Affichage des articles dont le libellé est Grand Corbeau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Grand Corbeau. Afficher tous les articles

mardi 4 avril 2017

Une frontière pour les Garrots d'Islande

Je n’ai pu me faire à l’idée que j’allais terminer le mois de mars sans avoir vu un seul canard! La dernière semaine ayant été nettement moins hivernale que les trois précédentes, j’ai fait un rapide aller-retour au quai de Rivière-Ouelle vendredi après-midi pour sauver la face. Malgré que le mois de mars 2017 aura été un des plus froids des dernières années, l’absence de canards à ma liste du mois m’aurait toujours paru comme une tache à mon dossier.

Ainsi, vendredi le 31 mars, les trente minutes passées au quai de Rivière-Ouelle m’ont permis de voir quatre Macreuses à bec jaune, deux Garrots à œil d’or et un Grand Harle. Ces trois espèces sont tout à fait normales dans la région à la fin de mars (nous avions d’ailleurs vu un garrot au quai lors du redoux de la fin de février), l’observation de ces canards vendredi ne passera pas à l’histoire… du moins, pas autant que si je les avais ratées!

C’est donc avec l’esprit tranquille que j’ai pu débuter le mois d’avril, celui qui commence toujours avec des bancs de neige de plus de trois mètres devant les maisons, mais qui se termine avec l’arrivée des premières hirondelles et parulines!!! Puisque les passereaux forestiers tardent toujours à arriver et que, Dieu merci, les canards ont réussi à se faufiler jusqu’à nous, il a été décidé que c’est sur eux que nous allions concentrer notre fin de semaine.

Samedi matin, j’ai effectué une sortie en solo à Rivière-Ouelle. Notre beau grand fleuve était enfin presque totalement libre de glaces; c’est à se demander comment le fleuve a réussi à se dégager si rapidement en une semaine?!? Seuls les rivages et le fond des baies les plus profondes sont encore encombrés de glaces morcelées qui ne tarderont pas à disparaître à leur tour. Les conditions sur le terrain étaient très agréables avec une température frôlant le point de congélation et un petit vent du nord-est soufflant à moins de 15 km/h. La visibilité sur le fleuve, toujours importante mais difficile à prévoir, était excellente et même les oiseaux les plus distants ont pu être identifiés sans problème. Même s’ils n’étaient pas encore abondants, ils se déplaçaient en très petits groupes, ce qui m’a gardé bien occupé. La première rencontre avec chaque nouvelle espèce pour l’année à provoqué chez moi une petite poussée d’adrénaline comme seuls les oiseaux semblent capable de produire!

Samedi le 1er avril, entre 6 h 10 et 11 h 05, le retour des oiseaux aquatiques m’a permis de trouver 27 espèces sur le territoire de Rivière-Ouelle :
  • 15 Bernaches cravants
  • 3 Canards noirs – Les rivages et les champs encore gelés ralentissent sûrement l’avancée migratoire des canards barbotteurs.
  • 6 Fuligules milouinans
  • 1 Eider à duvet – Seule une femelle a été observée, volant vers l’estuaire. Les eiders se dirigeant vers l’est vus à partir du quai le printemps ont habituellement atteint le fleuve après avoir survolé les terres depuis la côte atlantique. Cette femelle a-t-elle fait ce trajet toute seule???
  • 24 Macreuses à bec jaune
  • 4 Hareldes kakawis
  • 22 Garrots à œil d’or
  • 10 Grands Harles
  • 28 Harles huppés
  • 2 Tourterelles tristes
  • 1 Petit Pingouin – Malgré le printemps froid, cet oiseau peut être considéré comme hâtif. Au fil des années, je n’ai observé l’espèce qu’à trois reprises en mars. Hivernant sur les Grands Bancs de Terre-Neuve, le Petit Pingouin atteint dans notre région la limite amont de son aire de nidification dans le Saint-Laurent.
  • 1 Guillemot à miroir – Celui-là hiverne tout près, il n’a qu’à traverser le fleuve pour atteindre ma région!
  • 15 Goélands à bec cerclé

Chez les goélands, les mâles sont nettement plus gros que les femelles.
Goélands à bec cerclé (Ring-billed Gulls – Larus delawarensis)
Rivière-Ouelle – 1er avril 2017 © Claude Auchu
  • 30 Goélands argentés
  • 5 Goélands marins
  • 6 Plongeons catmarins – Les catmarins sont finalement de retour! Cette espèce est tellement facile à observer à Rivière-Ouelle (pour qui s’en donne la peine…) qu’elle en est presque l’emblème.
  • 2 Cormorans à aigrettes
  • 1 Harfang des neiges – Un autre était également présent à La Pocatière.
  • 1 Geai bleu
  • 50 Corneilles d’Amérique
  • 1 Grand Corbeau

Grand Corbeau (Common Raven – Corvus corax)
Rivière-Ouelle – 1er avril 2017 © Claude Auchu
  • 2 Alouettes hausse-col
  • 1 Mésange à tête noire
  • 60 Étourneaux sansonnets
  • 1 Moineau domestique
  • 3 Durbecs des sapins
  • 2 Plectrophanes des neiges

L’ordre des espèces dans la liste qui précède vous a peut-être semblé inhabituel. Il s’agit de la plus récente version de la liste taxinomique de l’American Ornithological Society. Je l’utilise depuis janvier dernier mais, avec l’arrivée des cormorans et des plongeons, les modifications vous paraîtront nettement plus évidentes. Mais on s’y habituera, comme à tout le reste!
C’est encore à Rivière-Ouelle que je me suis dirigé dimanche matin, mais cette fois accompagné de Christiane. Les conditions étaient encore très belles, bien qu’un petit rideau de brume soit venu passer tout juste derrière nous.
Voici ce que nous avons pu trouver à Rivière-Ouelle dimanche le 2 avril entre 6 h 10 et 9 h 30 :
  • 8 Bernaches cravants
  • 2 Canards noirs
  • 1 Canard colvert
  • 1 Fuligule milouinan
  • 15 Macreuses à bec jaune
  • 18 Garrots à œil d’or
  • 2 Garrots d’Islande – Les Garrots d’Islande sont toujours remarquablement rares à Rivière-Ouelle. Dimanche, un couple se laissait dériver loin au large du quai.
  • 13 Grands Harles
  • 75 Harles huppés
  • 2 Perdrix grises – N’eut été de l’œil de lynx de Christiane, ces deux oiseaux blottis dans une petite touffe d’herbe auraient surement passé inaperçu. Au début d’avril, il s’agissait probablement d’un couple... une bonne raison pour ne pas les déranger.
  • 1 Pigeon biset
  • 1 Tourterelle triste
  • 20 Goélands à bec cerclé
  • 15 Goélands argentés
  • 5 Goélands marins
  • 1 Plongeon catmarin
  • 45 Corneilles d’Amérique
  • 5 Alouettes hausse-col
  • 6 Mésanges à tête noire
  • 85 Étourneaux sansonnets
  • 8 Plectrophanes des neiges
  • 1 Bruant hudsonien
  • 1 Junco ardoisé
  • 1 Carouge à épaulettes
  • 2 Vachers à tête brune

