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mardi 20 septembre 2016

Grèbes esclavons et Goéland brun juvénile

En automne, les observateurs d’oiseaux autant que les oiseaux eux-mêmes attendent les fronts froids. De tels systèmes produisent des vents du nord-ouest qui poussent les oiseaux à migrer en masse vers le sud. Malheureusement pour nous, les effets du front qui a traversé le Québec au milieu de la semaine dernière se sont dissipés trop vite. Les vents ont rapidement tourné au sud-ouest en dispersant les oiseaux que le front avait amené avec lui. Les choses se sont donc déroulées de façon plutôt détendue pour nous ces derniers jours.

Malgré cela, vendredi midi, j’étais prêt à débuter ma fin de semaine ornithologique. Les limicoles rares étant particulièrement à la mode ces temps-ci, je n’ai pu résister à la tentation de me rendre à Kamouraska. Sur place, les oiseaux n’étaient pas particulièrement nombreux, mais la marée montante les poussait très rapidement dans la partie supérieure du rivage. J’en ai profité pour comparer la longueur du bec des quelques Bécasseaux semipalmés présents tout près de moi. Chez cette espèce, et en particulier chez les individus qui traversent le Québec durant leur migration, le bec peut présenter des variations surprenantes d’un individu à l’autre. Je serai donc mieux préparé lors d’une éventuelle rencontre avec un Bécasseau d’Alaska…
J’en profite pour vous encourager à lire cet article très complet et superbement illustré sur l’identification des petits bécasseaux, dont le Bécasseau semipalmé et le Bécasseau d’Alaska. Écrit il y a plus de 30 ans, cet article demeure encore une valeur sûre. Les illustrations de Lars Jonsson valent à elles seules le détour!!!

Vendredi le 16 septembre, les oiseaux suivants étaient présents à Kamouraska :
  • 120 Pluviers argentés
  • 35 Pluviers semipalmés – Parmi ces pluviers se trouvait un juvénile bagué par des étudiants du cégep de La Pocatière deux semaines plus tôt.
  • 2 Tournepierres à collier
  • 40 Bécasseaux maubèches
  • 60 Bécasseaux sanderlings

Bécasseau sanderling (Sanderling – Calidris alba)
Kamouraska – 16 septembre 2016 © Claude Auchu
  • 7 Bécasseaux variables
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 20 Bécasseaux semipalmés

Bécasseau semipalmé (Semipalmated Sandpiper – Calidris pusilla)
Kamouraska – 16 septembre 2016 © Claude Auchu
  • 1 Faucon émerillon

Corneille d’Amérique (American Crow – Corvus brachyrhychos)
Kamouraska – 16 septembre 2016 © Claude Auchu
Samedi matin, notre promenade à travers le territoire de Rivière-Ouelle s’est déroulée sous de très belles conditions, peut-être même trop belles. Le temps anormalement doux pour la saison ne donnait visiblement pas aux canards la motivation nécessaire pour se déplacer. La majorité des canards barbotteurs et les bernaches se reposaient dans une section inaccessible des battures, comme s’ils appréhendaient l’ouverture prochaine de la chasse. Les pluviers et bécasseaux sommeillaient tôt le matin, avant de se disperser sur l’immense superficie laissée par une marée particulièrement basse. Les passereaux, eux, sont presque passés inaperçus. Bref, ce fut une matinée bien tranquille.

Nous avons tout de même terminé notre excursion avec 66 espèces, présentes à Rivière-Ouelle samedi le 17 septembre entre 6 h 00 et 12 h 00. Voici une partie de notre récolte :
  • 450 Bernaches du Canada
  • 215 Canards noirs
  • 8 Canards colverts
  • 2 Fuligules à collier
  • 1 Fuligule milouinan
  • 5 Eiders à duvet – Les vents du sud-ouest et une marée descendante ne sont vraiment pas ce qu’il faut pour voir beaucoup d’eiders à Rivière-Ouelle!
  • 17 Macreuses à front blanc
  • 3 Macreuses brunes
  • 1 Macreuse à bec jaune – Contrairement à ces deux cousines, la Macreuse à bec jaune n’est que rarement rencontrée dans la région durant l’été. Son retour lors de la migration automnale se fait typiquement à la mi-septembre. En été, il faut se méfier des jeunes mâles de la Macreuse à front blanc qui ont souvent très peu de blanc sur la tête, mais beaucoup de jaune au bec. La forme de leur tête demeure cependant très différente.
  • 2 Harles couronnés
  • 63 Plongeons catmarins
  • 1 Plongeon huard
  • 3 Grèbes esclavons – Nos trois premiers oiseaux de l’automne volaient ensemble vers le nord-est.
  • 2 Grèbes jougris
  • 168 Cormorans à aigrettes
  • 28 Grands Hérons
  • 6 Urubus à tête rouge
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Autour des palombes – L’arrivée d’un immature au-dessus de la rivière nous a bien surpris! Il est très rare que cette espèce des grandes forêts fasse des incursions dans un endroit aussi peu boisé que Rivière-Ouelle.
  • 3 Pluviers argentés
  • 1 Pluvier bronzé
  • 75 Pluviers semipalmés
  • 1 Chevalier grivelé
  • 1 Grand Chevalier
  • 1 Bécasseau variable
  • 80 Bécasseaux semipalmés
  • 2 Guillemots à miroir
  • 1000 Goélands à bec cerclé – Lorsque le jeune Autour des palombes a traversé la rivière, plusieurs goélands étaient présents dans le secteur. Le rapace a fait un bref piqué sur un individu qui s’est tout simplement tassé de son chemin, sans provoquer chez lui une réelle panique. Le scénario aurait été bien différent si un Faucon pèlerin avait pris la place de l’autour! Les oiseaux apprennent rapidement à reconnaître les prédateurs qui ne représentent pas de réel danger pour eux.
  • 1 Goéland brun – La découverte d’un Goéland brun en plumage juvénile a été la plus belle surprise de notre fin de semaine. L’oiseau était déjà présent tout près du quai à notre arrivée, mais ce n’est qu’à notre retour à la voiture 150 minutes plus tard que nous avons finalement réalisé de quelle espèce il s’agissait! Entre temps, la marée avait commencé à se retirer et ce n’est que lorsque j’ai essayé de m’approcher du goéland pour le photographier qu’il a décidé d’aller se poser au loin sur les battures. Encore une fois, la présence d’un juvénile (donc un oiseau qui a quitté son nid il y a moins de trois mois) si tôt en saison pose la question sur son lieu de naissance. En théorie, le site le plus près de notre région où niche ce goéland européen se trouve sur la côte ouest du Groenland, à plus de 2000 kilomètres d’ici! Mais, en pratique, nous savons tous que l’espèce niche incognito sur notre continent et je suis certain que l’exploration de certaines colonies de goélands présentes sur la Côte-Nord permettrait de clore rapidement le dossier!

