide coup d’œil à l’extérieur pour me rendre compte que mon intuition était juste : l’asphalte était sec, le ciel était bleu et le vent pratiquement nul! Encore une fois, ce fut donc un lever et un déjeuner rapides et, 30 minutes plus tard, j’étais sur mon vélo à chercher les oiseaux!
Depuis quelques jours, j’avais en tête de parcourir « le » site qui me permettrait de voir le Moqueur roux, un nicheur plutôt local dans la région. En effet, s’il est possible d’apercevoir ce moqueur presque n’importe où durant le mois de mai, je ne connais qu’un seul site dans la région où il est pratiquement garanti durant l’été (et encore faut-il qu’il veuille se manifester au moment de notre passage!). C’est d’ailleurs à ce site que j’avais trouvé mon tout premier Moqueur roux dans la région, le 2 juillet 1983.

Ma randonnée de samedi le 9 juin à La Pocatière a duré près de cinq heures et m’a permis de voir 60 espèces dont :
  • 9 Urubus à tête rouge
  • 2 Busards Saint-Martin
  • 1 Pluvier kildir
  • 1 Bécassine de Wilson
  • 12 Tourterelles tristes
  • 1 Martinet ramoneur
  • 1 Colibri à gorge rubis
  • 3 Pics mineurs
  • 1 Grand Pic
  • 8 Moucherolles des aulnes
  • 1 Moucherolle tchébec
  • 4 Moucherolles phébis
  • 2 Tyrans tritris
  • 1 Viréo mélodieux
  • 12 Viréos aux yeux rouges
  • 3 Geais bleus
  • 8 Hirondelles de rivage
  • 2 Hirondelles rustiques
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 1 Roitelet à couronnes rubis
  • 7 Grives fauves
  • 3 Grives solitaires
  • 7 Moqueurs chats
  • 3 Moqueurs roux – Un oiseau chantait exactement à l’endroit où j’avais vu mon premier dans la région en 1983. C’est ce que l’on appelle être fidèle à un site!
  • 17 Jaseurs d’Amérique
  • 1 Paruline noir et blanc
  • 3 Parulines à joues grises
  • 10 Parulines masquées
  • 5 Parulines flamboyantes
  • 1 Paruline à tête cendrée
  • 1 Paruline à gorge orangée
  • 15 Parulines jaunes
  • 2 Parulines à flancs marron
  • 3 Parulines à gorge noire
  • 1 Bruant vespéral – Les rares Bruants vespéraux qui nichent encore à La Pocatière partagent le même site que les Moqueurs roux. Étrangement, c’est aussi le 2 juillet 1983 que j’avais vu mon premier de l’espèce et toujours au même site!
  • 10 Bruants des prés
  • 1 Junco ardoisé
  • 7 Goglus des prés
  • 1 Sturnelle des prés
  • 1 Oriole de Baltimore
  • 2 Roselins pourprés
  • 2 Roselins familiers
  • 35 Chardonnerets jaunes
Vous vous en doutez, la journée de dimanche était déjà réservée pour vérifier quels oiseaux fréquentaient encore Rivière-Ouelle en ce début d’été. Comme partout ailleurs, les migrateurs ont continué leur chemin et les oiseaux qui sont restés sur place pour nicher sont plus discrets qu’il y a deux semaines à peine. Il y a donc moins de mouvements au large du quai où, pour les meilleures raisons du monde (!), nous commençons toujours nos excursions.
Les conditions devaient être bonnes, avec la marée à son maximum vers 9 h 00 et un petit vent du nord-est. Mais (parce qu’il y a un « mais »), il y avait du brouillard! Heureusement, il n’était pas trop opaque et nous avions bon espoir qu’il se dissipe avant que les oiseaux ne terminent leur pic d’activité du matin. En attendant, nous avons effectué quelques arrêts en chemin, à des endroits où nous passons toujours trop rapidement pour vraiment savoir quelles espèces s’y cachent.
Le brouillard s’est finalement éloigné à deux kilomètres au large et nous avons pu nous installer, dans la fraîcheur du matin et la pénombre causée par les nuages. Nous avons bien manqué quelques oiseaux qui se laissaient dériver trop loin au large (probablement des macreuses), mais les oiseaux en déplacement passaient plutôt près du quai. N’eut été du temps trop gris et sombre, j’aurais peut-être enfin pu faire des photos acceptables de catmarins et de pingouins…