Le fleuve étant encore tranquille à Rivière-Ouelle, nous avons décidé d’aller jeter un coup d’œil à Kamouraska. Sauf lors du passage des bécasseaux en septembre et octobre, nous ne prenons que rarement de temps de visiter ce secteur pourtant situé à seulement une trentaine de kilomètres de notre demeure. Il faut dire que les différents sites de Rivière-Ouelle nous tiennent déjà bien occupés!
La marée commençait à peine à baisser lorsque nous sommes arrivés à Kamouraska. Comme nous nous en doutions, très peu de canards étaient sur place et même les eiders manquaient au rendez-vous. Au loin, cependant, de petits groupes de garrots étaient visibles près des îles. Une fois les trépieds dépliés et les télescopes installés, nous n’avons été qu’à moitié surpris de constater qu’il s’agissait de Garrots d’Islande. Christiane a pris le temps de les compter un à un pour arriver à l’excellent total de 59 individus! Malgré que nous ne voyions cette espèce à Rivière-Ouelle que deux ou trois fois par année (!!!), il existe des mentions de plusieurs dizaines de Garrots d’Islande à Kamouraska, à seulement quelques minutes de vol de Rivière-Ouelle. Sur la rive sud du fleuve, il semble donc que la limite amont pour ce canard se trouve quelque part entre les deux municipalités. La disponibilité d’une simple source de nourriture absente plus à l’ouest peut bien avoir dessiné cette frontière! 

mardi 10 janvier 2017

Quatre espèces de fringillidés, mais pas de Bruant des prés

Voilà une belle fin de semaine vraiment hivernale, avec une température froide, du temps sec et un vent presque nul. C’est en plein le genre de journée où l’on entend la neige craquer sous nos pas! Les oiseaux n’ont pas été plus communs pour autant, mais les conditions étaient parfaites pour prendre de bonnes marches de santé!

La matinée de samedi à Rivière-Ouelle a tout de même été légèrement gâchée par un petit brouillard de neige parfois dense arrivant du fleuve. Les 30 minutes passées au quai nous ont tout de même permis de confirmer qu’aucune des espèces aquatiques tant espérées ne bougeait au large!

Notre passage à Rivière-Ouelle de samedi le 7 janvier nous aura malgré tout offert les espèces suivantes, vues entre 7 h 30 et 10 h 10 :
  • 12 Perdrix grises – Encore une fois, deux groupes ont été aperçus au cours de la matinée. Comme la semaine dernière, le premier s’alimentait sous une mangeoire et le deuxième se trouvait en bordure d’une route. Si leur présence si près des habitations est certainement liée à l’accumulation importante de neige, il est également vrai qu’il est plus facile pour nous de repérer ces oiseaux que ceux bien cachés dans le fond d’un champ.
  • 10 Pigeons bisets
  • 13 Tourterelles tristes
  • 1 Pic mineur
  • 2 Geais bleus
  • 1 Corneille d’Amérique
  • 23 Grands Corbeaux – Comme il arrive parfois, surtout en début d’hiver, plusieurs corbeaux volaient en direction de La Pocatière tôt le matin. Je serais curieux de savoir ce qu’ils espèrent trouver de plus à La Pocatière?!?

Grand Corbeau (Common Raven – Corvus corax)
Rivière-Ouelle – 7 janvier 2017 © Claude Auchu
  • 25 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine rousse – Une deuxième mention à l’intérieur d’une même semaine pour cette espèce introuvable cet hiver.
  • 1 Sittelle à poitrine blanche
  • 6 Étourneaux sansonnets
  • 80 Plectrophanes des neiges

Dimanche matin, une tournée à travers La Pocatière était au programme. Lors de notre longue marche à travers un boisé mixte, nous nous sommes rendus compte que les pics tambourinaient avec une vigueur inhabituelle, comme s’ils appréciaient la résonnance du tronc des arbres par cette matinée froide. La rencontre avec quatre espèces de fringillidés (Durbec des sapins, Sizerin flammé, Chardonneret jaune et Gros-bec errant) était presque inespérée en cet hiver si pauvre.

Dimanche le 8 janvier, entre 7 h 45 et 11 h 30, les espèces suivantes ont croisé notre chemin à La Pocatière :
  • 1 Canard colvert – Que faisait-il donc dans un fossé en ce début de janvier? Il y a un mois que l’espèce a quitté le fleuve!
  • 20 Pigeons bisets
  • 8 Tourterelles tristes
  • 2 Pics mineurs
  • 3 Pics chevelus
  • 1 Corneille d’Amérique
  • 3 Grands Corbeaux
  • 29 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine blanche
  • 75 Étourneaux sansonnets
  • 4 Plectrophanes des neiges

Plectrophane des neiges (Snow Bunting – Plectrophenax nivalis)
La Pocatière – 8 janvier 2017 © Claude Auchu
  • 1 Junco ardoisé – Contrairement aux autres bruants qui se risquent à hiverner dans la région, le junco semble presque insensible au froid. Il n’y a en fait que le Bruant hudsonien qui se tire aussi bien d’affaire que lui, bien qu’il soit plus rare que le junco en hiver. Celui vu dimanche était perché bien en évidence, sans être accroupi sur ces pattes comme le font certaines espèces par temps froid. Le junco hiverne maintenant dans la région beaucoup plus régulièrement que durant les années 1980. Est-ce dû au réchauffement climatique (qui n’est pas évident cet hiver) ou si l’espèce est plus résistante qu’auparavant?
  • 1 Quiscale bronzé
  • 11 Durbecs des sapins
  • 2 Sizerins flammés
  • 3 Chardonnerets jaunes
  • 12 Gros-becs errants
  • 7 Moineaux domestiques

Et le Bruant des prés? À ma connaissance, il n’a pas été vu depuis vendredi le 6 janvier. Est-il parti (pour un monde meilleur) ou a-t-il simplement trouvé un autre site d’alimentation? L’arrivée de quelques plectrophanes peut-être trop enjoués à la mangeoire qu’il avait adoptée peut avoir eu un impact sur sa disparition.