Goéland brun (Lesser Black-backed Gull – Larus fuscus)
Rivière-Ouelle – 17 septembre 2016 © Claude Auchu
  • 1 Crécerelle d’Amérique
  • 1 Faucon émerillon
  • 3 Faucons pèlerins
  • 1 Viréo aux yeux rouges
  • 11 Geais bleus
  • 11 Mésanges à tête noire
  • 2 Mésanges à tête brune – Certains automnes, des Mésanges à tête brune se déplacent en longeant le fleuve sur la rive sud du Saint-Laurent. Quels chemins prennent donc ces petits habitants des forêts conifériennes pour se rendre jusqu’au quai de Rivière-Ouelle?!?
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 4 Roitelets à couronne dorée
  • 1 Grive à dos olive – Nous venions tout juste de parler des nombreuses Grives à joues grises qui étaient sûrement cachées dans les boisés près de nous lorsque nous avons trouvé une Grive à dos olive. Plusieurs milliers de Grives à joues grises en migration survolent sûrement la région entre leur terrain de nidification du nord du Québec et leur aire d’hivernage en Amérique du Sud, mais il est extrêmement difficile de mettre l’œil sur l’une d’elles!
  • 5 Jaseurs d’Amérique
  • 2 Parulines obscures
  • 2 Parulines à joues grises
  • 4 Parulines masquées
  • 1 Parulines rayées
  • 25 Parulines à croupion jaune
  • 8 Bruants des prés
  • 14 Bruants à gorge blanche
  • 20 Chardonnerets jaunes

Avec le passage d’averses durant la nuit de samedi à dimanche suivies d’une autre journée de vent du sud-ouest, nous avions décidé de ne choisir notre destination pour dimanche qu’au moment du lever. À notre grande surprise, le trottoir devant la maison était déjà pratiquement sec au petit matin! Alors, plutôt que de risquer une sortie dédiée aux passereaux par grands vents, nous avons décidé de suivre la marée haute et de nous diriger vers Montmagny pour voir quels limicoles y étaient encore présents.
Les oiseaux de rivage qui fréquentent les sites stratégiques de Montmagny sont très différents de ceux présents au Kamouraska. Une barrière physique existe entre les deux régions, qui se traduit simplement par la salinité de l’eau qui influence elle-même les plantes et les petites bestioles dont ces oiseaux se nourrissent. Ce dimanche, justement, il y avait bien peu de limicoles pour fouiller les rivages à Montmagny. Une belle bande de Bécasseaux semipalmés empilés sur les rochers a volé la vedette en se laissant examiner longuement. À la fin, nous avions même l’impression de tous les connaître intimement tellement nous les avions scrutés sous tous les angles.

Parmi les 41 espèces trouvées à Montmagny dimanche le 17 septembre, retenons les suivantes :
  • 30 Bernaches du Canada
  • 1 Canard chipeau
  • 4 Canards noirs
  • 355 Canards colverts
  • 1 Sarcelle à ailes bleues
  • 1 Canard pilet
  • 22 Sarcelles d’hiver
  • 1 Petit Fuligule
  • 2 Pygargues à tête blanche – Deux immatures en plumage de première année.
  • 1 Chevalier grivelé
  • 1 Grand Chevalier
  • 17 Petits Chevaliers
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 800 Bécasseaux semipalmés
  • 1 Pic chevelu
  • 2 Faucons émerillons – Les émerillons ont dû se mettre à deux pour houspiller un Faucon pèlerin.
  • 2 Faucons pèlerins
  • 4 Hirondelles rustiques – Probablement nos dernières pour 2016???
  • 1 Moqueur chat
  • 2 Parulines masquées
  • 1 Paruline jaune
  • 1 Bruant des marais
  • 45 Carouges à épaulettes

Oui, ce fut une petite fin de semaine pour nous. Mais nous avons tout de même vu deux Pygargues à tête blanche, cinq Faucons pèlerins, un Goéland brun né l’été dernier et trois Grèbes esclavons. Ce n’est tout de même pas si mal…! 

mardi 26 juillet 2016

Une famille de Petites Nyctales à La Pocatière

La semaine dernière, comme il arrive parfois, j’ai reçu un courriel d’une lectrice de ce blogue me demandant de l’aider à identifier un oiseau. Elle m’a fourni l’enregistrement d’un cri qu’elle entend la nuit dans le boisé derrière chez elle, à La Pocatière, depuis une dizaine de jours. Une petite recherche sur le site de chants d’oiseaux Xeno-Canto nous a vite permis, à Christiane et à moi, de confirmer notre premier doute : il s’agit d’au moins deux Petites Nyctales juvéniles réclamant de la nourriture à grands cris! L’information était intéressante, mais pas exceptionnelle puisque ce petit hibou est un nicheur régulier, bien que peu commun, dans Kamouraska-L’Islet. C’est lorsque j’ai appris l’endroit exact où les nyctales étaient entendues que j’ai été vraiment surpris. Ces oiseaux n’ont pas niché dans les grandes forêts bordant la limite sud de La Pocatière comme je m’y attendais, mais plutôt le long d’une crête rocheuse située à moins de 900 mètres du fleuve et adjacente à la ville!!! Vraiment surprenant!!! Lors de mon passage à cet endroit, vendredi soir, au moins une jeune nyctale criait encore.
Samedi matin, notre premier objectif en débutant la journée était de patrouiller la partie de la crête rocheuse d’où provenaient les cris entendus la veille. Un miracle aurait été nécessaire pour trouver une des Petites Nyctales, mais je m’en serais voulu de ne pas avoir essayé. Le miracle ne s’étant pas produit, nous avons tout de même pu voir l’étrange habitat dans lequel les nyctales ont pourtant niché avec succès. La forêt du versant sud est surtout composée d’érables et de bouleaux de tailles variées, mais les conifères, sauf quelques Pins gris qui poussent sur le roc au sommet de la crête, y sont très rares. Maintenant, je dois réviser ma notion de ce qu’est l’habitat de nidification de la Petite Nyctale!