Dimanche le 10 juin, notre excursion à Rivière-Ouelle s’est déroulée de 4 h 45 à 10 h 50 et nous aura fourni 62 espèces. Voici les principales :
  • 21 Oies des neiges
  • 8 Bernaches du Canada
  • 5 Sarcelles d’hiver
  • 34 Eiders à duvet
  • 3 Macreuses à front blanc
  • 3 Macreuses à bec jaune
  • 2 Garrots à œil d’or
  • 5 Harles huppés
  • 23 Plongeons catmarins
  • 19 Plongeons huards – Il semblait y avoir une compétition entre les deux espèces de plongeons. Finalement, le catmarin l’a emporté 23 oiseaux à 19!
  • 55 Cormorans à aigrettes
  • 1 Butor d’Amérique – Nous l’avons entendu lors d’un des arrêts dûs au brouillard.
  • 15 Grands Hérons
  • 2 Urubus à tête rouge
  • 2 Busards Saint-Martin
  • 1 Faucon émerillon – Ce n’est pas nous mais les Hirondelles bicolores qui l’ont trouvé. Merci à elles d’avoir fait suivre la nouvelle!
  • 2 Mouettes de Bonaparte
  • 300 Goélands à bec cerclé
  • 100 Goélands argentés
  • 1 Goéland brun – Un immature en plumage de 3ème été, trouvé dans un petit groupe de laridés.
Goéland brun parmi des G. argentés et des G. à bec cerclé – Rivière-Ouelle – 10 juin 2012 © Claude Auchu
  • 15 Goélands marins
  • 3 Guillemots marmettes
  • 69 Petits Pingouins
  • 6 Guillemots à miroir
  • 9 Moucherolles des aulnes
  • 1 Roitelet à couronne dorée
  • 5 Grives fauves
  • 1 Grive à dos olive
  • 33 Merles d’Amérique
  • 2 Moqueurs chats
  • 63 Étourneaux sansonnets
  • 13 Parulines masquées
  • 7 Bruants familiers
  • 1 Bruant de Nelson
  • 26 Bruants chanteurs
  • 5 Bruants à gorge blanche
  • 2 Goglus des prés
  • 50 Carouges à épaulettes
  • 66 Quiscales bronzés
  • 2 Bec-croisés bifasciés – Une femelle et un juvénile qui la suivait de près se sont posés sur les rochers en bordure du quai, avant de se cacher dans un rosier!
Bec-croisé bifascié femelle – Rivière-Ouelle – 10 juin 2012 © Claude Auchu
Le premier être vivant noté en arrivant sur le territoire de Rivière-Ouelle – en fait, au viaduc de la sortie 444 de l’autoroute 20 – fut un orignal, probablement chassé de la forêt par les moustiques. Ce n’est pas le premier à être signalé près de l’autoroute depuis une semaine. Si vous circulez en voiture dans la région au cours des prochaines semaines, soyez prudents!

lundi 12 mars 2012

Migrateurs ou hivernants?

Avec l’arrivée particulièrement hâtive du printemps, il était facile pour nous de décider de quel côté aurait lieu la première excursion de la fin de semaine! Oui, après avoir vu la neige fondre durant toute la semaine, c’est Rivière-Ouelle qui était au menu samedi! Un matin frisquet tout de même, avec -8°C au thermomètre et un vent soufflant du nord à 20 km/h au quai! Pourtant, en sortant de la maison 20 minutes plus tôt, aucun vent ne soufflait à La Pocatière… Il est certain que de telles conditions de vent contraire ne doivent pas aider les migrateurs à remonter du sud, à moins qu’ils ne soient aussi décidés que nous à affronter les éléments. Mais, puisque que nous avons pensé à cette sortie durant toute la semaine, nous y sommes allés les yeux fermés (façon de parler, bien sûr!).
Connaissant très bien les différents sites de Rivière-Ouelle, il est plutôt facile pour nous de trouver les endroits les plus payants ornithologiquement, selon les conditions météorologiques. Pour ça, il suffit de penser comme un oiseau : où est-il possible de se cacher du vent tout en trouvant de la nourriture avec facilité? Pas de problème, je sais où!…