Ce fut une petite fin de semaine comme il s’en répétera sûrement au cours des deux prochains mois. Si vous aimez les oiseaux rares, c’est le temps de sortir à l’extérieur : tous les oiseaux sont rares cet hiver! 

mardi 14 juin 2016

Des oiseaux photogéniques

À tous les matins, au lever, je sors quelques instants sur le perron pour écouter quels oiseaux ont passé la nuit dans notre voisinage. Vendredi le 10 juin, en ouvrant la porte, j’ai entendu une Mésange à tête noire. Oui… et alors? Eh bien, il s’agissait de la 10000e journée où j’observais cette espèce depuis le 1er janvier 1982, soit le moment où j’ai commencé à noter tous mes oiseaux quotidiennement! J’ai donc eu besoin d’un peu plus de 34 ans et 5 mois (exactement 12578 jours) pour atteindre ce total. Je n’ai pas vraiment fait d’effort particulier pour atteindre ce total, je note simplement les oiseaux que je croise sur mon chemin… mais disons que mon chemin est tracé pour rencontrer des oiseaux! Depuis 1982, ma meilleure année pour la mésange aura été 2012 avec 337 journées et la pire remonte à 1987 avec seulement 164 journées durant l’année. Bien sûr, en consultant les données d’une seule personne, on s’aperçoit vite qu’elles racontent en partie ce que l’observateur a fait durant sa vie! Heureusement, des réseaux comme eBird (et ÉPOQ bien avant lui) permettent aux observateurs de mettre leurs données en commun et d’atténuer ces imperfections.
C’est en effectuant la compilation de mes observations de 2015 en janvier dernier que je me suis rendu compte que notre chère Mésange à tête noire approchait le cap des 10000 journées. Avant elle, seules deux espèces avaient franchi ce cap, soit la Corneille d’Amérique et l’Étourneau sansonnet (ce dernier a atteint les 10000 journées quelque part à la mi-décembre 2015). Le Moineau domestique sera la prochaine, probablement d’ici un mois. Deux des quatre espèces que j’ai observées avec le plus de régularité depuis 1982 sont donc des oiseaux introduits en Amérique par l’Homme…

Même si la pluie de dimanche a coupé de moitié ma fin de semaine ornithologique (dommage, nous avions de si beaux projets…), j’ai tout de même connu une très bonne matinée samedi. Christiane ne pouvant m’accompagner, j’ai fait en solo une sortie à Rivière-Ouelle en espérant reprendre ce que le brouillard de la semaine précédente nous avait fait perdre. Ce fut en partie une réussite avec quelques surprises et de nombreux oiseaux acceptant enfin de se laisser photographier!

J’ai réussi à trouver 69 espèces à Rivière-Ouelle entre 4 h 35 et 11 h 10 samedi le 11 juin. En voici une partie :
  • 28 Oies des neiges – Plusieurs de ces oiseaux passeront l’été dans le secteur.
  • 100 Bernaches du Canada – En quatre petits groupes d’individus comptés un à un…
  • 2 Canards souchets
  • 1 Canard pilet – Un mâle portant encore un plumage nuptial aussi propre qu’en avril accompagnait un petit groupe d’Eiders à duvet.
  • 61 Eiders à duvet – Sur la rive sud du Saint-Laurent, l’Eider à duvet ne niche pas à l’ouest de Rivière-Ouelle, mais il devient un nicheur commun à peine quelques kilomètres plus à l’est.

Eiders à duvet (Common Eiders – Somateria mollissima)
Rivière-Ouelle – 11 juin 2016 © Claude Auchu
  • 1 Macreuse à front blanc
  • 10 Harles huppés – Les Harles huppés quittent toujours le fleuve plus tardivement que les Grands Harles pour aller nicher. Plusieurs attendent carrément la fin de la période de frai des Capelans, alors que les Grands Harles rejoignent les rivières aussitôt que la crue printanière est terminée.
  • 14 Plongeons catmarins
  • 10 Plongeons huards
  • 9 Grands Hérons
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 3 Pluviers kildirs – Un adulte et deux juvéniles en duvet (assez gros pour préférer courir plutôt que de se tapir au sol en cas de danger) ont rencontré un chat dans la cour d’une ferme. L’adulte a fait à plusieurs reprises le coup de l’aile cassée, mais le chat a continué son chemin sans se préoccuper des pluviers. Mais j’étais prêt à intervenir, au cas où…
  • 1 Labbe parasite – J’ai été presque surpris de voir un Labbe parasite à Rivière-Ouelle à une date aussi tardive en juin. Dans l’estuaire maritime, des non-nicheurs sont présents en nombre variable durant tout l’été, mais je n’en ai jamais vu ici en plein cœur de l’été ornithologique. Les premiers migrateurs automnaux pourraient faire leur apparition dans ma région dès la fin de juillet.
  • 1 Guillemot marmette
  • 147 Petits Pingouins
  • 4 Guillemots à miroir
  • 2 Mouettes tridactyles
  • 24 Mouettes de Bonaparte

Mouette de Bonaparte (Bonaparte’s Gull – Chroicocephalus philadelphia)
Rivière-Ouelle – 11 juin 2016 © Claude Auchu
  • 300 Goélands à bec cerclé
  • 150 Goélands argentés
  • 2 Goélands bruns – Encore deux immatures, un en plumage de première année posé sur une plage en compagnie de Goélands à bec cerclé et un de troisième année en vol seul au large du quai.
  • 1 Sterne caspienne – Un oiseau étire encore son séjour dans notre secteur. Un premier oiseau fut découvert le 27 mai et deux étaient encore sur place le 8 juin. C’est la première fois que cette espèce est présente aussi longtemps dans la région.
  • 4 Pics flamboyants – À mon arrivée au quai vers 4 h 45, deux Pics flamboyants étaient posés sur les rochers bordant son extrémité. Qu’espéraient-ils trouver à cet endroit à une telle heure???
  • 1 Pioui de l’Est – Un mâle chantait dans un petit bosquet de grands saules et frênes, côtoyant un couple d’orioles et des Viréos mélodieux nicheurs. S’agirait-il encore d’un migrateur?
  • 15 Moucherolles des aulnes
  • 1 Moucherolle tchébec
  • 1 Tyran tritri
  • 1 Viréo mélodieux – Une rare rencontre visuelle avec un mâle chanteur qui s’est même laissé photographier. Il faut préciser que je me trouvais sur un pont, à quatre mètres au-dessus du sol et donc à la hauteur de l’oiseau.

