samedi 16 août 2014

Mouette rieuse et Fulmar boréal

Voici la suite de notre petite visite estivale aux Escoumins, le village nord-côtier que nous avons habité entre 1996 et 2003. Depuis quelques semaines déjà, nous étions fébriles à l’idée de parcourir à nouveau ces sites qui nous ont procuré tant d’oiseaux durant ces années.

La journée de lundi a été bien occupée avec autant de temps consacré aux passereaux qu’aux oiseaux aquatiques. J’ai toujours aimé avoir une idée la plus réaliste possible de tous les oiseaux présents dans un endroit, je ne m’attarde donc que rarement à une seule espèce ou groupe d’espèces. Je me sentirais bien coupable de laisser pour compte certaines espèces simplement parce que je rencontre les mêmes chez moi! C’est probablement pour cette raison que je préfère explorer encore et encore certains sites situés près de chez moi plutôt que de parcourir la province à la recherche d’oiseaux perdus (et trop souvent déjà trouvés par quelqu’un d’autre).

Lundi le 11 août, nous avons observé 60 espèces aux Escoumins. En voici un aperçu :
  • 17 Bernaches du Canada
  • 6 Chevaliers grivelés
  • 2 Grands Chevaliers
  • 5 Petits Chevaliers
  • 2000 Mouettes tridactyles
  • 3000 Mouettes de Bonaparte
  • 2 Mouettes pygmées – Les deux immatures en mue vers leur plumage de 2e hiver vus la veille étaient encore sur place.
  • 200 Goélands à bec cerclé
  • 40 Goélands argentés
  • 10 Goélands marins
  • 4 Colibris à gorge rubis
  • 1 Pic maculé – Préférant les grands arbres feuillus aux conifères, ce pic est un nicheur plutôt localisé sur la Côte-Nord. Aux Escoumins, nous ne connaissions qu’un seul site, un simple bosquet de grands trembles, où l’espèce était régulière en été. Lundi, 11 ans après notre dernière visite, nous sommes retournés à cet endroit précis. J’ai simplement lancé une imitation de Chouette rayée (le moyen le plus sûr de faire réagir un de ces pics) et, hop!, un Pic maculé m’a répondu! Nous nous plaisons à penser qu’il s’agit d’un descendant des oiseaux que nous avons suivis durant notre séjour!
  • 4 Pics mineurs
  • 2 Pics chevelus
  • 2 Grands Pics
  • 2 Crécerelles d’Amérique
  • 2 Faucons émerillons
  • 1 Moucherolle à ventre jaune
  • 9 Moucherolles des aulnes
  • 1  Moucherolle tchébec
  • 1 Tyran tritri
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 2 Viréos de Philadelphie
  • 13 Viréos aux yeux rouges
  • 17 Sittelles à poitrine rousse – Une bonne quantité, à l’image des cônes dans les différents conifères.
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 5 Grives à dos olive
  • 1 Grive solitaire
  • 10 Merles d’Amérique
  • 3 Moqueurs chats – Les trois oiseaux étaient ensemble, on peut penser à un groupe familial.
  • 1 Paruline noir et blanc
  • 8 Parulines obscures
  • 1 Paruline à joues grises
  • 1 Paruline triste
Paruline triste (Mourning Warbler – Geothlypis philadelphia)
Les Escoumins – 11 août 2014 © Claude Auchu
  • 16 Parulines masquées – Malgré ce nombre respectable, j’ai toujours trouvé que les Parulines masquées étaient nettement moins communes sur la Côte-Nord que dans la région de La Pocatière.
  • 1 Paruline flamboyante
  • 15 Parulines à tête cendrée
Paruline à tête cendrée (Magnolia Warbler – Setophaga magnolia)
Les Escoumins – 11 août 2014 © Claude Auchu
  • 7 Parulines à poitrine baie
  • 2 Parulines à gorge orangée
  • 1 Paruline à croupion jaune
  • 3 Bruants chanteurs – Une autre espèce bien plus en évidence dans ma région.
  • 31 Bruants à gorge blanche
  • 3 Juncos ardoisés
  • 5 Roselins pourprés
  • 1 Bec-croisé bifascié
  • 3 Tarins des pins
  • 20 Chardonnerets jaunes
  • 1 Gros-bec errant
Pour la journée de mardi, nous nous sommes dirigés vers le site où nous avons fait l’observation mémorable d’une Grive litorne en 1999, une des rencontres les plus marquantes de mes 39 ans de birding. Nous avons retrouvé l’endroit exact sans trop de problème, même si les arbustes qui se trouvaient entre nous et la grive sont maintenant devenus des arbres.