Mais les oiseaux ne sont pas garantis pour autant. Heureusement pour moi, la recherche des oiseaux est probablement la partie que je préfère du birding. Ainsi, en ce samedi 10 mars, il y avait relativement peu de mouvement au large du quai. Même les goélands étaient nettement moins nombreux qu’ils auraient dû l’être. Malgré cela, en trois heures sur le terrain, nous avons noté :
  • 4 Garrots à œil d’or
  • 11 Grands Harles
  • 17 Perdrix grises – En deux groupes (4 et 13 oiseaux) distants de 2,5 kilomètres.
Perdrix grises – Rivière-Ouelle – 10  mars 2012 © Christiane Girard
  • 4 Goélands argentés
  • 3 Goélands arctiques
  • 3 Goélands marins
  • 8 Pigeons bisets
  • 21 Tourterelles tristes – Avant même le lever du soleil, des tourterelles étaient déjà perchées en bordure des boisés loin de toute habitation ou de toute mangeoire! C’est maintenant plus important de se reproduire que de se nourrir…
  • 2 Pics mineurs
  • 35 Corneilles d’Amérique
  • 3 Grands Corbeaux
  • 12 Mésanges à tête noire
  • 7 Sittelles à poitrine rousse
  • 30 Étourneaux sansonnets
  • 6 Juncos ardoisés – En allant confirmer l’identité de deux carouges dans un petit îlot de conifères perdu dans un champ, nous y avons trouvé au moins six juncos! Les premiers migrateurs arrivent habituellement dans la région vers le 25 mars mais, cet hiver, l’espèce a été présente en nombre plutôt élevé. Ces six oiseaux étaient-ils des hivernants même dans ce drôle d’endroit ou des migrateurs hâtifs?
  • 2 Carouges à épaulettes – Mes migrateurs les plus hâtifs à vie dans la région… par une journée! L’espèce apparaît maintenant dans la région une semaine plus tôt qu’il y a 20 ans.
  • 1 Durbec des sapins
  • 1 Roselin pourpré
  • 28 Becs-croisés bifasciés
Bec-croisé bifascié – Rivière-Ouelle – 10  mars 2012 © Claude Auchu
  • 42 Sizerins flammés
  • 50 Tarins des pins
  • 2 Chardonnerets jaunes
En quittant Rivière-Ouelle, nous sommes allés faire une petite visite rapide à Saint-Gabriel. Bonne nouvelle, la Paruline à croupion jaune est encore présente à la mangeoire où elle a hiverné! Beaucoup plus active qu’il a un mois, elle crie continuellement et voltige avec facilité. Sa queue, réduite à une seule plume à notre première visite le 12 février dernier, a même recommencé à « pousser », signe de la vigeur de cette petite courageuse!

Pour la journée de dimanche le 11 mars, la région a réussi à éviter les 2 centimètres de neige annoncés. Pour une des dernières fois de la saison (espérons-le!), nous avons effectué notre tournée des mangeoires. Les fringillidés ont enfin décidé de visiter la ville, mais pas ces mangeoires. Des tarins et des sizerins ont été bien visibles durant toute la journée.

Voici ce que nous avons vu durant la journée :
  • 3 Oies des neiges – Sûrement la surprise de la journée. Trois oiseaux se sont alimentés dans un champ durant pratiquement toute la journée. L’Oie des neiges est toujours rare dans la région en mars (ce n’est que la cinquième année où je vois l’espèce en mars dans ma région… en plus de 35 ans d’observation!!!). Il s’agit bien sûr de ma mention la plus hâtive mais… sont-elles vraiment des migratrices? L’hiver dernier, quelques individus ont tenté d’hiverner dans la région (voir ici et ici); ces trois oiseaux auraient-ils pu faire de même???
  • 3 Goélands à bec cerclé – Une autre espèce présente à une date d’arrivée record dans la région, un record qui sera probablement battu au cours des prochaines années. J’ai tout de même déjà vu l’espèce arriver en février à deux reprises lorsque j’habitais aux Escoumins (en 2002, nous avions vu nos derniers de l’ « automne » le 26 janvier avant de voir les premiers arrivants « printaniers » le 26 février; ils n’ont pas dû hiverner très loin!). À mon avis, seule la présence de glaces empêche le Goéland à bec cerclé d’arriver plus tôt dans la région de La Pocatière. Et comme la glace devient de plus en plus rare…
  • 1 Goéland argenté
  • 1 Goéland arctique
  • 4 Goélands marins
  • 14 Pigeons bisets
  • 7 Tourterelles tristes
  • 7 Pics mineurs
  • 1 Pic chevelu
  • 4 Geais bleus
  • 210 Corneilles d’Amérique
  • 5 Grands Corbeaux
  • 14 Mésanges à tête noire
  • 4 Sittelles à poitrine rousse
  • 3 Merles d’Amérique – Depuis la mi-février, une femelle monte régulièrement la garde au sommet d’un frêne derrière la maison.
  • 45 Étourneaux sansonnets
  • 30 Plectrophanes des neiges
  • 2 Vachers à tête brune – Un deuxième mâle accompagne celui trouvé en février! Un autre cas où il ne sera pas facile de distinguer les hivernants des migrateurs.
  • 1 Bec-croisé bifascié
  • 280 Sizerins flammés – Nous avons été témoin d’un très bon passage en avant-midi.
  • 35 Tarins des pins – Samedi, nous avons remarqué que plusieurs oiseaux semblaient chercher des sites de nidification, en entrant profondément dans des conifères denses. Finalement, dimanche, nous avons vu un oiseau avec le bec plein de matériaux! Ces oiseaux peuvent nicher très tôt, à leurs risques et périls. Le 2 mai 1995, à La Pocatière, j’avais été surpris de voir un oiseau fraîchement sorti du nid. À l’époque, j’avais calculé qu’avec une couvaison de 13 jours et un séjour des oisillons au nid de 15 jours, les œufs avaient été pondus vers le 4 avril, durant une vague de froid Cette journée-là, il avait fait –15°C à La Pocatière! Les jeunes avaient tout de même survécu!
  • 11 Chardonnerets jaunes
  • 8 Moineaux domestiques
Le printemps est bel et bien arrivé et quelques oiseaux nouvellement arrivés sont là pour le prouver! Avec le fleuve complètement libre de glace, il n’y a rien pour bloquer les canards. Il est donc facile de prévoir que la majorité des canards barbotteurs devraient se présenter avant la fin du mois. Quelques journées de pluie (pas durant les fins de semaine, j’espère!) devraient nous fournir quiscales, carouges et vachers. Allons-y, c’est parti!!!