Viréo mélodieux (Warbling Vireo – Vireo gilvus)
Rivière-Ouelle – 11 juin 2016 © Claude Auchu
  • 5 Grands Corbeaux – Quatre juvéniles sortis du nid depuis peu étaient posés dans un champ et semblaient se demander pourquoi personne ne venait les nourrir.

Grands Corbeaux (Common Ravens – Corvus corax)
Rivière-Ouelle – 11 juin 2016 © Claude Auchu
  • 4 Mésanges à tête noire – Ma 10001e journée avec l’espèce!
  • 3 Grives fauves
  • 1 Grive à dos olive
  • 30 Merles d’Amérique
  • 4 Moqueurs chats
  • 1 Moqueur polyglotte – Cet oiseau n’a pas émis une seule note durant la dizaine de minutes que j’ai passée en sa compagnie.

Moqueur polyglotte (Northern Mockingbird – Mimus polyglottos)
Rivière-Ouelle – 11 juin 2016 © Claude Auchu
  • 23 Jaseurs d’Amérique
  • 13 Parulines masquées

Paruline masquée (Common Yellowthroat – Geothlypis trichas)
Rivière-Ouelle – 11 juin 2016 © Claude Auchu
  • 4 Parulines flamboyantes
  • 2 Parulines à tête cendrée
  • 5 Parulines jaunes

Paruline jaune (Yellow Warbler – Setophaga petechia)
Rivière-Ouelle – 11 juin 2016 © Claude Auchu
  • 1 Paruline à gorge noire
  • 7 Bruants des prés
  • 1 Bruant de Nelson
  • 30 Bruants chanteurs
  • 1 Goglu des prés
  • 1 Oriole de Baltimore – Pendant que la femelle couve dans son nid fait de bouts de corde, le mâle patrouille son territoire en lançant toutes sortes de cris.
  • 6 Tarins des pins
  • 30 Chardonnerets jaunes

Connaissez-vous beaucoup de régions pouvant se vanter d’accueillir des espèces nicheuses aussi différentes que l’Eider à duvet et l’Oriole de Baltimore à quelques kilomètres l’une de l’autre? Je n’en connais qu’une : la mienne!!! 

mardi 29 décembre 2015

Macreuses, plongeons et fou (ou « les records sont faits pour être battus! »)

Après une autre semaine de temps doux qui a encore retardé l’arrivée des conditions hivernales, le fleuve et ses rivages sont demeurés libres de glace, permettant aux oiseaux aquatiques de continuer à voler la vedette durant nos excursions. Le sol sans neige dans les champs et les forêts a aussi rendu la nourriture facilement accessible aux oiseaux qui n’ont toujours pas de raison de s’approcher des habitations. Avec tout ça, nous venons de nous épargner un mois d’hiver… en espérant que nous n’aurons pas à le reprendre en avril prochain!

Encore cette année, Christiane et moi avons profité du matin de Noël pour nous lever tôt et de profiter de la ville endormie et silencieuse et patrouiller les alentours à la recherche de nos oiseaux.

Voici le résultat de notre excursion à La Pocatière effectuée le vendredi 25 décembre entre 7 h 45 et 12 h 00 :
  • 26 Pigeons bisets
  • 11 Tourterelles tristes
  • 2 Harfangs des neiges
  • 2 Pics chevelus
  • 4 Geais bleus
  • 8 Corneilles d’Amérique
  • 4 Grands Corbeaux
  • 58 Mésanges à tête noire
  • 5 Sittelles à poitrine rousse
  • 1 Sittelle à poitrine blanche
  • 135 Étourneaux sansonnets
  • 225 Jaseurs boréaux
  • 2000 Plectrophanes des neiges – En visitant les battures du fleuve, nous nous demandions où pouvaient bien se cacher les plectrophanes. Nous l’avons appris quelques minutes plus tard, lorsque nous avons croisé une bande d’au moins 2000 individus dans des champs situés à l’intérieur des terres! Dans la région, des groupes de cette ampleur sont rarement rencontrés en hiver, mais ils sont nettement plus réguliers en mars et avril. D’ailleurs, nous avions noté un groupe d’au moins 15000 individus dans ces mêmes champs le 2 avril 2010.
  • 1 Junco ardoisé
  • 1 Sizerin flammé
  • 10 Chardonnerets jaunes
  • 43 Moineaux domestiques

La semaine dernière, mon excursion à Rivière-Ouelle m’avait particulièrement surpris et comblé. Les espèces aquatiques étaient présentes en quantité inédite pour la date et, même une semaine plus tard, j’en suis à peine revenu! La température très douce et sans neige s’étant poursuivie depuis, je me demandais bien quelles espèces allaient être encore sur place pour notre visite de samedi.
Au départ, cependant, je craignais fortement que les vents forts du sud-ouest prévus ajoutés à la marée baissante en avant-midi jouent contre nous. Ces deux facteurs ont habituellement un effet négatif dans le succès d’une excursion. Nous avons donc été bien étonnés de constater que le vent s’entêtait à souffler de l’ouest (ce qui est nettement mieux que du sud-ouest!) et qu’en plus, la visibilité au large du quai était souvent d’une limpidité remarquable! Les oiseaux étaient donc faciles à repérer et très actifs, malgré l’effet de la marée. Nous sommes demeurés au quai durant trois heures sans jamais nous ennuyer, nous permettant encore une fois de repousser certaines de mes dates tardives records établies la semaine dernière.