Voici une partie des 66 espèces que nous avons observées aux Escoumins durant la journée de mardi le 12 août :
  • 60 Eiders à duvet
  • 1 Macreuse brune
  • 5 Plongeons huards
  • 1 Fou de Bassan
  • 1 Guillemot à miroir
  • 700 Mouettes tridactyles
  • 3000 Mouettes de Bonaparte – Il est intéressant de voir à quel point les quantités de mouettes présentes dans la baie des Escoumins peuvent être différentes d’une journée à l’autre. Des 2000 Mouettes tridactyles comptées la veille, il n’en restait plus que 700 mardi et des 6000 Mouettes de Bonaparte de dimanche, nous n’en avons trouvé que la moitié lundi et mardi. Ces variations signifient surtout que certains oiseaux arrivent et d’autres quittent à chaque jour. Des nouveautés peuvent donc se présenter à n’importe quel moment. Qui s’en plaindrait???
  • 1 Mouette rieuse – Le bel adulte en mue signalé la veille était présent derrière la poissonnerie en début d’après-midi. Nous avons observé cette espèce sur la Haute-Côte-Nord à chaque année de 1997 à 2001, avec souvent plus d’un individu à la fois.
Mouette rieuse (Black-headed Gull – Chroicocephalus ridibundus)
et Mouettes de Bonaparte (Bonaparte’s Gulls – Chroicocephalus philadelphia)
Les Escoumins – 12 août 2014 © Claude Auchu
  • 1 Mouette pygmée – Un des deux immatures observés ces derniers jours était encore sur place. La Mouette pygmée est régulière en fin d’été et en automne dans la région de Tadoussac/Escoumins depuis maintenant plus de 30 ans (autrement dit, nous n’avons rien découvert!).
Mouette pygmée (Little Gull – Hydrocoloeus minutus)
et Mouettes de Bonaparte (Bonaparte’s Gulls – Chroicocephalus philadelphia)
Les Escoumins – 12 août 2014 © Claude Auchu
  • 4 Colibris à gorge rubis
  • 4 Pics mineurs
  • 3 Pics flamboyants
  • 4 Moucherolles des aulnes
  • 2 Moucherolles tchébecs
  • 4 Tyrans tritris – Les quatre oiseaux étaient perchés ensemble dans de grands arbres secs en bordure de la rivière.
  • 3 Viréos à tête bleue
  • 4 Viréos de Philadelphie
  • 13 Viréos aux yeux rouges
  • 4 Merlebleus de l’Est
  • 7 Grives à dos olive
  • 3 Parulines noir et blanc
  • 11 Parulines obscures
  • 5 Parulines à joues grises
  • 1 Paruline triste
  • 7 Parulines masquées
  • 1 Paruline tigrée
  • 1 Paruline à collier
  • 23 Parulines à tête cendrée
  • 8 Parulines à poitrine baie
Paruline à poitrine baie (Bay-breasted Warbler – Setophaga castanea)
  • 3 Parulines à gorge orangée
  • 1 Paruline à flancs marron
  • 1 Paruline rayée
  • 1 Paruline bleue
  • 1 Paruline à croupion jaune
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 2 Parulines du Canada
  • 16 Bruants familiers
  • 2 Bruants des prés
  • 3 Bruants chanteurs
  • 3 Roselins pourprés
  • 6 Becs-croisés bifasciés
  • 3 Tarins des pins
  • 15 Chardonnets jaunes
  • 1 Gros-bec errant
Un total de 17 espèces de parulines durant notre séjour nous est apparu très intéressant. Nous avons bien sûr remarqué l’absence complète de Paruline jaune et la rareté de la Paruline flamboyante. Ces deux espèces sont parmi les plus régulières dans la région de La Pocatière et nous avons trouvé presque amusant de ne pas en voir plus sur la Côte-Nord. Elles sont tout de même des nicheuses régulières dans la région des Escoumins. D’ailleurs, nous avions même vu une Paruline flamboyante très tardive sous une fine neige le 5 novembre 1998 à Bergeronnes. Nous n’avons pas croisé non plus d’Étourneaux sansonnets sur notre itinéraire. Eux aussi sont des nicheurs sur la Côte-Nord, mais ils deviennent souvent bien discrets en automne. Je me souviens avoir remarqué que le clocher de l’église de Bergeronnes semblait alors devenir un de leurs châteaux forts!

C’est mercredi que nous avons quitté la Côte-Nord en empruntant le traversier vers Trois-Pistoles. Nous avions d’abord l’intention de prendre le départ de 13 h 00 afin de profiter d’une matinée supplémentaire aux Escoumins. Mais la marée basse en avant-midi nous a poussé à devancer notre départ et, à 5 h 30 mercredi matin, nous étions déjà sur le traversier! Avouons-le, prendre la mer aussi tôt le matin faisait bien notre affaire, étant curieux de voir ce qui peut bien circuler au milieu du fleuve à cette heure.
En attendant que le bateau quitte le quai, j’ai jetté de nombreux coups d’œil faussement distraits sur les Mouettes de Bonaparte qui, par centaines, arrivaient de l’est et entraient dans la baie des Escoumins. Mon attention a été attirée par un oiseau légèrement différent des autres… c’était la Mouette rieuse qui était de retour!

Voici la courte liste des oiseaux vus depuis le traversier de Trois-Pistoles/Escoumins mercredi le 13 août entre 5 h 30 et 7 h 00 :
  • 1 Macreuse à front blanc – Une seule! Elle abonde habituellement près de l’île aux Basques, mais pas cette fois…
  • 3 Plongeons huards
  • 1 Fulmar boréal – C’est en plein le type d’oiseau que nous espérions voir! Un individu de forme sombre est passé devant le bateau en direction est au premier tiers de la traversée. Le fulmar est probablement présent régulièrement dans la région en été et en automne, mais en très petit nombre. Certaines années, au début de l’été, ils peuvent cependant être présents en quantité surprenante, comme le prouvent les 45 fulmars que nous avions vus sur le traversier le 8 juin 1998 ou, mieux encore, les 350 du 8 juin 1985!
  • 80 Fous de Bassan
  • 200 Cormorans à aigrettes
  • 27 Petits Pingouins
  • 1 Guillemot à miroir
  • 100 Mouettes tridactyles
  • 1 Mouette de Bonaparte
  • 2 Goélands argentés
  • 2 Goélands marins
Ajoutons en terminant que nous avons aussi entrevu un probable Macareux moine.
Durant nos belles années aux Escoumins, nous avons fait de multiples traversées à bord de l’Héritage 1. Certaines se sont conclues avec des résultats encore plus faibles que celui de mercredi, mais d’autres nous ont fourni des milliers d’oiseaux et des surprises qui nous font encore vibrer bien des années plus tard. Christiane avait même pris l’habitude d’inscrire les conditions de la traversée (marée, vents, quantité de lignes de débris flottants…) afin d’essayer de tracer un lien entre elles et le nombre d’oiseaux observés. Il faudrait bien que je retrouve ses notes pour voir ce que l’on peut en tirer, même si la mode d’effectuer des traversées à la recherche d’oiseaux est nettement en déclin.
De retour à La Pocatière, nous avons repris où nous en étions…!