Notre tournée s’est poursuivie sur le territoire de La Pocatière où nous avons rencontré, au cours de l’avant midi du samedi 23 juillet, un petit total de 49 espèces. En voici une partie :
  • 16 Canards chipeaux
  • 1 Canard d’Amérique
  • 5 Canards colverts
  • 15 Canards souchets

« Oh! Regardez comme c’est mignon, ils ont le nez de leur mère! »
Canards souchets (Northern Shovelers – Anas clypeata)
La Pocatière – 23 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 3 Busards Saint-Martin – Trois busards ensemble, les jeunes ont donc quitté leur nid.
  • 1 Crécerelle d’Amérique
  • 2 Tyrans tritris – Un groupe de corneilles a eu la mauvaise idée de se reposer près de ces deux féroces tritris. Plusieurs jeunes corneilles ont eu l’occasion d’apprendre pourquoi ils portent le nom de «  tyran »!
  • 12 Viréos aux yeux rouges
  • 55 Corneilles d’Amérique – Nous avons trouvé un nid de corneilles construit complètement à découvert au sommet d’un poteau électrique le long de la voie ferrée!!! Il s’agit sans doute d’un nid bricolé par de jeunes corneilles pas encore assez matures pour nicher. J’ai déjà vu à plusieurs reprises des nids de corneilles construits dans des arbustes, mais jamais auparavant sur un poteau!

Nid de Corneille d’Amérique (American Crow – Corvus brachyrynchos)
La Pocatière – 23 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 3 Hirondelles bicolores
  • 39 Hirondelles rustiques – Il est toujours agréable de voir de belles bandes d’Hirondelles rustiques voler au-dessus des champs à la fin de l’été. Malgré le printemps tardif, la saison de nidification 2016 semble avoir été fructueuse.
  • 6 Grives solitaires
  • 23 Merles d’Amérique
  • 1 Moqueur chat
  • 25 Jaseurs d’Amérique
  • 14 Parulines masquées
  • 4 Parulines jaunes
  • 22 Bruants familiers
  • 15 Bruants des prés
  • 1 Bruant de Nelson
  • 33 Bruants chanteurs
  • 10 Bruants à gorge blanche
  • 2 Goglus des prés
  • 50 Quiscales bronzés

Dimanche matin, direction Rivière-Ouelle! Au lever du soleil, l’atmosphère y était particulièrement reposante : temps doux, presque aucun nuage et vent pratiquement nul. Au loin, les miaulements des Plongeons catmarins et les grognements des Mouettes de Bonaparte se mêlaient aux doux sifflements des familles d’Eiders à duvet. Après deux heures assis confortablement au bout du quai à compter les oiseaux circulant au large, nous sommes allés voir ce qui se passait dans les champs et les boisés.

Voici une liste partielle des 69 espèces rencontrées à Rivière-Ouelle dimanche le 24 juillet entre 5 h 00 et 10 h 50 :
  • 1 Fuligule milouinan
  • 88 Eiders à duvet
  • 7 Macreuses à front blanc
  • 6 Macreuses brunes
  • 3 Garrots à œil d’or
  • 60 Plongeons catmarins

Plongeons catmarins (Red-throated Loons – Gavia stellata)
Rivière-Ouelle – 24 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 7 Plongeons huards
  • 90 Cormorans à aigrettes
  • 22 Grands Hérons
  • 1 Bihoreau gris – Le bihoreau est l’une des espèces dont la diminution dans la région au cours des 20 dernières années a été la plus notable. Cet adulte n’était pas présent sur les battures, mais pêchait paisiblement dans un fossé.
  • 6 Urubus à tête rouge – À l’opposé, l’urubu est sans contredit l’espèce dont l’augmentation du nombre d’individus est la plus notable.
  • 4 Busards Saint-Martin
  • 5 Pluviers semipalmés

Pluvier semipalmé (Semipalmated Plover – Charadrius semipalmatus)
Rivière-Ouelle – 24 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 5 Chevaliers grivelés
  • 1 Chevalier solitaire
  • 1 Grand Chevalier
  • 1 Bécasseau minuscule
  • 1 Bécasseau à croupion blanc – Un oiseau relativement hâtif accompagnait quelques Bécasseaux semipalmés.
  • 9 Bécasseaux semipalmés
  • 1 Guillemot marmette
  • 1 Guillemot à miroir
  • 60 Mouettes de Bonaparte – Ces mouettes n’étaient pas les jeunes âgées d’un an qui ont passé une partie de l’été près du quai. Elles semblent maintenant s’être dispersées et seules quelques-unes étaient encore présentes dimanche. Les autres mouettes étaient surtout des adultes qui migraient vers l’est loin au large du quai.
  • 800 Goélands à bec cerclé
  • 1 Colibri à gorge rubis
  • 2 Pics mineurs
  • 5 Pics flamboyants
  • 1 Pioui de l’Est – Un mâle chantait encore dans le petit bosquet de saules où je l’avais trouvé le 11 juin dernier. Il a donc estivé dans ce drôle d’habitat.
  • 9 Moucherolles des aulnes
  • 2 Moucherolles phébis
  • 4 Tyrans tritris
  • 30 Hirondelles rustiques
  • 8 Sittelles à poitrine rousse
  • 4 Merlebleus de l’Est – Un des rares couples nicheurs à Rivière-Ouelle (sinon le seul!) a produit au moins deux juvéniles.
  • 1 Grive fauve
  • 3 Grives à dos olive
  • 3 Moqueurs chats
  • 65 Étourneaux sansonnets
  • 17 Jaseurs d’Amérique
  • 1 Paruline à joues grises
  • 14 Parulines masquées
  • 3 Parulines flamboyantes
  • 3 Parulines à tête cendrée
  • 5 Parulines jaunes
  • 4 Parulines à croupion jaune
  • 7 Bruants des prés
  • 49 Bruants chanteurs
  • 2 Bruants des marais
  • 8 Goglus des prés
  • 55 Carouges à épaulettes
  • 8 Roselins pourprés
  • 2 Tarins des pins
  • 43 Chardonnerets jaunes