Samedi le 26 décembre, nous avons séjourné à Rivière-Ouelle entre 7 h 10 et 11 h 50 pour y voir les 24 espèces suivantes :
  • 66 Eiders à duvet
  • 1 Macreuse à front blanc – Un mâle adulte, peut-être le même que la semaine dernière, a encore été observé au large du quai. En plus de repousser d’une semaine la présence la plus tardive dont j’ai été témoin pour cette espèce dans la région, cette mention n’est qu’à une seule journée de ma date record « à vie », établie le 27 décembre 1996 aux Escoumins.
  • 15 Macreuses brunes – Il y a une semaine, j’avais été très satisfait de voir un seul oiseau. Les 15 individus vus samedi individuellement ou en petits groupes nous ont donc bien surpris! Une autre espèce présente à une date record.
  • 20 Macreuses à bec jaune – Plusieurs Macreuses à bec jaune ont aussi été observées. Il s’agissait presque entièrement de femelles, seuls trois ou quatre mâles adultes et immatures ont été vus. C’est tout le contraire au printemps alors que les mâles adultes comptent sûrement pour plus de 95% de la population de Macreuses à bec jaune migrant par Rivière-Ouelle! La date la plus tardive inscrite dans mes notes demeure le 28 décembre 2014.
  • 1 Harelde kakawi
  • 3 Grands Harles
  • 9 Plongeons catmarins – Même les catmarins se déplaçaient au large, malgré la marée baissante et les vents pas nécessairement favorables. Ces neufs oiseaux me permettent de retarder encore d’une semaine ma date record régionale pour l’espèce.
  • 3 Plongeons huards – Une autre espèce qui s’est approchée à une journée de ma date la plus tardive dans la région. Les Plongeons huards sont beaucoup plus résistants au froid que les catmarins et nous avons vu l’espèce à quelques reprises en plein cœur de l’hiver lorsque nous habitions aux Escoumins.
  • 1 Fou de Bassan – L’excellente visibilité au large nous a aussi permis de repérer un Fou de Bassan juvénile très tardif volant vers l’ouest au ras des flots! Les fous s’attardent parfois dans les environs de Rivière-Ouelle jusqu’aux premiers jours de décembre, ma mention la plus tardive était auparavant le 8 décembre 1992.
  • 36 Guillemots à miroir – Absents de ma liste la semaine dernière, les Guillemots à miroir se sont repris de belle façon cette semaine! Cette espèce est régulière sur les côtes de Charlevoix durant l’hiver, quittant « notre » côté du fleuve avant même la prise des glaces. Il est très probable que des individus se rencontrent en hiver autour des îles Pèlerins (au large de Saint-André-de-Kamouraska), mais personne n’est sur place pour le confirmer!
  • 3 Goélands à bec cerclé
  • 3 Goélands argentés
  • 2 Goélands arctiques
  • 16 Goélands marins
  • 6 Tourterelles tristes
  • 2 Harfangs des neiges – En hiver, lorsque les oiseaux rencontrés refusent de se laisser photographier, il y a toujours un harfang ou deux qui acceptent de servir de modèle.

Harfang des neiges (Snowy Owl – Bubo scandiacus)
Rivière-Ouelle – 26 décembre 2015 © Claude Auchu 
  • 3 Corneilles d’Amérique
  • 14 Grands Corbeaux
  • 10 Mésanges à tête noire
  • 6 Étourneaux sansonnets
  • 2 Jaseurs boréaux
  • 100 Plectrophanes des neiges
  • 8 Chardonnerets jaunes
  • 1 Moineau domestique

Finalement, la journée de samedi le 26 décembre aura été nettement supérieure à celle de dimanche le 20 décembre!!! À vrai dire, une matinée au quai avec une telle diversité d’oiseaux nous aurait déjà grandement satisfaits au tout début de décembre… alors imaginez à la fin du mois!!!

Lundi, lendemain de la première vraie chute de neige de l’hiver, nous sommes allés voir ce qui se passait à Saint-Pacôme. Peut-être que les 15 centimètres de belle neige poudreuse allaient-ils rendre les mangeoires plus populaires qu’elles ne l’avaient été il y a deux semaines. Mais il semble bien que, pour l’instant, seules les tourterelles aient ressenti le besoin de profiter de cette nourriture gratuite. Et, encore une fois, les jaseurs ont pris beaucoup de place sur notre liste finale!

À Saint-Pacôme, lundi le 28 décembre, nous avons vu ces 17 espèces entre 8 h 05 et 10 h 40 :
  • 23 Tourterelles tristes
  • 1 Harfang des neiges – Perché au sommet d’un silo, il a dû éviter les attaques répétées d’un couple de Grands Corbeaux.
  • 2 Pics mineurs
  • 1 Pic chevelu
  • 8 Geais bleus
  • 2 Corneilles d’Amérique
  • 6 Grands Corbeaux – Il n’y a pas que les harfangs qui tiennent les corbeaux occupés à Saint-Pacôme : le propriétaire d’une mangeoire nourrit un couple avec de gros morceaux de suif!

Grand Corbeau (Common Raven – Corvus corax)
Saint-Pacôme – 28 décembre 2015 © Claude Auchu
Grand Corbeau (Common Raven – Corvus corax)
Saint-Pacôme – 28 décembre 2015 © Claude Auchu
  • 56 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine rousse
  • 15 Étourneaux sansonnets
  • 3000 Jaseurs boréaux – Nous étions déjà satisfaits des 500 jaseurs visibles au loin, mais nous avons dû revoir notre évaluation à la hausse lorsque les oiseaux se sont envolés. Ils étaient au moins 3000 à venir nous survoler! Le bruit de leurs ailes étaient vraiment impressionnant!!!
  • 1 Plectrophane des neiges
  • 8 Durbecs des sapins – Les durbecs sont particulièrement rares près du fleuve cet hiver.
  • 5 Sizerins flammés
  • 1 Tarin des pins
  • 6 Chardonnerets jaunes
  • 2 Moineaux domestiques

Peut-être que, finalement, nous n’aurons pas de mois de décembre en 2015 : nous allons passé directement du mois de novembre au mois de janvier!

mardi 16 juin 2015

Engoulevents d’Amérique et Moqueur polyglotte, de justesse!

Notre dernière fin de semaine ornithologique pourrait se résumer en ces mots : nous avons mal choisi nos journées! Depuis quelques jours déjà, les conditions prévues pour samedi et dimanche s’annonçaient parfaites pour nous : deux journées semblables avec des températures de saison, sans précipitation et avec des vents légers du nord-ouest! Wow! Que demander de plus? C’est donc en consultant la table des marées que nous avons planifié notre fin de semaine. Puisque la marée était basse très tôt en matinée, nous avons déduit qu’il serait préférable de nous rendre à Rivière-Ouelle dès samedi. Ainsi, nous devrions être en mesure de bénéficier de la marée montante au moment de parcourir les rivages, après avoir passé les trois ou quatre premières heures au quai, comme d’habitude. Dimanche, nous pourrions donc profiter de la deuxième belle matinée pour chercher les oiseaux dans les multiples habitats de La Pocatière. Malheureusement, si les prévisions de Météomédia au moment d’aller au lit vendredi soir annonçaient encore les vents du nord-ouest, ce sont plutôt des vents du sud-ouest qui soufflaient au lever à 4 h 15! Ce qui change bien des choses!!!