mercredi 13 août 2014

Rivière-Ouelle, Jonquière et Les Escoumins

Ça y est, nous voilà enfin en vacances! Ces derniers jours, les circonstances ont fait en sorte que nous avons parcouru les régions qui ont vu naître et se développer notre intérêt pour les oiseaux. Ainsi, la première journée de congé a été réservée pour une autre excursion à Rivière-Ouelle, dans des sites que je fréquente depuis ma plus tendre enfance. Ensuite, nous avons effectué une petite visite au Saguenay, la région natale de Christiane, où nous nous sommes retrouvés dans un des sites où elle a débuté en ornithologie. À ce petit voyage prévu depuis quelques mois, nous avions décidé d’ajouter trois jours aux Escoumins, la région où nous avons passé ensemble ce qui restera sans doute les années ornithologique les plus intenses de nos vies.

Jeudi matin, c’est encore une fois hyper-motivés que nous nous sommes présentés au quai de Rivière-Ouelle au lever du soleil. Les conditions ressemblaient beaucoup à celles de samedi le 2 août avec une visibilité tout juste moyenne, mais des vents pratiquement nuls. De nombreux Plongeons catmarins en ont profité pour se laisser dériver doucement au large, certains lançant les miaulements plaintifs qui leur ont valus le nom de catmarin.
À notre dernière visite, nous avions vu un Balbuzard pêcheur migrer vers le sud-ouest loin au large du quai. Cette fois, c’est un héron se déplaçant de la même façon que nous avons observé. Au premier coup d’oeil, nous avons immédiatement pensé à un bihoreau à cause de sa taille et sa couleur vaguement gris-brun, à ses ailes plutôt courtes et arrondies et au rythme de ses battements d’ailes. Cependant, alors qu’il passait devant nous, ses pattes dépassant nettement le bout de la queue a éliminé la possibilité d’un Bihoreau gris. Alors, que nous reste-t-il? Un Bihoreau violacé serait un choix logique, mais nous sommes trop prudents pour oser identifier une telle rareté vue d’aussi loin! Mais, si vous observez les oiseaux le long du fleuve en amont de Rivière-Ouelle, restez alerte au cas où…

À Rivière-Ouelle, jeudi le 7 août entre 5 h 00 et 11 h 40, nous avons croisé 71 espèces d’oiseaux. En voici un large exemplaire :
  • 2 Canards souchets
  • 145 Eiders à duvet – Les eiders redeviennent enfin plus nombreux à se déplacer devant le quai. Dans quelques semaines, ils seront des milliers à le faire.
  • 8 Macreuses à front blanc
  • 25 Macreuses brunes
  • 108 Plongeons catmarins – Ces oiseaux étaient pratiquement tous posés à l’eau, très peu ont été vus en vol.
  • 4 Plongeons huards
Plongeon huard (Common Loon – Gavia immer)
Rivière-Ouelle – 7 août 2014 © Claude Auchu
  • 1 Grèbe jougris
  • 10 Fous de Bassan
  • 172 Cormorans à aigrettes
  • 49 Grands Hérons
  • 1 Urubu à tête rouge
  • 1 Marouette de Caroline
  • 1 Pluvier argenté
  • 3 Pluviers semipalmés
  • 1 Pluvier kildir
  • 1 Chevelier grivelé
  • 1 Petit Chevalier
  • 1 Courlis corlieu – Il a été entendu à trois reprises durant notre séjour au bout du quai, mais nous n’avons jamais réussi à le voir. Il pourrait bien y avoir eu plus d’un seul oiseau.
  • 2 Phalaropes à bec étroit – Christiane a repéré ces deux petits limicoles nageant au large du quai. L’espèce est présente à chaque année, mais le fleuve est tellement vaste qu’il est souvent difficile de les repérer.
  • 34 Mouettes de Bonaparte
  • 1000 Goélands à bec cerclé
  • 1 Goéland brun – Un immature âgé d’un an.
  • 4 Colibris à gorge rubis
  • 1 Faucon émerillon
  • 8 Moucherolles des aulnes
  • 1 Moucherolle tchébec
  • 1 Viréo mélodieux – Comme pour celui noté à La Pocatière il y a trois semaines, ce mâle chanteur se trouvait dans un endroit que nous inspectons à chacune de nos visites à Rivière-Ouelle. Et il a attendu le 7 août pour se faire entendre!?!
  • 12 Hirondelles rustiques
  • 4 Sittelles à poitrine rousse
  • 5 Grives fauves
  • 2 Grives à dos olive
  • 1 Grive solitaire
  • 1 Moqueur chat
  • 3 Moqueurs roux – Le couple nichant près du quai, dont je n’ai appris l’existence que tout récemment, a produit au moins deux jeunes. Nous avons vu deux juvéniles posés ensemble sur une branche et un adulte leur apportant de la nourriture. Nous avons vu l’adulte traverser la route à deux reprises devant nous en courant comme un « roadrunner » avec le bec plein de nourriture.
  • 3 Parulines obscures
  • 1 Paruline à joues grises
  • 5 Parulines masquées
  • 1 Paruline flamboyante
  • 7 Parulines tigrées – Un beau total pour la date. Nous avons croisé des groupes homogènes de trois et de quatre individus.
Paruline tigrée (Cape May Warbler – Setophaga tigrina)
Rivière-Ouelle – 7 août 2014 © Claude Auchu
  • 4 Parulines jaunes
  • 3 Parulines à croupion jaune
  • 3 Bruants de Nelson – Tout juste en bordure du village, nous avons entendu en même temps trois Bruants de Nelson et un Moineau domestique! Il ne doit pas y avoir beaucoup d’endroits au Québec où ces deux espèces se côtoient!
  • 27 Bruants chanteurs
  • 1 Goglu des prés
  • 1 Tarin des pins – Entendu du bout du quai.
  • 4 Gros-becs errants – Eux aussi ont été entendus depuis le quai, dont un petit groupe de trois oiseaux.
  • 1 Moineau domestique
Vendredi matin, nous avons emprunté le traversier de Rivière-du-Loup pour nous rendre au Saguenay. Cette traverse n’a pas la réputation d’être très riche en oiseaux marins mais, au fil des années, nous avons réussi à voir des Sternes arctiques à quelques reprises (à la fin du printemps) et même un Plongeon du Pacifique! Malheureusement, notre traversée de vendredi le 8 août fut une des plus tranquilles de l’histoire, même les macreuses et les guillemots se sont fait rares. Ce qui m’a encore fait dire : « Ça n’vaut pas le quai de Rivière-Ouelle! ».