Lundi matin, je me suis offert une longue promenade à vélo à travers La Pocatière. La fin de juillet marque le pic de la nidification pour les Jaseurs d’Amérique et les Chardonnerets jaunes et c’était encore très évident durant cette excursion. Les chardonnerets sont volubiles dès leur arrivée sur les territoires de nidification en mai, mais ils attendent habituellement que les plantes soient assez développées pour produire les graines nécessaires au nourrissage des jeunes pour commencer à nicher. Lundi, plusieurs mâles ont été vus en plein vol nuptial, le seul moment de l’année où ils ne pratiquent pas le vol ondulé!
En terminant ma randonnée, j’ai parcouru cinq kilomètres de piste cyclable sur les battures du fleuve en espérant amasser un total convenable de Bruants de Nelson. Pour un deuxième été consécutif, ce petit passereau typique des marais herbeux salées de la région me semble particulièrement rare. C’est toujours durant les derniers jours de juillet et les premiers d’août que les mâles chanteurs sont les plus expressifs et, normalement, il est relativement facile d’entendre plus d’une quinzaine de mâles chanter le long du trajet que j’ai parcouru. Cette fois, j’ai eu de la difficulté à en trouver cinq!!! Le marais côtier est complètement étouffé par la croissance explosive des Roseaux communs et le territoire propice à la nidification du Bruant de Nelson à La Pocatière représente maintenant moins du dixième de ce qu’il était il y a 20 ans. L’habitat où un Râle jaune a chanté durant tout l’été 1995 n’existe carrément plus! Les roseaux ont commencé par croître sur les parties les plus hautes des battures, mais ils ont fini par combler les dépressions où l’eau salée des grandes marées réussissait à contenir leur expansion. Maintenant, il y en a partout! Personne ne semble préoccupé par cette perte d’habitat. Le seul truc que j’ai entendu pour limiter la propagation des roseaux est de planter des arbres parce que cette plante ne pousse pas à l’ombre…! Mais ce n’est pas d’une forêt que les Bruants de Nelson et les Râles jaunes ont besoin, c’est d’un marais herbeux salé!!!... Dommage que ces oiseaux ne soient pas aussi payants que les canards!

J’ai donc terminé la première excursion de mes vacances sur cette note tristounette. Mais j’ai tout de même vu 61 espèces à La Pocatière lundi le 25 juillet entre 5 h 00 et 11 h 30, parmi lesquelles :
  • 5 Bernaches du Canada
  • 1 Gélinotte huppée
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 3 Bécassines de Wilson
  • 16 Tourterelles tristes
  • 2 Colibris à gorge rubis
  • 1 Faucon émerillon
  • 2 Moucherolles à ventre jaune
  • 17 Moucherolles des aulnes
  • 1 Moucherolle phébi
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 25 Viréos aux yeux rouges
  • 2 Hirondelles bicolores
  • 3 Hirondelles à front blanc
  • 7 Hirondelles rustiques
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 3 Roitelets à couronne dorée
  • 3 Merlebleus de l’Est
  • 2 Grives fauves
  • 7 Grives solitaires
  • 40 Merles d’Amérique
  • 3 Moqueurs chats
  • 25 Jaseurs d’Amérique
  • 1 Paruline noir et blanc
  • 1 Paruline obscure – Les Parulines obscures commencent à sortir de leur habitat de nidification!
  • 1 Paruline à joues grises

Paruline à joues grises (Nashville Warbler – Oreothlypis ruficapilla)
La Pocatière – 25 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 30 Parulines masquées
  • 2 Parulines jaunes
  • 2 Parulines à flancs marron

Paruline à flancs marron (Chestnut-sided Warbler – Setophaga pensylvanica)
La Pocatière – 25 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 1 Paruline bleue
  • 1 Paruline à gorge noire
  • 25 Bruants familiers
  • 1 Bruant des plaines – Le mâle trouvé à la fin de mai chantait encore au même endroit. Le deuxième oiseau, découvert en bordure de la ville le 8 juillet, n’a pas été entendu depuis le 12.
  • 8 Bruants des prés
  • 5 Bruants de Nelson – Le 29 juin 2004, sur le trajet que j’ai parcouru lundi, Christiane avait réussi à compter 37 individus! Ce n’est pas qu’une chute de la population, c’est carrément un crash!!!
  • 60 Bruants chanteurs
  • 5 Bruants des marais
  • 7 Bruants à gorge blanche
  • 1 Junco ardoisé
  • 3 Cardinaux à poitrine rose

Cardinal à poitrine rose (Rose-breasted Grosbeak – Pheucticus ludovicianus)
La Pocatière – 25 juillet 2016 © Claude Auchu
  • 3 Goglus des prés
  • 80 Carouges à épaulettes
  • 28 Quiscales bronzés
  • 12 Roselins pourprés
  • 60 Chardonnerets jaunes

Durant ces trois excursions, certaines parulines mâles au plumage usé ont été vues chantant en dehors de leur habitat. Ces oiseaux ont commencé à errer en cherchant à accumuler assez d’énergie pour effectuer leur migration automnale. L’été achève, mais le beau temps s’en vient! 

mardi 31 mars 2015

Un Urubu à tête rouge et quelques Macreuses à bec jaune

Comme il fallait s’y attendre avec cette température qui peine à franchir le point de congélation, notre fin de semaine nous aura laissés froids. Malgré des efforts tout de même louables, le nombre d’espèces que nous observons plafonne toujours très tôt durant la journée. Samedi et dimanche ont tout de même été très ensoleillés. Les vents sont passés de modérés du nord samedi à forts du sud-ouest pour dimanche, tout en demeurant aussi froids d’un côté comme de l’autre.

Samedi, avec son petit maximum de -2°C atteint qu’en toute fin de journée, nous avons opté pour une autre tournée des mangeoires de La Pocatière, ce qui nous semblait être la meilleure façon de trouver une espèce nouvellement arrivée dans la région. Notre promenade n’aura pas été à la hauteur de nos attentes sans aucun quiscale, vacher ou Bruant chanteur. Nous aurions besoin d’une vraie journée de pluie pour tout remettre en place, mais il faudrait d’abord que le mercure remonte au-dessus de zéro!