Samedi matin, le petit front froid qui devait traverser la région durant la nuit n’avait pas encore terminé son travail. Nous nous sommes donc retrouvés à Rivière-Ouelle avec un bon vent du sud-ouest et l’humidité qu’il transportait. Si les oiseaux marins sont toujours difficiles à dénicher avec de tels vents, la visibilité limitée due à l’humidité empire encore les choses! Malgré toute notre bonne volonté, très peu d’oiseaux ont été vus au quai et certains, circulant trop loin, n’ont pas pu être identifiés. C’était dommage pour nous, mais sûrement encore plus pour l’observateur de Québec qui est arrivé à la même heure que nous! Après deux heures d’effort, il est reparti déçu et nous l’étions aussi pour lui!
Mais la journée continuait et il y avait sûrement des oiseaux à trouver quelque part! Puisque le quai n’avait rien à nous offrir, nous avons ajouté à notre itinéraire habituel un petit détour par une route rarement empruntée, ce qui nous a permis de voir quelques espèces rarement rencontrées à Rivière-Ouelle durant l’été. Il ne faut pas oublier que nous sommes en pleine saison de nidification et que les oiseaux se déplacent nettement moins, étant occupés à produire les individus que nous observerons l’automne prochain.

Voici une liste partielle des 61 espèces rencontrées à Rivière-Ouelle samedi le 13 juin entre 5 h 00 et 11 h 10 :
  • 36 Oies des neiges
  • 66 Bernaches du Canada
  • 31 Canards noirs
  • 23 Canards colverts
  • 3 Eiders à duvet
  • 14 Macreuses à front blanc
  • 1 Macreuse brune
  • 1 Plongeon catmarin
  • 1 Plongeon huard
  • 9 Cormorans à aigrettes
  • 19 Grands Hérons
  • 2 Urubus à tête rouge
  • 1 Pygargue à tête blanche – Toujours le même immature, toujours présent au même endroit.
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Épervier brun – La présence d’un oiseau en vol au-dessus du quai nous a été signalée par des Hirondelles bicolores très alertes.
  • 2 Pluviers argentés – Ces migrateurs printaniers tardifs, un adulte en plumage nuptial et un immature à son premier printemps, ont été vus à deux endroits différents.
  • 3 Chevaliers grivelés
  • 23 Petits Pingouins – En plus de ces oiseaux, autant de gros alcidés impossibles à identifier à cause de l’humidité sont passés au loin devant nous. Certains ressemblaient vaguement à des Guillemots marmettes…
  • 5 Guillemots à miroir – Cet autre alcidé a souvent un petit pic d’abondance à Rivière-Ouelle en juin. Mais c’est en novembre qu’ils sont de loin les plus communs.
  • 1 Mouette tridactyle
  • 10 Tourterelles tristes
  • 9 Moucherolles des aulnes
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 5 Geais bleus
  • 87 Corneilles d’Amérique
  • 3 Grands Corbeaux
  • 8 Hirondelles bicolores
  • 6 Hirondelles de rivage
  • 5 Hirondelles rustiques
  • 2 Roitelets à couronne dorée
  • 1 Grive fauve
  • 5 Grives à dos olive
  • 11 Merles d’Amérique
  • 2 Moqueurs roux – Le mâle qui chantait si fort près du quai à la mi-mai a réussi à trouver une femelle. Samedi matin, nous avons vu les deux oiseaux transporter de la nourriture, une bonne nouvelle pour ce nicheur peu commun dans la région.
  • 40 Étourneaux sansonnets
  • 2 Parulines à joues grises
  • 6 Parulines masquées
  • 5 Parulines flamboyantes
  • 2 Parulines à tête cendrée
  • 5 Parulines jaunes
  • 1 Paruline à croupion jaune
  • 4 Bruants des prés
  • 22 Bruants chanteurs
  • 1 Bruant des marais
  • 11 Bruants à gorge blanche
  • 2 Goglus des prés
  • 37 Carouges à épaulettes
  • 32 Quiscales bronzés
  • 1 Oriole de Baltimore
  • 1 Tarin des pins

Nous n’avons pas vu de Goéland brun à Rivière-Ouelle samedi avant-midi. C’est la première fois depuis le 12 avril, donc depuis deux mois, que nous faisons une sortie à Rivière-Ouelle sans voir cette espèce.
Un peu déçu de notre journée partiellement ratée, j’ai eu un choc en jetant un autre coup d’œil au site de Météomédia samedi soir : des vents forts du nord-est étaient prévus pour toute la journée de dimanche!!! Si nous avions su…

Effectivement, les vents venaient « du bon bord » dimanche matin, mais nous avons résisté à la tentation de retourner à Rivière-Ouelle. Tant pis si la visibilité était excellente, nous avions d’autres projets en tête. Nous tenions à faire une vraie tournée de La Pocatière afin de vérifier quelles espèces sont maintenant installées pour nicher. C’est avec un certain soulagement que nous avons réussi à retrouver certaines espèces qui sont passées, en quelques années à peine, de nicheuses communes à rares dans la région. D’autres, cependant, ont encore échappé à nos recherches, même dans leurs sites traditionnels.