lundi 14 novembre 2011

Un temps sombre digne des Bécasseaux violets

Novembre est vraiment le mois le plus sombre de l’année. Avec les journées très courtes et le soleil demeurant toujours très bas à l’horizon, plusieurs trouvent difficile de traverser cette période de l’année. Même si j’ai parfois hâte qu’il y ait de la neige au sol pour refléter les rares rayons du soleil, je réussis toujours à survivre à novembre sans vraiment de problème. C’est probablement parce que je continue à passer le plus de temps possible à l’extérieur à regarder les oiseaux avant qu’ils ne quittent la région pour l’hiver; janvier et février seront sûrement plus pénibles…!

C’est dans cet optique que nous avons débuté la deuxième fin de semaine de novembre. Samedi le 12 novembre, nous avons effectué une tournée des mangeoires comme nous le faisons à chaque fin de semaine durant l’hiver. Je ne sais pas si la hausse du prix des graines y est pour quelque chose, mais la majorité des mangeoires étaient encore vides. Nous avons terminé la journée avec un petit 31 espèces glanées un peu partout dont les plus significatives sont :
  • 110 Oies des neiges
  • 82 Bernaches du Canada
  • 1 Bernache de Hutchins
  • 1 Canard d’Amérique
  • 103 Canards noirs
  • 18 Canards colverts
  • 2 Canards souchets – Plutôt tardifs pour la région!
  • 1 Harelde kakawi
  • 1 Gélinotte huppée
  • 1 Buse pattue
  • 6 Goélands arctiques
  • 1 Goéland bourgmestre
  • 40 Corneilles d’Amérique
  • 6 Grands Corbeaux – Est-ce que les corbeaux sont en mesure de profiter directement des grandes quantités de graines de conifères comme celles que nous connaissons cet automne? Puisque leur bec énorme les empêche de fouiller dans les cônes, comment peuvent-ils faire? C’est simple, ils partent avec le morceau entier! Samedi après-midi, nous avons vu un corbeau se percher au sommet de conifères de taille moyenne et se remplir le bec de cônes, probablement pour aller les cacher ou les déchiqueter quelque part en terrain ouvert! À la fois joueurs et débrouillards, les Grands Corbeaux sont vraiment plein de ressources… Ils ont toujours fait partie de mes oiseaux préférés!
  • 16 Mésanges à tête noire
  • 6 Merles d’Amérique
  • 95 Étourneaux sansonnets
  • 1 Junco ardoisé
  • 3 Carouges à épaulettes
  • 1 Durbec des sapins
  • 30 Chardonnerets jaunes
Dimanche le 13 novembre, c’est vers Rivière-Ouelle que nous nous sommes dirigés dès les premières lueurs de l’aube. La température était encore inhabituellement douce avec un 5°C à 6 h 15 et des vents faibles du sud soufflaient. Ce n’est rien pour favoriser les mouvements migratoires à la mi-novembre, mais n’ayant pas vraiment le choix de la journée, nous nous en sommes contenter! Les astres n’étaient peut-être pas alignés comme le 5 novembre dernier (avec ses 11000 Eiders à duvet!), mais nous avons été en mesure de constater à quel point nous sommes privilégiés de pouvoir parfois profiter de telles journées…
Une fois rendus au quai, nous avons remarqué avec satisfaction que la brume visible au large n’était présente qu’en altitude. Comme les oiseaux volent habituellement au ras de l’eau, les conditions de visibilité sont restées satisfaisantes durant les 2 h 30 passées au quai. Lorsque nous avons eu de la difficulté à identifier certains oiseaux, ce fut à cause du temps sombre et non de la brume. Les quantités et la variété d’oiseaux aquatiques observés ont été très intéressantes pour la date avec, en prime, deux Bécasseaux violets qui n’ont pratiquement pas bougé malgré la marée qui descendait rapidement.
Les passereaux ont peut-être plus ressenti les conditions de migration « adverses » (temps trop doux, brume et vent du sud) que les oiseaux aquatiques et, sauf pour quelques Plectrophanes des neiges, aucun vrai mouvement ne fut noté.