En attendant, voici la courte liste des 19 espèces que nous avons rencontrées à La Pocatière samedi le 28 mars :
  • 1 Urubu à tête rouge – La seule nouveauté de la journée aura également été la dernière espèce observée, lorsque Christiane a repéré un oiseau survolant la maison à l’heure du souper!
  • 2 Goélands à bec cerclé
  • 5 Pigeons bisets
  • 3 Tourterelles tristes
  • 3 Pics mineurs
  • 2 Pics chevelus
  • 3 Geais bleus
  • 145 Corneilles d’Amérique
  • 3 Grands Corbeaux
  • 28 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine rousse
  • 2 Sittelles à poitrine blanche
  • 95 Étourneaux sansonnets
  • 6 Durbecs des sapins – Dans la région, il n’est tout de même pas courant que les durbecs s’attardent ainsi en bordure du fleuve jusqu’à la porte du mois d’avril.
  • 4 Roselins pourprés
  • 8 Sizerins flammés
  • 115 Tarins des pins
  • 16 Gros-becs errants
  • 14 Moineaux domestiques

Cette journée ne passera peut-être pas à l’histoire, mais le 28 mars 2015 est tout de même inscrit dans ma liste de départ/arrivée pour l’Urubu à tête rouge.

Même si la journée de dimanche a débuté avec un -12°C, nous nous sommes rendus à Rivière-Ouelle avec l’espoir que le vent du sud-ouest pousse rapidement le mercure vers le haut. À notre arrivée au quai, tout était encore bien tranquille. En attendant que le vent se lève et que les oiseaux rêvés se manifestent, nous avons pensé à ces belles matinées sans vent qui nous permettront bientôt d’écouter les oiseaux marins. Que ce soit les miaulements des Plongeons catmarins, les grognements des Bernaches cravants, le roucoulement des Eiders à duvet ou encore le sifflement des Macreuses à bec jaune, ces oiseaux ont tous des manières bien à eux de participer à l’ambiance onirique du quai tôt le matin. Dans un mois, tous ces oiseaux seront présents à Rivière-Ouelle en bon nombre et nos oreilles seront alors autant en demande que nos yeux!
Les 4 h 30 passées à Rivière-Ouelle samedi matin ne nous aura fourni que quatre espèces d’anatidés, loin des 13 espèces observées au même endroit le 23 mars 2012. Le froid a tout de même ses avantages, nous avons pu nous promener en forêt sans nous enfoncer dans la neige… une bien petite consolation!

Dimanche le 29 mars, une tournée de 6 h 10 à 10 h 40 sur le territoire de Rivière-Ouelle nous a fourni les 26 espèces suivantes :
  • 11 Macreuses à bec jaune – Le 29 mars est une date typique d’arrivée pour cette espèce à Rivière-Ouelle. En voilà au moins une qui n’aura pas été retardée par le froid!
  • 3 Garrots à œil d’or
  • 4 Grands Harles
  • 1 Harle huppé
  • 14 Goélands à bec cerclé
  • 15 Goélands argentés
  • 1 Goéland bourgmestre – Un Goéland bourgmestre, mais aucun Goéland arctique ce dimanche.
  • 6 Goélands marins
  • 2 Pics mineurs
  • 2 Pics chevelus
  • 1 Faucon émerillon
  • 63 Corneilles d’Amérique

Corneille d’Amérique (American Crow – Corvus brachyrynchos)
Rivière-Ouelle – 29 mars 2015 © Christiane Girard 
  • 5 Grands Corbeaux – Un corbeau transportait une longue branche probablement destinée à son nid. Étrangement, l’oiseau faisait de longs piqués suivis de remontées tout aussi abruptes, en faisant passer la branche de son bec à ses pattes. Un autre corbeau le suivait un peu plus loin, laissant croire que le premier effectuait une sorte de vol nuptial.
  • 5 Mésanges à tête noire
  • 1 Mésange à tête brune – Celle-ci a de toute évidence passé l’hiver en bordure du fleuve.
  • 3 Sittelles à poitrine rousse
  • 57 Étourneaux sansonnets
  • 5 Plectrophanes des neiges
  • 1 Carouge à épaulettes
  • 1 Roselin pourpré
  • 5 Sizerins flammés
  • 20 Tarins des pins
  • 2 Moineaux domestiques

Il ne faut pas s’en faire, les oiseaux finiront bien par arriver. La seule chose que je trouve dommage, c’est que le printemps 2015 sera plus court que prévu. Nous avons déjà perdu deux fins de semaine et ces journées ne pourront pas être reprises plus tard; le mois de juin arrive toujours en juin!

samedi 27 juillet 2013

Plume de corneille

Nous sommes réellement dans une bonne séquence météorologique! Les journées avec des températures avoisinant les 20°C et un temps clair alternent avec de courtes périodes de précipitations qui nous ramènent du beau temps sec. Que demander de plus? Un peu plus d’oiseaux peut-être? C’est vrai, mais ils doivent bien être quelque part et c’est à nous d’être à l’extérieur pour les trouver! Et c’est ce que nous continuons à faire pratiquement à tous les matins, souvent sans trop de succès…
 
C’est ainsi que, mardi matin, nous avons fait une petite tournée autour de La Pocatière. Nous avons visité certains secteurs délaissés depuis le début de l’été, faute de temps. Encore une fois, la variété d’espèces et le nombre d’individus ne nous ont pas semblé être à la hauteur, mais nous avons tout de même croisé quelques surprises.