Notre tournée à travers La Pocatière le dimanche 14 juin s’est déroulée de 6 h 00 à 11 h 30 et nous aura permis de voir 73 espèces, dont:
  • 15 Urubus à tête rouge      
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Épervier brun – Un minuscule mâle a failli capturer un Merle d’Amérique qui se trouvait dans une épinette à moins de six mètres devant nous. Le plus surprenant, c’est que nous n’avions pas vu le merle… comment l’épervier a-t-il pu le repérer???
  • 1 Buse à queue rousse – Comme il arrive régulièrement même en juin durant les journées de vent du nord-est, une Buse à queue rousse encore en migration a survolé la ville. Le 1er juillet 2013, nous avions vu quatre Petites Buses, une Buse à queue rousse et une Crécerelle d’Amérique migrer ainsi le long du fleuve à Rivière-Ouelle. Drôles de dates pour migrer!?!
  • 14 Tourterelles tristes
  • 2 Engoulevents d’Amérique – À 21 h 00, dimanche soir, alors que j’écrivais le billet que vous lisez présentement, mon attention a été attirée par une note bien particulière provenant de la fenêtre. J’ai littéralement figé et voilà que j’ai réentendu… oui, un Engoulevent d’Amérique!!! En un instant, nous nous sommes retrouvés à l’extérieur où nous avons facilement repéré pas un, mais deux engoulevents qui survolaient ensemble le quartier! Au Canada, cette espèce est considérée menacée depuis 2007 mais, à La Pocatière, elle m’a toujours semblé rare. Pour moi, c’est un éternel défi de simplement la voir une fois par année (et c’est habituellement en août, les soirs d’essaimages de fourmis)! Localement, mes observations de l’espèce durant la saison de nidification sont pratiquement inexistantes et c’est même probablement la première fois que je vois deux oiseaux un même soir de juin. Heureusement, l’engoulevent semble encore relativement commun dans le secteur de Saint-Pamphile. C’est donc avec plaisir que j’ai ajouté cette observation à notre liste de la journée, même si elle a été effectuée un peu tard!
  • 1 Martinet ramoneur
  • 2 Colibris à gorge rubis
  • 1 Pic maculé
  • 3 Pics mineurs
  • 2 Pics chevelus
  • 1 Pic flamboyant
  • 1 Pioui de l’Est – Il s’agit d’une des espèces qui a perdu énormément de terrain dans la région. Les journées où nous entendions trois ou quatre oiseaux à partir du même endroit sont probablement choses du passé.
  • 2 Moucherolles à ventre jaune
  • 5 Moucherolles des aulnes
  • 2 Moucherolles phébis
  • 1 Tyran huppé
  • 24 Viréos aux yeux rouges
  • 2 Geais bleus
  • 85 Corneilles d’Amérique
  • 3 Grands Corbeaux

Au début de l’été, il est très facile de différencier les jeunes corbeaux des adultes en vol. Au moment où les juvéniles quittent leur nid avec leur plumage tout neuf, les corbeaux adultes sont en pleine mue, ce qui leur donne un aspect plutôt négligé. Cet oiseau, avec des trous dans les ailes et la queue, est bien sûr un adulte.
Grand Corbeau (Common Raven – Corvus corax)
La Pocatière – 14 juin 2015 © Claude Auchu
  • 2 Troglodytes des forêts
  • 1 Roitelet à couronne dorée
  • 4 Merlebleus de l’Est
  • 6 Grives fauves
  • 1 Grive à dos olive – Nettement plus difficile à trouver à La Pocatière qu’à Rivière-Ouelle durant l’été, même si les habitats me semblent pratiquement identiques.
  • 1 Grive solitaire
  • 25 Merles d’Amérique

Merle d’Amérique (American Robin – Turdus migratorius)
La Pocatière – 14 juin 2015 © Claude Auchu
  • 2 Moqueurs chats
  • 57 Étourneaux sansonnets – Les premiers juvéniles de la saison de nidification 2015 ont maintenant quitté leur nid!
  • 6 Jaseurs d’Amérique

Jaseur d’Amérique (Cedar Waxwing – Bombycilla cedrorum)
La Pocatière – 14 juin 2015 © Claude Auchu
  • 8 Parulines couronnées
  • 5 Parulines noir et blanc
  • 2 Parulines à joues grises
  • 3 Parulines tristes – Ces trois mâles chanteurs étaient concentrés à un endroit que j’avais inspecté minutieusement la semaine dernière sans voir ni entendre un seul individu. Ne sont-ils arrivés que cette semaine? Suivre ainsi de près l’arrivée des différentes espèces est pour moi un des plaisirs de patrouiller régulièrement les mêmes sites.
  • 7 Parulines masquées
  • 7 Parulines flamboyantes
  • 3 Parulines à tête cendrée
  • 3 Parulines à gorge orangée
  • 6 Parulines jaunes
  • 3 Parulines bleues
  • 1 Paruline à croupion jaune
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 15 Bruants familiers
  • 1 Bruant de Nelson
  • 2 Bruants des marais
  • 1 Junco ardoisé
  • 3 Cardinaux à poitrine rose

Cardinal à poitrine rose (Rose-breasted Grosbeak – Pheucticus ludovicianus)
La Pocatière – 7 juin 2015 © Claude Auchu
  • 5 Goglus des prés
  • 26 Carouges à épaulettes
  • 1 Sturnelle des prés
  • 23 Quiscales bronzés
  • 1 Tarin des pins
  • 19 Chardonnerets jaunes

S’il existait une manière fiable de connaître les conditions météorologiques pour le lendemain, il est certain que les deux journées de notre fin de semaine auraient été inversées. Les vents du sud-ouest de samedi auraient été acceptables pour notre excursion aux passereaux à La Pocatière. Dimanche, ceux soufflant du nord-est nous auraient à coup sûr fourni une plus belle diversité d’oiseaux marins à Rivière-Ouelle. Mais nous ne sommes qu’au XXIe siècle, peut-être qu’un jour…

Il y a deux semaines, on me signalait la présence d’un Moqueur polyglotte sur le terrain du complexe où Christiane et moi travaillons. Puisque, depuis ce moment, nous avons parcouru ce secteur presque à tous les jours sans voir l’oiseau, nous avons jugé qu’il ne devait être que de passage. Mais voilà que lundi le 15 juin, en fin d’après-midi, un confrère de travail m’a montré par la fenêtre un oiseau posé sur le toit de sa camionnette. C’était le Moqueur polyglotte qui était posté là, à surveiller les alentours! Ce n’est pas la première fois que je suis témoin de comportements discrets de cette espèce autrement très exubérante. En juin 1982, au moment de ma première observation de l’espèce à La Pocatière, je n’avais vu un oiseau que quatre fois en deux semaines avant de finalement trouver un deuxième individu et leur nid. J’avais pourtant inspecté ce secteur quotidiennement durant tout ce temps. Une autre belle espèce observée de justesse!