Samedi matin, comme à pratiquement toutes nos visites au Saguenay, Christiane m’a amené observer les oiseaux au Parc commémoratif Sir William Price, situé dans son quartier natal. C’est à cet endroit qu’elle a commencé à se familiariser avec les oiseaux. Les parulines ont volé la vedette samedi avec des groupes variés, mais souvent difficiles à suivre. Les quantités notées religieusement par Christiane ne représentent sûrement qu’une petite fraction des oiseaux présents sur place.

Voici en partie ce que nous avons pu observer à Jonquière samedi le 9 août dernier :
  • 4 Pics mineurs
  • 6 Pics chevelus
  • 5 Pics flamboyants
  • 1 Viréo de Philadelphie
  • 15 Viréos aux yeux rouges
  • 20 Mésanges à tête noire
  • 3 Sittelles à poitrine rousse
  • 1 Paruline couronnée
  • 23 Parulines obscures
  • 2 Parulines à joues grises
  • 5 Parulines flamboyantes
  • 4 Parulines tigrées
  • 15 Parulines à poitrine baie – Une belle présence qui me rappelle un peu ce que j’observais à La Pocatière au début des années 1980. Depuis, comme pour bien d’autres espèces néotropicales, le nombre d’individus est à la baisse dans ma région. Il est tout de même rassurant de voir qu’il y en a encore ailleurs dans la province!
  • 3 Parulines à flancs marron
  • 5 Parulines à croupion jaune
  • 1 Paruline du Canada
Il y a une vingtaine années, un ami de Christiane s’était rendu compte qu’il pouvait être facile de repérer des Hiboux moyens-ducs au Saguenay-Lac Saint-Jean à la fin de l’été. La nuit tombée, il suffit simplement d’effectuer des points d’écoute à l’orée de forêts près des milieux champêtres. Il est alors possible d’entendre de jeunes moyens-ducs réclamer à grands cris de la nourriture à leurs parents. Samedi soir, nous nous sommes donc retrouvés dans le rang « des bobettes » (les ornithologues du Saguenay connaissent l’endroit…). En sortant de la voiture, Christiane a poussé une série de « hooooot », imitant ainsi l’appel d’un adulte. Aussitôt, deux jeunes moyens-ducs ont signalé leur présence en lançant des « ki-hîîî » caractéristiques. C’est aussi simple que ça! Nous avons déjà essayé à quelques reprises cette technique très simple dans la région de La Pocatière, mais sans résultat. Je suis peut-être simplement trop diurne pour ce type d’observation… Ma dernière rencontre avec un Hibou moyen-duc remonte au 21 novembre 2002, lorsque notre ami Renaud en avait trouvé un à Tadoussac.

Dimanche matin, nous avons pris la route pour la Haute-Côte-Nord, une région où nous avons observé les oiseaux à satiété durant plusieurs années. Nous y avons bien fait quelques visites rapides ces dernières années, mais c’est la première fois que nous prenons le temps de retrouver les sites où nous avons passé de si belles années.

Dimanche le 10 août, c’est bien sûr à Tadoussac que nous avons effectué notre premier arrêt. Une visite rapide dans le village et sur les dunes nous ont permis de voir :
  • 1 Pygargue à tête blanche – Un immature en plumage de troisième année.
  • 4600 Mouettes de Bonaparte – En se nourrissant, ces milliers d’oiseaux émettent de curieux grognements; nous les surnommions nos p’tits cochons.
  • 2 Mouettes pygmées – Deux adultes accompagnaient les p’tits cochons.
  • 1 Bec-croisé des sapins – Un mâle immature chantonnait au sommet d’un mélèze en bordure de l’Hôtel Tadoussac.
Nous avons ensuite continué jusqu’aux Escoumins pour une halte de quelques jours. Nous avons habité les Escoumins durant quelques années et nous avions bien hâte de replonger dans l’ornithologie locale. Dès notre arrivée, chaque coup d’œil au village ou au paysage environnant ramenait des souvenirs à notre esprit, créant des sensations vraiment étranges. Mais, rapidement, les oiseaux ont repris le dessus et les beaux souvenirs les impliquant se sont imposés. Nous avons revisité les sites où nous avons trouvé une Grive litorne, un Tyran de l’Ouest, un Pluvier grand-gravelot, trois Mouettes blanches, deux Goélands cendrés, un Bruant à joues marron, un Bruant de Le Conte (dans un bûché!), deux Traquets motteux et bien d’autres.