À La Pocatière, ce sont 55 espèces que nous avons observées durant les quatre heures d’excursion de mardi le 23 juillet. En voici une sélection :
  • 1 Plongeon huard – Un oiseau tournoyait au-dessus d’un boisé en criant bruyamment. Les lacs étant très rares dans le secteur, il a dû continuer son chemin…
  • 32 Urubus à tête rouge – Tôt le matin, un groupe de 21 oiseaux sommeillaient perchés au sommet d’un des pylônes où nous en avions observés une quarantaine il y a deux ans.
Urubus à tête rouge – La Pocatière – 23 juillet 2013 © Claude Auchu
  • 2 Busards Saint-Martin
  • 1 Colibri à gorge rubis
  • 2 Pics mineurs
  • 2 Pics flamboyants
  • 3 Moucherolles des aulnes
  • 3 Moucherolles tchébecs
  • 22 Viréos aux yeux rouges – À notre grande surprise, cinq Viréos aux yeux rouges s’en sont pris violemment et bruyamment à trois Geais bleus! En plus de crier encore plus fort que les geais (ce qui n’est pas peu dire!), ils allaient même jusqu’à effectuer des piqués sur les geais et leur donner des coups de bec sur le dos! Les viréos, qui sont habituellement territoriaux durant la nidification, sont-ils reconnus pour s’unir pour défendre un nid?
  • 6 Geais bleus
  • 75 Corneilles d’Amérique
  • 2 Hirondelles bicolores
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 6 Grives fauves
  • 11 Grives solitaires
  • 36 Merles d’Amérique
  • 2 Moqueurs chats
  • 8 Jaseurs d’Amérique
L'absence totale de pointe cireuse au bout des rémiges secondaires indique
que cet oiseau est tout juste agé d'un an.
Jaseur d'Amérique – La Pocatière – 23 juillet 2013 © Claude Auchu
  • 1 Paruline noir et blanc
  • 3 Parulines à joues grises
  • 13 Parulines masquées
  • 5 Parulines flamboyantes
  • 2 Parulines à gorge orangée
  • 3 Parulines jaunes
  • 1 Paruline bleue
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 6 Bruants des prés
  • 5 Bruants de Nelson
  • 23 Bruants chanteurs
  • 5 Bruants des marais
  • 8 Bruants à gorge blanche
  • 2 Juncos ardoisés
  • 40 Carouges à épaulettes
  • 1 Sturnelle des prés – Alors que nous marchions dans le sentier longeant le fleuve, nous avons vu une sturnelle s’envoler des battures pour aller se poser dans les champs situés plus loin au sud. Même à l’époque pas si lointaine où la sturnelle était une nicheuse commune dans la région (c’était il y a dix ans à peine!), la sturnelle a toujours été rare dans les marais herbeux du fleuve durant la saison de nidification et à peine plus nombreuse lors des migrations.
Jeudi matin, c’est une randonnée à vélo jusqu’à Saint-Roch-des-Aulnaies que j’avais en tête. Même s’il est déjà un peu tard pour profiter des nicheurs et trop tôt pour les migrateurs automnaux, je me voyais mal passer un été sans rouler à vélo jusqu’à ce village en empruntant la piste cyclable des battures. Cette année, cependant, je n’étais pas certain de pouvoir effectuer le « grand tour » que j’effectue habituellement avec Christiane : le village de Saint-Roch est présentement sens dessus dessous puisque d’importants travaux d’aqueduc sont en cours! Même s’il est toujours possible de passer n’importe où à vélo, j’étais loin d’être certain du temps dont j’aurais besoin pour traverser les deux parties du village! Finalement, tout s’est plutôt bien déroulé de ce côté et j’ai pu pleinement profiter de mon vélo de montagne puisque la route 132 était, à tout le moins, cahoteuse!
Les habitats traversés durant cette balade étaient très peu variés et ce sont surtout des champs, des zones buissonneuses et le village que j’ai patrouillés en plus, bien sûr, des marais côtiers du Saint-Laurent. Le nombre d’espèces rencontrées est donc plutôt réduit.

Jeudi le 25 juillet, je n’ai observé que 38 espèces à Saint-Roch-des-Aulnaies entre 6 h 15 à 9 h 50 :
  • 10 Oies des neiges
  • 5 Canards noirs
  • 45 Eiders à duvet – Deux petits groupes de mâles en mue se laissaient doucement dériver sur le fleuve. Il s’agit bien entendu d’oiseaux faisant une pause durant leurs déplacements automnaux vers le Haut-Saint-Laurent.
  • 15 Cormorans à aigrettes
  • 2 Grands Hérons
  • 16 Bécasseaux semipalmés
Bécasseau semipalmé – Saint-Roch-des-Aulnaies – 21 juillet 2013 © Claude Auchu
  • 1 Bécassine de Wilson – La bécassine s’est envolée d’une route rendue boueuse par les travaux d’aqueduc!
  • 75 Goélands à bec cerclé
  • 2 Goélands argentés
  • 2 Goélands marins
  • 2 Tourterelles tristes
  • 2 Colibris à gorge rubis
  • 2 Pics mineurs
  • 9 Moucherolles des aulnes
  • 1 Moucherolle tchébec
  • 9 Viréos aux yeux rouges
  • 20 Corneilles d’Amérique
  • 5 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine blanche – Une autre! C’est ma cinquième Sittelle à poitrine blanche dans la région cet été, elle qui est généralement introuvable durant la saison de nidification.
  • 8 Grives fauves
  • 15 Merles d’Amérique
  • 5 Moqueurs chats
  • 2 Étourneaux sansonnets
  • 14 Jaseurs d’Amérique
  • 37 Parulines masquées
  • 10 Parulines jaunes – Normalement, j’aurais dû voir cinq fois plus d’individus durant cette sortie. Où sont les autres?
  • 1 Paruline à croupion jaune – Présente derrière l’église, en bordure du fleuve, cette paruline était déjà en déplacement post-nuptial.
  • 3 Bruants familiers
  • 2 Bruants des prés
  • 3 Bruants de Nelson – Dans ma région, il arrive parfois que l’on observe plus de Bruants de Nelson que de Bruants des prés! Cette fois, les Bruants des prés étaient surtout concentrés le long de la partie pocatoise de la piste cyclable.
  • 52 Bruants chanteurs
  • 9 Bruants des marais
  • 2 Bruants à gorge blanche
  • 1 Goglu des prés
  • 15 Carouges à épaulettes
  • 3 Quiscales bronzés
  • 1 Roselin pourpré
  • 36 Chardonnerets jaunes
  • 2 Moineaux domestiques
Durant l’après-midi, alors que nous flânions à La Pocatière, notre premier Tarin des pins depuis le 11 juin est apparu à une mangeoire. Espérons que ses congénères suivront bientôt!

Si nous avons pris un certain retard dans la visite de nos sites réguliers, il y a un endroit que nous avons omis volontairement de visiter plus tôt durant l’été : les merveilleux étangs de décantation de Saint-Pamphile! Le 4 juillet 2011, nous y avions trouvé six Érismatures rousses (quatre mâles et deux femelles) alors que l’an dernier, le 14 juillet, ce sont trois mâles qui étaient présents. Je dois avouer que notre décision d’attendre la fin de juillet pour visiter ce site a été prise en espérant découvrir cette fois une famille d’érismatures en duvet! Mais, les oiseaux ayant toujours le dernier mot, aucune érismature n’a été trouvée cette année… Notre objectif n’était toutefois pas irréalisable puisque l’espèce a déjà niché à Saint-Pamphile (juillet 2002). Sur ces étangs toujours très riches, plusieurs canards de tous âges étaient bien sûr présents et Christiane s’est fait le plaisir de les compter.