L’excursion s’est déroulée de 6 h 20 à 12 h 00 et nous a permis de voir 48 espèces. En voici une liste partielle :
  • 1 Oie rieuse – L’adulte trouvé il y a deux semaines est encore présent au même endroit! Maintenant, il ne reste que dix Bernaches du Canada avec elle. Son départ est sûrement prévu pour bientôt!
  • 510 Oies de neiges
  • 18 Bernaches du Canada
  • 100 Canards noirs
  • 9 Canards colverts
  • 2 Sarcelles d’hiver
  • 11 Fuligules milouinans
  • 37 Eiders à duvet – Le vent soufflait du sud dimanche matin et les quelques groupes d’eiders vus en vol se dirigeaient vers le nord-est. Tout le contraire de la semaine dernière, autant en condition de vol qu’en nombre d’individus!
  • 34 Macreuses à front blanc – C’est la première espèce de macreuse à nous quitter l’automne; 34 oiseaux à la mi-novembre est même presque surprenant pour la région de La Pocatière.
  • 27 Macreuses à bec jaune
  • 42 Hareldes kakawis
  • 37 Garrots à œil d’or
  • 12 Grands Harles
  • 15 Harles huppés
  • 87 Plongeons catmarins – La migration automnale du catmarin commence vers la mi-septembre dans la région, atteint son apogée vers la mi-novembre (présentement!) avant de se terminer subitement dès le début du mois de décembre. Notre meilleure journée l’automne à Rivière-Ouelle est de 382 individus le 9 novembre 2007.
  • 4 Plongeons huards
  • 3 Grèbes jougris
  • 5 Grands Hérons
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 3 Buses pattues
  • 3 Bécasseaux sanderlings
  • 1 Bécasseau à croupion blanc
  • 2 Bécasseaux violets – Ils traversent la région en petit nombre entre la fin d’octobre et le début de décembre. Ils sont tout de même relativement faciles à trouver pour qui sait où et quand les chercher…

Des oiseaux sombres sur un rocher sombre lors d’une sombre matinée du mois le plus sombre de l’année -   Bécasseaux violets – Rivière-Ouelle – 13 novembre 2011 © Claude Auchu

  • 800 Goélands à bec cerclé
  • 5 Goélands arctiques
  • 1 Petit Pingouin
  • 5 Guillemots à miroir
  • 75 Pigeons bisets
  • 60 Corneilles d’Amérique
  • 15 Grands Corbeaux
  • 14 Mésanges à tête noire
  • 12 Sittelles à poitrine rousse – Nous avons vu presqu’autant de sittelles que de Mésanges à tête noire durant notre excursion!
  • 2 Roitelets à couronne dorée
  • 85 Étourneaux sansonnets
  • 190 Plectrophanes des neiges
  • 2 Roselins pourprés
  • 30 Becs-croisés bifasciés
Bec-croisé bifascié – Rivière-Ouelle – 13 novembre 2011 © Claude Auchu
  • 2 Sizerins flammés
  • 27 Tarins des pins
  • 1 Chardonneret jaune
En novembre, la première vraie chute de neige peut tomber à n’importe quel moment, nous faisant passer subitement de l’automne à l’hiver. J’espère pouvoir être sur le terrain dès le lendemain afin de pouvoir profiter de l’effet de surprise que cet événement provoque toujours sur les oiseaux. Il me semble même que c’est à ce moment qu’ils sont les plus beaux…!