Nos premières heures aux Escoumins nous ont permis de voir, selon les décomptes de Christiane, :
  • 3200 Mouettes tridactyles
Mouettes tridactyles  (Black-legged Kittiwakes – Rissa tridactyla)
et Mouettes de Bonaparte (Bonaparte’s Gulls – Chroicocephalus philadelphia)
Les Escoumins – 10 août 2014 © Claude Auchu
  • 6000 Mouettes de Bonaparte – Une seule centaine de Mouettes de Bonaparte dans la région de La Pocatière serait un événement!
  • 2 Mouettes pygmées – Deux immatures en mue vers leur plumage de 2e hiver.
Mouette pygmée (Little Gull – Hydrocoloeus minutus) immature en mue vers son plumage de 2e hiver
et Mouettes de Bonaparte (Bonaparte’s Gulls – Chroicocephalus philadelphia)
Les Escoumins – 10 août 2014 © Claude Auchu
  • 1 Goéland brun – Un adulte
Le Bec-en-ciseaux noir présent aux Escoumins de mercredi à vendredi semble être retourné dans ma région, il a été observé à Kamouraska samedi le 9 août. Il serait intéressant que le maximum de photos de l’espèce prises au Québec depuis trois semaines soit rassemblées et scrutées en détail afin de permettre de chercher des concordances et vérifier combien d’oiseaux différents sont impliqués.

La table était donc mise pour les prochains jours. Nous avons remué Les Escoumins dans tous les sens afin de voir à quel point les oiseaux ont changé durant la dernière décennie. Un autre message suivra dans les prochains jours pour détailler nos observations des espèces terrestres comme celles des espèces aquatiques.

mardi 5 août 2014

Labbe parasite, Bec-croisé des sapins et Piranga écarlate

Il y a une semaine, les forts vents du sud-ouest avaient fait la vie dure à ma sortie ornithologique à Rivière-Ouelle. Cette semaine, heureusement, les vents ont été presque nuls durant les deux journées et nous en avons profité pleinement. Il est tout de même surprenant de constater à quel point un phénomène aussi banal que le vent peut influencer les résultats d’une excursion. Si les vents provenant du nord ou du nord-est obligent souvent les oiseaux à se déplacer (et souvent en provenance de l’estuaire!), les satanés vents du sud-ouest semblent carrément faire disparaître les oiseaux de la région! Entre les deux, des vents très faibles comme ceux que nous avons connus samedi dernier nous permettent à tout le moins de voir les oiseaux marins posés à l’eau dériver lentement devant nous. La visibilité était plutôt limitée à notre arrivée au quai, mais le taux d’humidité a diminué rapidement pour nous permettre d’identifier la majorité des oiseaux présents au large.

Nous avons patrouillé Rivière-Ouelle entre 5 h 00 et 11 h 35 samedi le 2 août, ce qui nous a permis de voir 63 espèces, telles :
  • 3 Canards chipeaux
  • 8 Canards pilets – Comme les chipeaux et les sarcelles, les pilets sont passés en vol au large du quai tôt le matin.
  • 3 Sarcelles d’hiver
  • 58 Eiders à duvet
  • 74 Plongeons catmarins – Une belle récolte, plus près des 123 individus d’il y a deux semaines (par une autre journée sans vent) que des sept oiseaux de samedi dernier (par un vent puissant du sud-ouest)! La force et la provenance du vent ont vraiment une grande importance!
  • 3 Plongeons huards
  • 8 Fous de Bassan – Il arrive régulièrement que des adultes viennent visiter la région au début du mois d’août. Espérons simplement que ce n’est pas relié à un manque de nourriture en Gaspésie comme ce fut le cas il y a deux ans!!!
  • 152 Cormorans à aigrettes
  • 50 Grands Hérons
  • 1 Balbuzard pêcheur – À 5 h 40, un individu est repéré remontant le fleuve très loin au large du quai! Le balbuzard est un des rares rapaces que nous voyons régulièrement traverser le fleuve durant l’automne. L’oiseau vu samedi n’a cependant pas cherché à atteindre la rive sud du fleuve, semblant trouver son compte en volant simplement au ras de l’eau au large des côtes.
  • 1 Pluvier argenté
  • 21 Pluviers semipalmés
Pluviers semipalmés  (Semipalmated Plovers – Charadrius semipalmatus) et
Bécasseaux semipalmés (Semipalmated Sandpipers – Calidris pusilla)
Rivière-Ouelle – 2 août 2014 © Claude Auchu
  • 4 Pluviers kildirs
  • 5 Chevaliers grivelés
  • 1 Tournepierre à collier – Le tournepierre n’est jamais vraiment commun dans ma région. Les adultes encore en plumage nuptial qui traversent la région en août sont à peine plus rares que les juvéniles qui les suivent en septembre.
  • 5 Bécasseaux minuscules
  • 12 Bécasseaux semipalmés – La quarantaine de petits bécasseaux passant devant le quai trop loin pour être identifiés étaient probablement aussi des Bécasseaux semipalmés.
  • 1 Labbe parasite – La première belle surprise de la matinée! Un oiseau en plumage adulte ou sub-adulte (avec les parties inférieures légèrement rayées) est passé relativement près du quai en direction ouest. Nous avons déjà observé des labbes dans la région dès la fin de juillet mais, en automne, c’est en septembre qu’ils sont les plus réguliers.
  • 16 Mouettes de Bonaparte
Mouettes de Bonaparte (Bonaparte’s Gulls – Chroicocephalus philadelphia) et
Goéland à bec cerclé (Ring-billed Gull – Larus delawarensis)
Rivière-Ouelle – 2 août 2014 © Claude Auchu
  • 600 Goélands à bec cerclé
  • 15 Sternes pierregarins – En un seul groupe.
  • 3 Pics mineurs
  • 4 Faucons émerillons – Trois oiseaux entendus à un même endroit constituaient sûrement une famille. Des émerillons semblent avoir niché à trois sites différents à Rivière-Ouelle cet été.
  • 10 Moucherolles des aulnes
  • 1 Tyran tritri
  • 2 Hirondelles rustiques
  • 3 Sittelles à poitrine rousse
  • 1 Grive fauve
  • 1 Grive à dos olive
  • 1 Moqueur chat
  • 75 Étourneaux sansonnets
  • 1 Paruline obscure
  • 1 Paruline à joues grises
  • 8 Parulines masquées
  • 1 Paruline flamboyante
  • 1 Paruline à tête cendrée
  • 3 Parulines à croupion jaune
  • 6 Bruants des prés
  • 2 Bruants de Nelson
  • 35 Bruants chanteurs
  • 8 Bruants à gorge blanche
  • 4 Roselins pourprés
  • 1 Bec-croisé des sapins – La deuxième surprise de la matinée. L’oiseau a été clairement entendu à partir du bout du quai, un autre avantage des matinées sans vent! Ce n’est pas la première fois que nous entendons des Becs-croisés des sapins à partir du quai.
  • 1 Bec-croisé bifascié – Lui aussi pourrait être considéré comme une surprise tellement l’espèce est rare depuis deux ans.
  • 21 Chardonnerets jaunes
Le ciel s’étant éclairci rapidement après les orages du milieu de la nuit, nous étions prêts dimanche matin pour une randonnée à vélo jusqu’à Saint-Roch-des-Aulnaies. Nos craintes de ne voir ni nicheurs ni migrateurs étaient certainement légitimes. Toutefois, l’abondance de nourriture en cette période de l’année nous a grandement aidé à bien garnir le calepin de Christiane. Le nombre d’individus est demeuré relativement bas durant la première moitié du parcours avant d’augmenter considérablement à l’approche du Village des Aulnaies. Il nous semble évident que l’été 2014 a été très profitable à la fois pour les plantes et pour les oiseaux.
Aucune forêt n’a été visitée durant l’excursion, les espèces forestières rencontrées se trouvaient toutes dans les zones buissonneuses.