Malgré la rareté relative des passereaux, c’est tout de même 50 espèces que nous avons trouvées à Saint-Pamphile vendredi le 26 juillet. En voici une liste partielle :
  • 5 Bernaches du Canada
  • 28 Canards branchus
  • 5 Canards chipeaux
  • 11 Canards d’Amérique
  • 20 Canards noirs
  • 120 Canards colverts
  • 3 Canards souchets
  • 29 Sarcelles d’hiver
  • 84 Fuligules à collier
  • 60 Garrots à œil d’or
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Marouette de Caroline
  • 1 Martinet ramoneur – Comme les hirondelles, ce martinet est venu profiter des nombreux insectes qui semblaient voler au-dessus des étangs.
  • 1 Faucon émerillon – Lui, ce sont les oiseaux qui pourchassaient les nombreux insectes qui l’intéressait!
  • 6 Moucherolles des aulnes
  • 7 Viréos aux yeux rouges
  • 2 Geais bleus
  • 255 Corneilles d’Amérique – Un groupe de 200 oiseaux était posé dans un champ.
  • 1 Grand Corbeau
  • 7 Hirondelles bicolores
  • 1 Hirondelle de rivage
  • 10 Hirondelles à front blanc
  • 11 Hirondelles rustiques
  • 1 Mésange à tête noire
  • 1 Mésange à tête brune
  • 3 Grives fauves
  • 2 Grives à dos olive
  • 1 Grive solitaire
  • 2 Moqueurs chats
  • 38 Jaseurs d’Amérique
  • 2 Parulines masquées
  • 1 Paruline flamboyante
  • 2 Parulines à tête cendrée
  • 2 Parulines jaunes
  • 2 Bruants des marais
  • 8 Goglus des prés
  • 80 Carouges à épaulettes
  • 35 Quiscales bronzés
  • 1 Moineau domestique
Et la réponse au quiz du dernier message? Il s’agit simplement d’une des rémiges primaires les plus internes, probablement la troisième (voir le site The Feather Atlas), d’une Corneille d’Amérique leucique!!! En novembre dernier, le propriétaire d’un boisé de Rivière-Ouelle où nous allons régulièrement observer les oiseaux nous a dit voir à l’occasion une corneille avec du blanc dans les ailes. Durant les 2-3 semaines qui ont suivi, nous avons réussi à voir cette corneille à quelques reprises. En avril dernier, nous avons eu la surprise de trouver la plume du quiz dans un sentier traversant le boisé. Après quelques questionnements sur la zone pâle très visible sur la plume, nous nous sommes souvenus de cette fameuse corneille atteinte de leucisme, cet état où le plumage d’un oiseau peut, en tout ou en partie, être dépourvu de pigmentation.

Rémige primaire d'une Corneille d'Amérique leucique
Le mauvais état de la plume indique qu’elle a passé l’hiver sous la neige et le rachis coupé près de sa base, à peine visible sur la photo, laisse même croire que la corneille a peut-être été victime d’un rapace (selon la savante analyse de Christiane qui connaît les oiseaux plume par plume!). La plume du quiz étant plus pointue que celle présentée sur The Feather Atlas, la corneille était probablement une immature, comme la majorité des oiseaux atteints de leucisme ou d’albinisme que nous voyons. Ces oiseaux survivent rarement très longtemps, leur aberration de plumage les rendant plus facilement repérables par les prédateurs en plus d’être moins résistants aux intempéries.

mardi 26 juin 2012

Des oiseaux dans la grisaille

Durant la semaine du 18 au 22 juin, le sud-ouest du Québec a dû affronter une première vraie vague de chaleur, avec des températures atteignant les 30°C par endroit. Par chance, à La Pocatière comme dans l’est de la province, les régions bordant le fleuve ont pu bénéficier d’un bon petit vent du nord qui a en partie tempéré cette chaleur. Sauf qu’à la longue, cette rencontre entre la chaleur et l’humidité du sud et la fraîcheur du nord a fini par avoir ses propres conséquences : le brouillard! Ainsi, durant la longue fin de semaine de la Fête nationale du Québec, nous avons eu à négocier avec des bancs de brouillard matinaux et des averses de pluie parfois fortes…
Fidèles à notre habitude, nous avions planifié nos différentes sorties ornithologiques selon les prévisions des météorologues. Ils avaient raison en prévoyant du mauvais temps, mais ils ont réussi à se tromper sur les demi-journées de précipitations. La pluie était annoncée pour les après-midi, mais c’est en matinée que nous nous sommes fait arroser! Tout ça pour dire que nous avons dû improviser à chaque heure pour essayer de rendre profitables au maximum nos excursions, ce qui fut parfois plutôt difficiles moralement.

La promenade matinale de samedi a été retardée à deux reprises à cause des averses. Pour ces mêmes raisons, elle a aussi été écourtée en durée et en nombre de kilomètres parcourus. J’avais, ce matin-là, décidé de visiter une belle zone forestière qui s’étend de l’érablière à la pinède, en passant par la pessière et la cèdrière. Pour m’y rendre et en revenir, j’avais à traverser différentes routes campagnardes, ajoutant elles aussi à la variété des habitats. Le brouillard qui m’a accompagné durant la moitié de l’excursion a été remplacé par de la pluie parfois forte pour la deuxième partie. Ces conditions d’observation plutôt difficiles n’ont pas aidé à bien garnir ma liste d’oiseaux, les parulines étant particulièremnt silencieuses. Les grives qui, elles, aiment bien le brouillard étaient plus volubiles, tout comme les bruants. J’ai malgré tout terminé ma journée avec 62 espèces, même sans avoir pu me rendre jusqu’au fleuve.