mardi 26 mars 2013

Le premier catmarin de l'année

Il ne s’est pas passé grand-chose chez les oiseaux la semaine dernière. La bonne chute de neige de mercredi le 20 mars semble avoir immobilisé les migrateurs en plus de faire taire les quelques oiseaux déjà arrivés. Vers le 15 mars, il est habituel pour nous de rencontrer les premiers quiscales et carouges en nous rendant au travail à pied ou à vélo, qui sont suivis par des groupes plus importants dès les jours suivants. La semaine dernière, ce fut le calme plat, comme si le temps s’était arrêté!
Encore une fois, pour samedi et dimanche, la température s’annonçait plutôt décevante et nous devions donc être prêts à tout : un peu de soleil, de neige, de pluie et, bien sûr, du vent. Mais, heureusement, les fameux vents de 35 km/h qui devaient souffler du nord se sont avérés n’être finalement qu’une faible brise du sud-ouest. C’était déjà un soulagement!
Comme l’arrivée de certaines espèces de canards était attendue la semaine dernière, nous avions l’intention de jeter un coup d’œil plus attentif le long du fleuve en plus, bien sûr, de continuer à chercher les oiseaux forestiers. Même si nous avons dû nous faufiler entre de nombreuses petites averses de neige dimanche matin, nous avons réussi à connaître une fin de semaine somme toute assez satisfaisante, bien que les espèces attendues n’étaient pas encore toutes présentes.

Samedi, c’est La Pocatière que nous avons explorée, d’abord à la recherche de nouveaux arrivants dans la ville, puis en inspectant les grandes battures du fleuve Saint-Laurent. Nous aurions pu être déçus puisque l’arrivage massif de migrateurs tant attendus n’a pas eu lieu, mais nous étions si soulagés par la température relativement clémente que nous avons jouis pleinement de notre journée.

Voici donc les espèces rencontrées à La Pocatière samedi le 23 mars :
  • 1 Canard noir
  • 25 Fuligules milouinans
  • 3 Garrots à œil d’or
  • 14 Grands Harles
  • 15 Goélands à bec cerclé
  • 12 Goélands argentés
  • 15 Goélands arctiques
  • 2 Goélands bourgmestres – C’est de loin la plus rare de nos cinq espèces de goélands dits « normaux ». En fait, il est à peine plus commun que le Goéland brun, une espèce pourtant encore considérée comme rare dans la région!!!
  • 14 Goélands marins
  • 23 Tourterelles tristes
  • 3 Pics mineurs
  • 200 Corneilles d’Amérique
  • 1 Grand Corbeau – Les corbeaux, qui commencent à nicher dès le mois de mars, sont maintenant beaucoup plus discrets le long du fleuve.
  • 16 Mésanges à tête noire
  • 2 Sittelles à poitrine rousse
  • 1 Sittelle à poitrine blanche
  • 265 Étourneaux sansonnets
  • 140 Plectrophanes des neiges
  • 1 Bruant hudsonien – Un oiseau chantait avec vigueur dans le secteur de la ville où nous en avions vu deux en janvier. En voilà un qui nous a échappé depuis deux mois!
  • 1 Cardinal rouge
  • 2 Carouges  épaulettes
  • 1 Vacher à tête brune
  • 275 Sizerins flammés
  • 30 Moineaux domestiques
La journée de samedi s’est terminée sous une bonne couche de neige mouillée, ce qui a laissé un doute dans nos esprits sur les chances de connaître une bonne journée dimanche. Mais, peu importe, « nous irons à Rivière-Ouelle, quitte à ne rien voir! ».

Finalement, nous avons encore été relativement chanceux car les nombreuses chutes de neige qui tombaient continuellement autour de nous n’ont fait que nous frôler. La température fraîche des derniers jours avait cependant permis à la glace de se reformer le long du rivage et la marée baissante les repoussait toutes vers le large. Ainsi, devant le quai dimanche matin, on voyait parfois plus de glace que d’eau! C’est peut-être ce qui a intimidé les canards qui n’ont fait qu’une présence timide durant la matinée. Pour passer le temps, nous regardions les blocs de glace contourner le quai parce que, comme l’a si bien dit Christiane : « … au moins, ça bouge! ». Il nous a fallu inspecter différentes portions du fleuve pour réussir à atteindre un petit sept espèces d’anatidés.

Voici donc le résultat de notre tournée de 5 h 15 à Rivière-Ouelle dimanche le 24 mars :
  • 5 Bernaches du Canada
  • 2 Canards noirs
  • 5 Fuligules milouinans
  • 7 Macreuses à bec jaune – Elles étaient très loin au large; dans un mois, elles seront quelques milliers à cet endroit.
  • 12 Garrots à œil d’or
  • 46 Grands Harles
Grand Harle – Rivière-Ouelle – 24 mars 2013 © Christiane Girard
  • 6 Harles huppés
  • 1 Plongeon catmarin – Le premier de l’année, mais certainement pas le dernier. Le catmarin est un peu l’emblème du quai de Rivière-Ouelle où des quantités impressionnantes de migrateurs sont parfois observées (voir par exemple les résultats de nos excursions du 12 mai 2012 et du 29 mai 2011)!
  • 2 Goélands à bec cerclé
  • 17 Goélands argentés
  • 4 Goélands arctiques
  • 16 Goélands marins
  • 38 Pigeons bisets
  • 17 Tourterelles tristes
  • 1 Pic mineur
  • 65 Corneilles d’Amérique
  • 7 Grands Corbeaux
Grand Corbeau – Rivière-Ouelle – 24 mars 2013 © Claude Auchu
  • 2 Alouettes hausse-col
  • 3 Mésanges à tête noire
  • 95 Étourneaux sansonnets
  • 8 Plectrophanes des neiges
  • 1 Tohi à flancs roux
  • 6 Carouges à épaulettes
  • 33 Sizerins flammés
  • 2 Moineaux domestiques
Finalement, après le faux départ causé par l’arrivée hâtive d’un Canard pilet le 2 mars, il semble bien que nous devrons nous contenter d’un printemps avec des dates d’arrivée qui risquent de se comparer à celles d’il y a 20 ans.
Nous savons bien que des espèces déjà arrivées dans la région réussissent à nous éviter. À preuve, vendredi le 22 mars, nous avons vu rapidement une Buse à queue rousse à Saint-Roch-des-Aulnaies et, en nous rendant à Rivière-Ouelle dimanche matin, c’est une Crécerelle d’Amérique qui était posée sur un panneau routier en bordure de la route à La Pocatière. Elles ne perdent rien pour attendre, nous nous reprendrons bien dans une semaine!