Cette belle randonnée à Saint-Roch-des-Aulnaies s’est déroulée dimanche le 3 août entre 6 h 35 et 10 h 15 et nous aura fourni 54 espèces. En voici une partie :
  • 17 Oies des neiges
  • 2 Bernaches du Canada
  • 16 Canards colverts
Canards colverts (Mallards – Anas platyrhynchos)
Saint-Roch-des-Aulnaies – 3 août 2014 © Claude Auchu
  • 3 Fuligules milouinans
  • 10 Grands Hérons
  • 2 Busards Saint-Martin – Un mâle transportait encore de la nourriture. Les jeunes seraient donc encore dépendants des adultes?!?
  • 1 Pluvier kildir
  • 5 Chevaliers grivelés
  • 9 Bécasseaux minuscules
  • 6 Colibris à gorge rubis
  • 6 Pics mineurs – Il me semble que les Pics mineurs sont communs ces temps-ci!
  • 1 Pic flamboyant
  • 24 Moucherolles des aulnes – Leur nom le confirme, il ne faut pas se surprendre de voir et d’entendre autant de Moucherolles des aulnes à Saint-Roch-des-Aulnaies!
  • 1 Moucherolle phébi
  • 5 Grands Corbeaux – Un jeune corbeau était posé sur le toit d’une maison construite au sommet d’une petite falaise. Si les cris des jeunes corneilles quémendant de la nourritures peuvent parfois être agaçants, imaginez ce que doivent être ceux d’une famille de corbeaux!
  • 1 Hirondelle bicolore
  • 1 Hirondelle à front blanc
  • 4 Hirondelles rustiques
  • 14 Mésanges à tête noire
  • 1 Sittelle à poitrine rousse
  • 2 Grives fauves
  • 12 Moqueurs chats – L’an dernier, le 21 septembre, nous avions compté 14 moqueurs le long du même trajet. Dimanche, il était souvent possible de différencier les adultes des immatures simplement à voir l’usure de leur plumage; les adultes paraissaient gris alors que les immatures étaient pratiquement noirs.
  • 40 Jaseurs d’Amérique
  • 2 Parulines obscures
  • 43 Parulines masquées
  • 2 Parulines flamboyantes
  • 13 Parulines jaunes
  • 1 Paruline à flancs marron
  • 1 Paruline à croupion jaune
  • 5 Bruants des prés
  • 2 Bruants de Nelson
  • 97 Bruants chanteurs – Oui, c’est vrai, il y en avait beaucoup!
  • 4 Bruants des marais
  • 12 Bruants à gorge blanche
  • 1 Piranga écarlate – Nous ne l’espérions même plus cette année! Le piranga est maintenant très rare dans la région et, bien entendu, c’est surtout durant la migration printanière et durant la période de nidification que les chances de le rencontrer sont les plus élevées. En automne, le discret plumage vert-jaunâtre et le comportement traditionnellement furtif de l’oiseau n’aident en rien les observateurs à le repérer. L’individu observé dimanche était un jeune mâle.
  • 1 Goglu des prés
  • 41 Roselins pourprés
  • 40 Chardonnerets jaunes
En nous rendant ou en revenant de Saint-Roch, nous avons aussi compté les oiseaux présents sur le territoire de La Pocatière. Tôt le matin, nous avons remarqué que plusieurs des oiseaux cherchaient à faire sécher leur plumage détrempé par les orages de la nuit précédente. Christiane m’a d’ailleurs dit : « Ça va prendre un oiseau vraiment rare pour me décider à aller marcher dans les hautes herbes!!! ».