Voici donc une partie de ces 62 espèces rencontrées à La Pocatière samedi le 23 juin entre 7 h 00 et 11 h 30 :
  • 1 Busard Saint-Martin
  • 1 Faucon émerillon
  • 3 Pluviers kildirs
  • 2 Bécassines de Wilson
Bécassine de Wilson – La Pocatière – 23 juin 2012 © Claude Auchu
  • 24 Tourterelles tristes
  • 5 Colibris à gorge rubis
  • 2 Pics maculés
  • 1 Pic mineur
  • 1 Pic chevelu
  • 2 Pics flamboyants
  • 2 Piouis de l’Est
  • 1 Moucherolle à ventre jaune
  • 5 Moucherolles des aulnes
  • 4 Moucherolles tchébecs
  • 2 Moucherolles phébis
  • 1 Tyran huppé
  • 15 Viréos aux yeux rouges
  • 6 Grands Corbeaux
  • 10 Hirondelles bicolores
  • 5 Hirondelles à front blanc
  • 5 Hirondelles rustiques
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 1 Merlebleu de l’Est
  • 12 Grives fauves
  • 6 Grives solitaires
  • 35 Merles d’Amérique
  • 10 Jaseurs d’Amérique
  • 7 Parulines couronnées
  • 3 Parulines noir et blanc
  • 17 Parulines masquées
  • 4 Parulines flamboyantes
  • 1 Paruline à tête cendrée
  • 1 Paruline à gorge orangée
  • 7 Parulines jaunes
  • 4 Parulines à flancs marron
  • 3 Parulines bleues
  • 1 Paruline à gorge noire
  • 15 Bruants familiers
  • 18 Bruants des prés
  • 30 Bruants chanteurs
  • 10 Bruants à gorge blanche
  • 1 Junco ardoisé
  • 2 Cardinaux à poitrine rose
  • 3 Goglus des prés
  • 35 Carouges à épaulettes – Quelques minutes après avoir vu un juvénile fraîchement sorti du nid, j’ai remarqué qu’une femelle transportait des brindilles destinées à un autre nid. Est-ce pour une deuxième nichée ou une première retardée?
  • 1 Sturnelle des prés
  • 4 Vachers à tête brune
  • 1 Roselin pourpré
  • 5 Bec-croisés bifasciés
  • 30 Tarins de pins
  • 48 Chardonnerets jaunes
Finalement, l’après-midi s’est avéré plus acceptable côté température, mais c’est toujours moins intéressant pour les oiseaux…

Comme les prévisions météorologiques pour lundi semblaient devoir être les pires de cette longue fin de semaine, il était déjà décidé que ce serait dimanche que nous allions visiter Rivière-Ouelle, peu importe les conditions. Au lever, même avec un brouillard encore bien visible, nous nous sommes dirigés plein d’espoir vers le quai de Rivière-Ouelle… où nous n’avons rien vu! Les bancs de brouillard allaient et venaient continuellement et il fut impossible de voir même un seul Plongeon catmarin ou une seule macreuse. Pourtant, nous savions bien qu’il y en avait au large! Quelques Plongeons huards et Eiders à duvet (dont des canetons bien ébouriffés) étaient présents le long du rivage mais, à Rivière-Ouelle, nous avons toujours tendance à vouloir regarder au large, surtout tôt le matin… Le ciel bleu était parfois visible entre les nuages au-dessus de nous, mais il a fallu attendre le milieu de la journée pour que le soleil perce enfin.
Hormis les beaux paysages que le brouillard crée parfois, il n’y avait pas grand chose pour nous impressionner en ce dimanche matin. L’excursion s’est donc déroulée très rapidement (trop!), nous laissant un peu sur notre faim.

Les cinq heures passées à Rivière-Ouelle dimanche le 24 juin nous ont tout de même donné 53 espèces, comme par exemple :
  • 1 Oie des neiges
  • 4 Canards chipeaux
  • 28 Canards noirs
  • 3 Canards colverts
  • 21 Sarcelles d’hiver
  • 35 Eiders à duvet
  • 1 Garrot à œil d’or
  • 5 Plongeons huards
  • 28 Cormorans à aigrettes
  • 13 Grands Hérons
  • 3 Crécerelles d’Amérique
  • 6 Pluviers kildirs
Pluvier kildir (poussin) – Rivière-Ouelle – 24 juin 2012 © Claude Auchu
  • 2 Chevaliers grivelés
  • 300 Goélands à bec cerclé
  • 15 Goélands argentés
  • 10 Goélands marins
  • 50 Pigeons bisets
  • 24 Tourterelles tristes
  • 1 Pic flamboyant
  • 7 Moucherolles des aulnes
  • 14 Hirondelles bicolores
  • 5 Hirondelles de rivages
  • 7 Hirondelles rustiques
  • 3 Sittelles à poitrine rousse
  • 2 Merlebleus de l’Est
  • 3 Grives à dos olive – Cette espèce est typique des forêts d’épinettes battues par les vents en bordure du fleuve à Rivière-Ouelle. La Grive solitaire y est nettement moins commune, ce qui est totalement le contraire de la situation qui prévaut à La Pocatière.
  • 50 Merles d’Amérique
  • 1 Moqueur chat
  • 140 Étourneaux sansonnets
  • 11 Jaseurs d’Amérique
  • 14 Parulines masquées
  • 4 Parulines flamboyantes
  • 7 Parulines jaunes
  • 2 Parulines à croupion jaune
  • 8 Bruants familiers
  • 4 Bruants des prés
  • 1 Bruant de Nelson
  • 40 Bruants chanteurs
  • 13 Bruants à gorge blanche
  • 3 Goglus des prés
  • 75 Carouges à épaulettes
  • 80 Quiscales bronzés
Même à la fin de juin, il semble y avoir encore des non-nicheurs qui errent en quête d’on-ne-sait-quoi (mais probablement pas un territoire pour nicher à cette date!). Dimanche après-midi, c’est un Merlebleu de l’Est qui a survolé la ville de La Pocatière en sifflotant!
Corneille d'Amérique prenant un bain de soleil! – La Pocatière – 24 juin 2012 © Claude Auchu
Derrière chez nous, trois Corneilles d’Amérique profitaient du soleil bien présent en fin de journée dimanche en prenant un bain de soleil, une belle façon d’importuner ses parasites! Elles ont bien fait d’en profiter, car la matinée de lundi fut très pluvieuse. Bref, une fin de semaine à oublier… Je sais bien que de telles conditions adverses font partie intégrante du vrai birding et, malgré ce que vous pouvez lire depuis 18 mois, je m’efforce de m’y faire… mais, diable! que je trouve ça difficile!!!