Voici certaines des espèces vues à La Pocatière :
  • 2 Chevaliers solitaires
  • 2 Crécerelles d’Amérique
  • 48 Bruants chanteurs – Nous avons donc compté un total de 145 individus durant la journée!!!
  • 1 Goglu des prés
Goglu des prés (Bobolink – Dolychonyx oryzivorus)
La Pocatière – 3 août 2014 © Claude Auchu
  • 200 Carouges à épaulettes – Des carouges détrempés venaient tout juste de sortir des massifs de roseaux où ils avaient passé la nuit. Quelques dizaines étaient perchés côte à côte sur un fil électrique, faisant plutôt penser à des étourneaux. D’autres semblaient se nourrir directement sur la piste cyclable, une surface sûrement plus sèche que les champs et les battures.
Avec le début de l’automne ornithologique, les choses devraient se bousculer sous peu. Pour la nouvelle saison, nous avons bien des espèces possibles en tête, certaines réalistes mais d’autres frisant le fantasme ornithologique extrême!!! Ouvrons l’œil, on verra bien…

mardi 29 juillet 2014

Faucons émerillons, Moqueur roux et framboises!

La semaine dernière, je mentionnais que la fin de juillet a toujours été ornithologiquement très tranquille pour moi. Cette semaine, sans rareté comme le bec-en-ciseaux pour pimenter nos sorties, le naturel a rapidement repris sa place. Les conditions météorologiques n’ont pas été faciles non plus avec beaucoup de vent samedi et des averses parfois fortes dimanche. Malgré tout, j’ai été incapable de demeurer à l’intérieur et mes sorties, bien que moins fructueuses que je ne l’aurais souhaitées, ont bel et bien eu lieu.

Samedi, ayant entendu le fort vent du sud-ouest siffler durant la nuit, Christiane a décidé de me laisser aller seul observer les oiseaux. Elle m’a cependant bien averti : « Tu es mieux de ne rien voir! ». Ce curieux avertissement vient du fait qu’à quelques reprises, j’ai profité d’excursion en solitaire pour trouver des oiseaux vraiment dignes d’intérêt. Durant les sept ans où nous avons habité aux Escoumins, je me souviens avoir ainsi dénicher des raretés telles un Gobemoucheron gris-bleu (à deux reprises), un Chevelier semipalmé et même deux Mouettes blanches! Depuis que nous sommes à La Pocatière, c’est une Barge marbrée, une Hirondelle noire, un Troglodyte de Caroline et un Bruant sauterelle que j’ai trouvés après que Christiane ait décidé de demeurer à la maison. Elle a réussi à voir certains de ces oiseaux plus tard dans la journée ou encore le lendemain, mais me savoir seul sur le terrain la rend toujours un peu nerveuse…!
Elle a pu dormir tranquille samedi matin puisque, aux prises avec le furieux vent du sud-ouest qui ne me laissait que peu d’abri, j’ai parcouru nos sites habituels à la vitesse de l’éclair. Il y avait en effet bien peu d’oiseaux pour me tenir occupé. Le fleuve avait pris sa teinte grise typique des journées « plates » et le feuillage s’agitait bruyamment dans les arbres en laissant les passereaux hors d’atteinte.

Samedi le 26 juillet, ma petite sortie à Rivière-Ouelle ne m’aura fourni que 41 espèces entre 4 h 55 et 10 h 10. Les voici :
  • 8 Oies des neiges
  • 9 Canards noirs
  • 20 Canards colverts – Sauf pour quelques familles, les canards sont présentement très discrets dans la région. On peut deviner qu’ils sont en mue, cachés dans les sections les plus secrètes des marais.
  • 2 Sarcelles d’hiver
  • 26 Eiders à duvet
  • 3 Macreuses à front blanc
  • 7 Plongeons catmarins – Où sont donc les 123 catmarins comptés la semaine dernière sous une température pourtant très semblable, mais moins venteuse?
  • 1 Grèbe jougris – Mon premier de l’automne. Depuis quelques années, ce grèbe a pris l’habitude d’arriver dans la région dès la fin de juillet, soit deux semaines plus tôt qu’il y a 10 ans.
  • 6 Cormorans à aigrettes
  • 5 Grands Hérons
  • 5 Petits Pingouins
  • 350 Goélands à bec cerclé
  • 5 Goélands argentés
  • 7 Goélands marins
  • 7 Pigeons bisets
  • 4 Tourterelles tristes – Les vents du sud-ouest étaient assez puissants pour que les tourterelles se tiennent à l’horizontal sur les fils.
  • 4 Faucons émerillons – En plus d’un adulte croisé à un autre site, j’ai rencontré trois immatures posés côte-à-côte sur un fil électrique en bordure du fleuve. Par expérience, je sais que les adultes ne se posent que rarement, sinon jamais, sur des perchoirs artificiels.
Faucons émerillons – Merlins – Falco colombarius
 Rivière-Ouelle – 26 juillet 2014 © Claude Auchu
 
Faucon émerillon – Merlin – Falco colombarius
Les dessous roussâtres sont caractéristiques des immatures.
Rivière-Ouelle – 26 juillet 2014 © Claude Auchu
  • 1 Moucherolle des aulnes
  • 3 Viréos aux yeux rouges
  • 1 Geai bleu
  • 55 Corneilles d’Amérique
  • 3 Grands Corbeaux
  • 2 Hirondelles rustiques
  • 2 Mésanges à tête noire
  • 1 Roitelet à couronne dorée
  • 4 Grives à dos olive
  • 12 Merles d’Amérique
  • 1 Moqueur chat
  • 1 Moqueur roux – J’ai appris samedi matin qu’un couple de Moqueurs roux niche bien caché dans des rosiers à seulement 500 mètres du quai. Christiane et moi sommes pourtant passés à cet endroit à maintes reprises, mais sans les voir! En sachant où chercher, j’ai finalement pu entrevoir un des oiseaux.
  • 80 Étourneaux sansonnets
  • 5 Jaseurs d’Amérique
  • 3 Parulines masquées
  • 1 Paruline à gorge noire
  • 3 Bruants familiers
  • 2 Bruants des prés
  • 18 Bruants chanteurs
  • 3 Bruants à gorge blanche
  • 16 Carouges à épaulettes
  • 2 Quiscales bronzés
  • 8 Chardonnerets jaunes
  • 1 Moineau domestique
Après un samedi de vent et même de pluie, je ne m’attendais vraiment pas à mieux pour dimanche. Au lever dimanche matin, surprise!, le temps est sec et le vent est faible!!! Alors, on déjeune en vitesse et nous voilà à l’extérieur avant que la pluie annoncée n’atteigne la région. Une bonne partie de la promenade s’est déroulée dans une zone buissonneuse où les nombreux petits passereaux semblaient aussi fébriles que nous face au beau temps. Nous n’avons réussi à identifier qu’une faible proportion des oiseaux présents qui se poursuivaient sans cesse, traversant la route devant nous pour ensuite pénétrer profondément dans la forêt. L’excursion s’est terminée par une visite rapide en bordure du fleuve Saint-Laurent.
Je ne peux cacher que l’abondance de délicieuses framboises a régulièrement ralenti le rythme de nos déplacements. Pour le temps que ça dure, autant profiter pleinement de ce fabuleux petit fruit!

Nous avons passé près de quatre heures (6 h 10 à 10 h 00) sur le terrain dimanche le 27 juillet, pour une récolte de 54 espèces. En voici quelques-unes :
  • 11 Grands Hérons
  • 4 Busards Saint-Martin – Ces quatre busards volaient ensemble sur les battures du fleuve, il s’agissait sûrement d’une famille.
  • 2 Colibris à gorge rubis – Un mâle poursuivant un autre colibri a effectué une longue courbe devant nous avant de venir nous frôler. Durant tout ce temps et malgré le temps nuageux à ce moment, sa gorge déployée est demeurée d’un rouge framboise (!) bien visible. Les oiseaux ont le pouvoir de contrôler les reflets de leur plumage d’une façon incompréhensible! Les colibris nous ont semblé inhabituellement rares dans la région cet été, espérons que la saison de reproduction aura été pour eux une réussite.
  • 1 Pic maculé
  • 2 Pics mineurs
  • 3 Pics flamboyants
  • 1 Moucherolle à ventre jaune – Un oiseau chantait encore dans le seul site de nidification connu de l’espèce à La Pocatière.
  • 7 Moucherolles des aulnes
  • 1 Viréo à tête bleue
  • 14 Viréos aux yeux rouges
  • 1 Hirondelle bicolore – L’été n’est pas encore terminé que l’espèce a déjà pratiquement disparu de la région!
  • 9 Hirondelles rustiques
  • 1 Troglodyte des forêts
  • 1 Roitelet à couronne dorée
  • 1 Roitelet à couronne rubis
  • 3 Grives fauves
  • 3 Grives solitaires
  • 30 Merles d’Amérique
  • 2 Parulines noir et blanc
  • 2 Parulines obscures
  • 4 Parulines à joues grises
  • 11 Parulines masquées
  • 6 Parulines à tête cendrée
  • 4 Parulines jaunes
  • 6 Parulines à flancs marron – Un mâle nourrissait deux juvéniles bien emplumés.
Paruline à flancs marron – Chestnut-sided Warbler – Setophaga pensylvanica
La Pocatière – 27 juillet 2014 © Claude Auchu
  • 2 Parulines à gorge noire
  • 12 Bruants des prés
  • 5 Bruants de Nelson
Bruant de Nelson – Nelson’s Sparrow – Ammodramus nelsoni
La Pocatière – 27 juillet 2014 © Claude Auchu
  • 22 Bruants chanteurs
  • 4 Bruants des marais
  • 15 Bruants à gorge blanche
  • 3 Cardinaux à poitrine rose
  • 60 Carouges à épaulettes
  • 4 Roselins pourprés
  • 1 Tarin des pins – Ce n’est que ma septième mention et mon septième individu en 2014!!! J’ai vraiment hâte que nos fringillidés reviennent dans la région, les forêts sont tellement vides sans eux!
  • 15 Chardonnerets jaunes
Période tranquille, mais tout n’est pas mort dans la région. Plus tôt durant la semaine, nous avons eu le plaisir de rencontrer deux Martinets ramoneurs tout près de la maison. Ces oiseaux sont maintenant insaisissables, se montrant parfois deux ou trois jours de suite avant de devenir invisibles pour quelques semaines. Nous n’avions pas vu de martinets à La Pocatière depuis le 25 juin! Également, pour la troisième fois en deux semaines, nous avons vu jeudi le 24 juillet un énorme Épervier de Cooper, sûrement une femelle, attaquer les Pigeons bisets près de notre lieu de travail. Cette fois, le rapace a même poursuivi un pigeon jusque dans un hangar ouvert sur un côté. Il était possible de les voir se déplacer entre les poutres et sous la machinerie agricole. L’épervier est ressorti bredouille une trentaine de secondes plus tard! Le pigeon a sûrement été bien chanceux!